Contre-gambit Albin

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abcdefgh
8
Chessboard480.svg
Tour noire sur case blanche a8
Cavalier noir sur case noire b8
Fou noir sur case blanche c8
Reine noire sur case noire d8
Roi noir sur case blanche e8
Fou noir sur case noire f8
Cavalier noir sur case blanche g8
Tour noire sur case noire h8
Pion noir sur case noire a7
Pion noir sur case blanche b7
Pion noir sur case noire c7
Pion noir sur case blanche f7
Pion noir sur case noire g7
Pion noir sur case blanche h7
Pion noir sur case blanche d5
Pion noir sur case noire e5
Pion blanc sur case blanche c4
Pion blanc sur case noire d4
Pion blanc sur case blanche a2
Pion blanc sur case noire b2
Pion blanc sur case blanche e2
Pion blanc sur case noire f2
Pion blanc sur case blanche g2
Pion blanc sur case noire h2
Tour blanche sur case noire a1
Cavalier blanc sur case blanche b1
Fou blanc sur case noire c1
Reine blanche sur case blanche d1
Roi blanc sur case noire e1
Fou blanc sur case blanche f1
Cavalier blanc sur case noire g1
Tour blanche sur case blanche h1
8
77
66
55
44
33
22
11
abcdefgh

Le contre-gambit Albin est une ouverture du jeu d'échecs : un gambit noir en réponse au Gambit Dame blanc.

Le contre-gambit Albin s'obtient après les coups : 1. d4 d5 2. c4 e5.

Dans le classement ECO, elle est désignée par les codes D08 et D09 : son traitement n'occupe qu'une seule page de l'Encyclopédie des ouvertures d'échecs, ce qui illustre bien son manque de popularité à haut niveau. Habituellement considérée comme risquée, voire inférieure pour les noirs, elle a cependant retrouvé récemment une certaine faveur après avoir été adoptée par le grand maître international Aleksandr Morozevitch.

Historique[modifier | modifier le code]

Le contre-gambit Albin a été lancé par le joueur roumain Adolf Albin en 1893 à New York contre le futur champion du monde Emanuel Lasker, puis en 1896, contre Mikhail Tchigorine à Nuremberg. Il connut un grand succès au tournoi de Munich en 1900 et fut adopté par les grands attaquants de l'époque : Frank Marshall, Jacques Mieses et Xavier Tartakover. Sa vogue s'éteignit avec la Première Guerre mondiale. Il fut cependant encore sporadiquement utilisé par la suite. En revanche, certains adeptes l'utilisent assez volontiers dans la compétition par correspondance.

Depuis 2004, Aleksandr Morozevitch a relancé le débat au sujet du contre-gambit en y apportant des idées nouvelles et en jouant celui-ci, avec des résultats très positifs, contre certains des meilleurs joueurs du monde.

Variantes[modifier | modifier le code]

Contre-gambit Albin accepté[modifier | modifier le code]

3. dxe5 (le contre-gambit est très rarement refusé)

3... d4, et maintenant :

  • 4. e4 : variante de Munich ou variante Spassky ;
  • 4. Cf3 Cc6 (ligne principale)
    • 5. Cbd2 : variante Alapine ;
    • 5. a3 : variante Lasker, suivi de 5... Fg4 ou 5... Cge7;
    • 5. g3 : variante Tchigorine ; réponse la plus populaire, qui peut se continuer par exemple par :
      • 5... Fe6 6. Cbd2 Dd7 7. Fg2 0-0-0 8. 0-0 h5 (ou 8... Fh3). On peut comparer cette variante à l'attaque yougoslave.
      • 5... Cge7 6. Fg2 Cg6 7. Fg5 Dd7 ;
  • 4. e3 ? Fb4+ 5.Fd2 (5.Cd2 est meilleur) dxe3 6.Fxb4 ? (6.fxe3 est meilleur) exf2+ 7.Re2 fxg1=C+ 8.Re1 Dh4 et les noirs sont mieux (voir piège de Lasker).

Contre-gambit Albin refusé[modifier | modifier le code]

Les blancs peuvent refuser le contre-gambit par 3. e3, après quoi 3. ... exd4 4. exd4 est communément joué et transpose dans une sous-variante de la défense française variante d'échange usuellement obtenue après 1. e4 e6 2. d4 d5 3. exd5 exd5 4. c4.

Sources[modifier | modifier le code]

  • John Shaw, Le Gambit Dame : Initiation, éd. Bornemann, 2006, (ISBN 978-2-85182-674-9).
  • (en) Luc Henris, The Complete Albin Counter-Gambit, Jean-Louis Marchand Editions, Bruxelles, 2013.