Variante Tartakover

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abcdefgh
8
Chessboard480.svg
Tour noire sur case blanche a8
Cavalier noir sur case noire b8
Fou noir sur case blanche c8
Reine noire sur case noire d8
Tour noire sur case noire f8
Roi noir sur case blanche g8
Pion noir sur case noire a7
Pion noir sur case noire c7
Fou noir sur case noire e7
Pion noir sur case blanche f7
Pion noir sur case noire g7
Pion noir sur case noire b6
Pion noir sur case blanche e6
Cavalier noir sur case noire f6
Pion noir sur case noire h6
Pion noir sur case blanche d5
Pion blanc sur case blanche c4
Pion blanc sur case noire d4
Fou blanc sur case noire h4
Cavalier blanc sur case noire c3
Pion blanc sur case noire e3
Cavalier blanc sur case blanche f3
Pion blanc sur case blanche a2
Pion blanc sur case noire b2
Pion blanc sur case noire f2
Pion blanc sur case blanche g2
Pion blanc sur case noire h2
Tour blanche sur case noire a1
Reine blanche sur case blanche d1
Roi blanc sur case noire e1
Fou blanc sur case blanche f1
Tour blanche sur case blanche h1
8
77
66
55
44
33
22
11
abcdefgh
Ligne principale de la variante Tartakower après 7...b6

La variante Tartakower est une variante du gambit dame qui a été créée par le joueur d'échecs Xavier Tartakover. Il l'a utilisée pour la première fois contre José Raul Capablanca (qui était alors champion du monde) lors du tournoi international de Londres de 1922. Dans les années 1930 et 1940, cette ouverture a été analysée par les joueurs soviétiques Igor Bondarevski et Vladimir Makogonov, ce qui fait qu'on l'appelle parfois variante Tartakover-Makogonov-Bondarevski. Cette ligne a depuis été utilisée par pratiquement tous les Champions du Monde, et souvent avec les deux couleurs (voir parties d'exemples). Pour les Noirs, la variante Tartakower constitue une des meilleures façons d'activer le fou de cases blanches, qui est traditionnellement enfermé derrière la chaîne de pions dans les autres variantes du gambit dame refusé.


La ligne principale s'obtient après les coups 1.d4 d5 2.c4 e6 3.Cc3 Cf6 4.Fg5 Fe7 5.e3 0-0 6.Cf3 h6 7. Fh4 b6 (voir diagramme). L'ordre des coups peut varier, ce qu'on appelle une transposition. Il existe également des variantes où les Blancs jouent précocement Ta1-c1, soit en conjonction avec Cg1-f3, soit en conjonction avec e2-e3, soit en conjonction avec les deux.

Après le coup 7...b6 de la ligne principale, les variantes suivantes peuvent survenir par ordre décroissant de popularité (les pourcentages sont arrondis[1]):

  • 8. cxd5 (30 % des cas)
    • 8...Cxd5 9. Fxe7 Dxe7 (20 % des cas)
      • 10. Cxd5 exd5 (15 % des cas)
      • 10. Tc1 (5 % des cas)
    • 8...exd5 (10 % des cas)
  • 8. Fd3 (20 % des cas)
  • 8. Tc1 Fb7 (20 % des cas)
    • 9. Fxf6 (7 % des cas)
    • 9. cxd5 (7 % des cas)
    • 9. Fe2 (3 % des cas)
    • 9. Fd3 (3 % des cas)
  • 8. Fe2 (15 % des cas)
  • 8. Db3 (5 % des cas)
  • 8. Fxf6 (5 % des cas)
  • 8. Dc2 (5 % des cas)

Pour éviter la variante Tartakover, les Blancs peuvent jouer la variante anti-Tartakover Fg5xCf6, renonçant à la paire de fous.

Exemples de parties[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • James Rizzitano, Franck Lohéac-Ammoun, Le Gambit Dame Refusé expliqué, Olibris, 2008
  • (en) Jerzy Konikowski, Queen's Gambit, Tartakower system, Chess Enterprises, Inc., Coraopolis (Pennsylvanie), 1983
  • (en) Matthew Sadler, Queen's Gambit Declined, Everyman Chess, 2000
  • (en) Neil McDonald, Starting Out: Queen's Gambit Declined, Everyman Chess, 2006

Notes[modifier | modifier le code]