Défense Bogo-indienne

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

La défense Bogo-indienne est un ouverture aux échecs, appartenant à la catégorie des défenses indiennes (code ECO E11), cette ouverture tire son nom du joueur d'échecs russe puis allemand Efim Bogoljubov (1889-1952). Elle s'obtient après les coups 1.d4 Cf6 2.c4 e6 3.Cf3 Fb4+.

a b c d e f g h
8
Chessboard480.svg
Tour noire sur case blanche a8
Cavalier noir sur case noire b8
Fou noir sur case blanche c8
Reine noire sur case noire d8
Roi noir sur case blanche e8
Tour noire sur case noire h8
Pion noir sur case noire a7
Pion noir sur case blanche b7
Pion noir sur case noire c7
Pion noir sur case blanche d7
Pion noir sur case blanche f7
Pion noir sur case noire g7
Pion noir sur case blanche h7
Pion noir sur case blanche e6
Cavalier noir sur case noire f6
Fou noir sur case noire b4
Pion blanc sur case blanche c4
Pion blanc sur case noire d4
Cavalier blanc sur case blanche f3
Pion blanc sur case blanche a2
Pion blanc sur case noire b2
Pion blanc sur case blanche e2
Pion blanc sur case noire f2
Pion blanc sur case blanche g2
Pion blanc sur case noire h2
Tour blanche sur case noire a1
Cavalier blanc sur case blanche b1
Fou blanc sur case noire c1
Reine blanche sur case blanche d1
Roi blanc sur case noire e1
Fou blanc sur case blanche f1
Tour blanche sur case blanche h1
8
7 7
6 6
5 5
4 4
3 3
2 2
1 1
a b c d e f g h

Cette ouverture n’est pas aussi populaire que l’Ouest-Indienne, mais on la voit occasionnellement à tous les niveaux de jeu. On peut noter que la Bogo-Indienne est une bonne arme de nulle. Notons également que le piège de Monticelli découle de cette ouverture :

1. d4 Cf6 2. c4 e6 3. Cf3 Fb4+ 4. Fd2 Fxd2+ 5. Dxd2 b6 6. g3 Fb7 7. Fg2 O-O 8. Cc3 Ce4 9. Dc2 Cxc3 10. Cg5!

Variantes[modifier | modifier le code]

Les blancs disposent de cinq coups légaux pour parer à l’échec, mais seuls trois d’entre eux sont considérés viables. L’interposition du cavalier, par 4. Cfd2, est faible, car elle perd du temps et amène un cavalier bien placé sur une position passive. L’interposition de la reine, par 4. Dd2??, est une erreur évidente, qui perd du matériel.

  • 4. Fd2 est la plus évidente; voilà le fou en b4 menacé, et les noirs doivent décider que faire.
    • 4...Fxd2+ le plus simple l’échange du fou, mais il ne s’agit pas là d’une ligne très populaire.
    • 4...De7 défend le fou et remet la décision à plus tard et est plus usuel (avec 5.g3 on obtient la variante Nimzovitch)
    • 4...a5 tentée par David Bronstein, s’empare d’un peu plus d’espace sur l’aile-dame, au prix de quelques faiblesses structurelles.
    • 4...c5 constitue une ligne plus moderne; après 5.Fxb4 cxb4, les noirs ont des pions doublés, et un pion a été excentré, mais le pion en b4 peut s’avérer également ennuyeux pour les blancs puisqu'il empêche le cavalier de se positionner en c3.
    • 4...Fe7 le fou bat en retraite et il n’est pas très grave de perdre un temps dans cette situation étant donné que le développement du fou adverse en d2 n’est pas des plus actifs. (ligne Kasparov 1.d4 Cf6 2.c4 e6 3.Cf3 Fb4+ 4.Fd2 Fe7 5.g3 d5 6.Fg2 O-O 7.O-O c6)
  • 4. Cbd2 (variante Grünfeld) : alternative ayant pour objectif d’obtenir le fou en échange du cavalier, ou de forcer le fou noir à se replier. Le désavantage de cette option est que le cavalier se voit développé sur une case où il bloque le fou ; de plus, d2 est une case moins active que c3.
  • 4. Cc3 permet la transposition dans la variante Kasparov de la Nimzo-Indienne.