Ouverture de l'orang-outang

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abcdefgh
8
Chessboard480.svg
Tour noire sur case blanche a8
Cavalier noir sur case noire b8
Fou noir sur case blanche c8
Reine noire sur case noire d8
Roi noir sur case blanche e8
Fou noir sur case noire f8
Cavalier noir sur case blanche g8
Tour noire sur case noire h8
Pion noir sur case noire a7
Pion noir sur case blanche b7
Pion noir sur case noire c7
Pion noir sur case blanche d7
Pion noir sur case noire e7
Pion noir sur case blanche f7
Pion noir sur case noire g7
Pion noir sur case blanche h7
Pion blanc sur case noire b4
Pion blanc sur case blanche a2
Pion blanc sur case blanche c2
Pion blanc sur case noire d2
Pion blanc sur case blanche e2
Pion blanc sur case noire f2
Pion blanc sur case blanche g2
Pion blanc sur case noire h2
Tour blanche sur case noire a1
Cavalier blanc sur case blanche b1
Fou blanc sur case noire c1
Reine blanche sur case blanche d1
Roi blanc sur case noire e1
Fou blanc sur case blanche f1
Cavalier blanc sur case noire g1
Tour blanche sur case blanche h1
8
77
66
55
44
33
22
11
abcdefgh
Le début Sokolski ou ouverture de l'orang-outang : 1.b4

Au jeu d'échecs, l'ouverture de l'orang-outang ou ouverture Sokolski[1], ou encore ouverture polonaise, est caractérisé par le premier coup 1. b4.

L'ouverture de l'orang-outang est une ouverture rare. Selon ChessBase, le coup 1. b4 est le neuvième coup le plus populaire. Elle est classée sous le code A00 dans l'Encyclopédie des ouvertures d'échecs (ECO).

Historique[modifier | modifier le code]

Xavier Tartakover, joueur français d'origine polonaise, joua ce coup pour la première fois à haut niveau au Tournoi de New York en 1924 et appela ainsi le début à la suite d'une visite au zoo du Bronx[1].

L'ouverture n'a jamais été populaire à haut niveau, bien que quelques forts joueurs l'aient employée occasionnellement (par exemple Richard Réti contre Abraham Speijer à Scheveningue en 1923[2] et Boris Spassky contre Vasily Smyslov en 1960[3]).

Le joueur soviétique Alekseï Sokolski écrivit un livre sur cette ouverture qu'il jouait fréquemment (Дебют 1 b2-b4, 1961).

Réponses possibles des Noirs[modifier | modifier le code]

Sur cette poussée du pion, les Noirs peuvent répondre :

  • 1... d5 qui peut être suivi par 2.Fb2 e6 3.e3 Cf6 4.b5 c5 et les noirs poursuivront leur développement par Fe7, 0-0, b6 avec un fou en fianchetto en b7 et Cbd7[4].
  • 1... e5 qui peut mener à 2.Fb2 Fxb4 3.Fxe5 Cf6 4.Cf3 d5 5.e3 Fd6 6.Fb2 c5 =[4]
  • 1... f5
  • 1... Cf6
  • 1... c6

plus rarement :

  • 1... a5
  • 1... c5
  • 1... e6

Partie annotée[modifier | modifier le code]

Teichmann,E (2326)-Gluzman,M (2403), Melbourne, 2002[5].

1.b4 e5 2.Fb2 Fxb4 3.Fxe5 Cf6 4.c4 0-0 5.e3 d5 6.Cf3 c5 7.cxd5 Cxd5 8.Fe2 Cc6 9.Fb2 Ff5 10.0-0 Te8 11.d4 De7 12.a3 Fa5 13.dxc5 Tad8 14.Db3 Dxc5 15.Cd4 Cxe3! 16.fxe3 Cxd4?! 17.exd4 Txd4 18.Db5 Td5+ 19.Dxc5 Txc5 20.Ff3?! 20 Tc2 21.Fd4 Fd3 22.Td1 Fe2 23.Fxe2 Texe2 24.Rh1 Txg2 25.Fe5 f6 26.Fg3 b5 27.a4 b4 28.Td5 Fb6 29.Td1 Fc5 30.a5 a6 31.Ff4 Tgf2 32.Fd2 f5 33.Ta4 Tb2 34.Tc1 h6 0-1

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Nicolas Giffard et Alain Biénabe, Le Nouveau Guide des échecs. Traité complet, Paris, Robert Laffont, coll. « Bouquins », , 1710 p. (ISBN 978-2-221-11013-3), p. 327
  2. Réti-Speyer 1923
  3. Spassky-Smyslov 1960
  4. a et b Gábor Kállai, Traité moderne des ouvertures, vol. 2, Caissa Chess Books, , 180 p., p. 155
  5. « Combattre l'ouverture Sokolsky 1.b4 e5! », sur www.mjae.com (consulté le 30 mars 2018)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]