Augustus Saint-Gaudens
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| Décès |
(à 59 ans) Cornish (New Hampshire) |
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| Fratrie |
Louis Saint-Gaudens (en) |
| Conjoint |
Augusta Saint-Gaudens (d) |
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Homer Saint-Gaudens (en) |
| Membre de | |
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| Maître | |
| Élève |
Augustus Saint-Gaudens, né à Dublin le et mort à Cornish dans l'État du New Hampshire le , est un sculpteur et médailleur américain d'origine franco-irlandaise.
Biographie
[modifier | modifier le code]Jeunesse et formation
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Augustus Saint-Gaudens est d’origine française par son père, Bernard Paul Ernest Saint-Gaudens, qui était cordonnier à Aspet tandis que sa mère, Mary McGuiness, était irlandaise. La famille Saint-Gaudens part pour les États-Unis, arrivée à Boston dans le Massachusetts, elle décide de s'installer à New-York, Augustus Saint-Gaudens est âgé de 6 mois[1],[2],
Apprentissage
[modifier | modifier le code]Il devient apprenti chez Louis Avet, un graveur de camées, en prenant des cours d’art auprès de Daniel Huntington et d'Emanuel Leutze à la Cooper Union. Il quitte Avet pour être employé par Jules LeBrethon, lui aussi graveur de camées. Parallèlement, il suit des cours de dessin, le soir à la National Academy of Design[1],[2].
Il se souviendra de son origine française en nommant sa maison du New Hampshire Aspet[1].
L'école des Beaux Arts
[modifier | modifier le code]En 1867, son premier apprentissage terminé, son père lui propose de se rendre à l'Exposition universelle de 1867 qui se tient à Paris, ville qui est considérée à l'époque comme capitale des arts. Il en profite pour s'inscrire à l'école des Beaux-arts de Paris où il suit les cours de François Jouffroy[1],[2].
Premières commandes
[modifier | modifier le code]En 1870, en pleine guerre franco-allemande, il quitte Paris pour Rome afin de se mettre à l'abri du conflit. Arrivé à Rome, il y étudie l’art et l’architecture[1].

Là, il travaille sur ses premières commandes Hiawatha en 1872, sa première commande importante est Silence en 1874 pour une loge maçonnique de New York[1].
Il y rencontre une étudiante américaine de l’art, Augusta Fisher Homer, c'est le début de leur amour[1].
Carrière
[modifier | modifier le code]En 1875, peu de temps après la mort de sa mère, Augustus Saint-Gaudens part pour New York, il cherche du travail, grâce aux recommandations de John Quincy Adams Ward il est engagé pour réaliser une statue pour célébrer la mémoire de David Farragut, premier amiral de l'US Navy. Le contrat est signé en 1877, ce qui lui permet de pouvoir épouser Augusta Fisher Homer, la cérémonie est célébrée le , le couple part pour paris[1].
L'amiral Farragut
[modifier | modifier le code]En 1878, les architectes Stanford White et Charles Follen McKim lui rendent visite afin d'échanger sur la possibilité d'installer un mémorial à l'amiral Farragut à Paris[1],[2].
En 1880, il présente une statue de plâtre de la Statue of David Farragut (New York City) (en) à une exposition avec des médaillons réalisés par ses amis William Gedney Bunce, George W. Maynard (en), Francis Davis Millet et William Lamb Picknell[2],[1].
Le monument est inauguré au Madison Square Park de New York le .. Le socle de la statue est de Stanford White. Le monument est placé sur le côté ouest face à la Cinquième Avenue. Au début du XXème siècle, le monument est déplacé au nord du Madison Square Park et sur un nouveau piédestal de granit qui est maintenant exposé au Saint-Gaudens National Historical Park[2],[1].
À la gloire des héros de la guerre de Sécession,
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À la suite de ce monument Augustus Saint-Gaudens reçoit des nouvelles commandes pour réaliser des monuments à la gloire des héros de la guerre de Sécession, comme le Lincoln Monument (1887) érigé dans le Lincoln Park de Chicago et le Monument au général Logan (en) (1897) sur l'avenue Michigan à Chicago, le Robert Gould Shaw Memorial de Boston (1897), et enfin la statue équestre le William Tecumseh Sherman (Saint-Gaudens) (en) achevée en 1902 et inaugurée en mai 1903 sur le carrefour de la Cinquième Avenue et de la 59e Rue de New York, lors du Memorial Day avec la collaboration de Charles Follen McKim commande émanant de la Chamber of Commerce of the State of New York (en)[1],[2].
Le discours d'inauguration de la statue équestre du général Sherman est prononcé par Joseph H. Choate Jr. (en) et fait l'objet d'un article élogieux du New-York Tribune, disant que cette statue n'a rien à envier aux illustres statues équestres de tous les temps[2],[1].
Chester W. Chapin, président de la Boston and Albany Railroad (en), commande à Augustus Saint-Gaudens une statue titrée The Puritan (statue) (en) en mémoire de son ancêtre le diacre Samuel Chapin (en), l'un des fondateurs de la ville de Springfield[1].
Nouvelles commandes
[modifier | modifier le code]En 1892-1894, il achève Diana (Saint-Gaudens) (en) une œuvre commandée par Stanford White, la seconde version est installée au sommet de la tour du Madison Square Garden. Statue dont la nudité scandalise les ligues de puritains, Le modèle est Davida J. Clark, maîtresse d'Augustus Saint-Gaudens[1].
Un descendant de l'historien Henry Adams lui commande la réalisation d'un mémorial, le Adams Memorial (Saint-Gaudens) (en) au Rock Creek Cemetery (en) de Washington, pour honorer la mémoire de Marian Hooper Adams, l'épouse de Henry Adams[1].
L'Art Students League of New York
[modifier | modifier le code]Riche de son expérience européenne Augustus Saint-Gaudens enseigne à Art Students League of New York[1].
Le maitre du bas relief
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Il devient également le premier américain à maitriser les portraits en bas-relief, ainsi quand de 1887 à 1888, il sculpte le buste de Sherman, en même temps il réalise un portrait de Robert Louis Stevenson en bas relief[1].
Fin de vie
[modifier | modifier le code]En 1900, les médecins lui annoncent qu'il souffre d'un cancer, il quitte la France pour retourner aux États-Unis. Malgré la maladie, Augustus Saint-Gaudens continue son travail de sculpteur et de médailleur, durant sa fin de vie, il a le soutien du président Theodore Roosevelt[1].
Honneurs et distinctions
[modifier | modifier le code]Membre de l'International Society of Sculptors, Painters and Gravers[3],
Il est l’un des sept membres fondateurs de l’Académie américaine des arts et des lettres à sa fondation en 1904[4].
Il est membre des Tilers, un groupe d’artistes et d’écrivains new-yorkais de premier plan, auquel appartenaient également Winslow Homer et William Merritt Chase. Il est également membre du Salmagundi Club new-yorkais.
Il dessine la pièce d'or de 20 dollars, dite Saint-Gaudens Double Eagle, en 1905-1907.
- Œuvres d'Augustus Saint-Gaudens
-
Mrs. Stanford White (1888), New York, Metropolitan Museum of Art.
-
Robert Gould Shaw Memorial (1897), Boston.
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Louise Adele Gould (1904), New York, Metropolitan Museum of Art.
- Saint-Gaudens Double Eagle (1933)
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Face aux deux aigles.
-
Face de la liberté.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- (en-US) John Arthur Garraty (dir.), Mark C. Carnes (dir.) et Lois Goldreich Marcus (rédactrice), American National Biography, vol. 19 : Rousseau - Simmons, New York, Oxford University Press, , 968 p. (ISBN 9780195127980, lire en ligne), p. 198-201
- (en-US) David McCullough, « An American Sculptor's Adventures in Paris », American Heritage, vol. 61, no 2, (lire en ligne)
- ↑ (en) « The International Society of Sculptors, Painters and Gravers », sur université de Glasgow (consulté le ).
- ↑ (en) The History of the Academy > The Academy sur le site de l’Académie américaine des arts et des lettres.
Pour en savoir plus
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]Essais et biographies
[modifier | modifier le code]- (en-US) Cortissoz Royal, Augustus Saint-Gaudens, Boston, Massachusetts, Houghton, Mifflin and Company, , 56 p. (OCLC 36759615, lire en ligne),
- (en-US) C. Lewis Hind, Works of Charles Lewis Hind, New York, International Studio : J. Lane (réimpr. 2013) (1re éd. 1908), 162 p. (OCLC 595215509, lire en ligne),
- (en-US) Buckner Hollingsworth (dir.), Augustus Saint-Gaudens, New York, W.W. Norton,, coll. « American sculptors series » (no 8), , 64 p. (OCLC 1463807, lire en ligne),
- (en-US) John H. Dryfhout, The Work of Augustus Saint-Gaudens, Hanover, New Hampshire, University Press of New England (réimpr. 2008) (1re éd. 1982), 356 p. (ISBN 9780874512434, OCLC 8410422, lire en ligne),
- (en-US) Kathryn Greenthal, Augustus Saint-Gaudens : Master Sculptor, New York, The Metropolitan Museum of Art & G.K. Hall, , 176 p. (ISBN 9780816187898, OCLC 12370768, lire en ligne),
- (en-US) Burke Wilkinson, The Life and Works of Augustus Saint Gaudens, New York, Dover, coll. « Dover Books on Art » (réimpr. 2006) (1re éd. 1992), 484 p. (ISBN 9780861403554, OCLC 803980821, lire en ligne),
- (en-US) Henry J. Duffy, Augustus Saint-Gaudens : American Sculptor of the Gilded Age, Washington (district of Columbia), Trust for Museum Exhibitions, , 127 p. (ISBN 9781882507122, OCLC 869084621, lire en ligne),
- (en-US) Michael Moran, Striking Change : the great artistic collaboration of Theodore Roosevelt and Augustus Saint-Gaudens, Atlanta, Georgie, Whitman Pub., , 432 p. (ISBN 9780794823566, OCLC 183595870, lire en ligne),
Articles
[modifier | modifier le code]- (en-US) Daniel Chester French, « Augustus Saint Gaudens (1848-1907) », Proceedings of the American Academy of Arts and Sciences, vol. 53, no 10, , p. 859-861 (3 pages) (lire en ligne),
- (en-US) Robert G. Berkelman, « America in Bronze: Augustus Saint-Gaudens », The Sewanee Review, vol. 48, no 4, , p. 494-509 (16 pages) (lire en ligne
), - (en-US) John H. Dryfhout, « Augustus Saint-Gaudens: The Portraits in Bas-Relief », The American Art Journal, vol. 4, no 2, , p. 84-95 (12 pages) (lire en ligne
), - (en-US) Lois Goldreich Marcus, « The "Shaw Memorial" by Augustus Saint-Gaudens: A History Painting in Bronze », Winterthur Portfolio, vol. 14, no 1, , p. 1-23 (23 pages) (lire en ligne
), - (en-US) Sidney Kaplan, « The Sculptural World of Augustus Saint-Gaudens », The Massachusetts Review, vol. 30, no 1, , p. 17-64 (48 pages) (lire en ligne
), - (en-US) Thayer Tolles, « Augustus Saint-Gaudens in the Metropolitan Museum of Art », The Metropolitan Museum of Art Bulletin, vol. 66, no 4, , p. 4-80 (77 pages) (lire en ligne
), - (en-US) Erika Doss, « Augustus Saint-Gaudens’s The Puritan », Winterthur Portfolio, vol. 46, no 4, , p. 237-270 (33 pages) (lire en ligne
), - (en-US) Thayer Tolles, « Abraham Lincoln: The Man (Standing Lincoln): A Bronze Statuette by Augustus Saint-Gaudens », Metropolitan Museum Journal, vol. 48, no 1, , p. 223-237 (15 pages) (lire en ligne
), - (en-US) Tamara L. Follini, « Speaking Monuments: Henry James, Walt Whitman, and the Civil War Statues of Augustus Saint-Gaudens », Journal of American Studies, vol. 48, no 1, , p. 25-49 (25 pages) (lire en ligne
), - (en-US) Alexis L. Boylan, « Augustus Saint-Gaudens, Robert Louis Stevenson, and the Erotics of Illness », American Art, vol. 30, no 2, , p. 14-31 (18 pages) (lire en ligne
), - (en-US) Molly K. Eckel, « Model Citizens », Yale University Art Gallery Bulletin, , p. 49-55 (7 pages) (lire en ligne
), - (en-US) Christopher J. Young, « The Dedication of the Living: Augustus Saint Gaudens's "Abraham Lincoln" in Chicago and London », Journal of the Abraham Lincoln Association, vol. 40, no 1, , p. 1-24 (24 pages) (lire en ligne
),
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
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- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Art Institute of Chicago
- Art UK
- Artists of the World Online
- Bénézit
- Biographisches Lexikon der Münzmeister, Wardeine, Stempelschneider und Medailleure
- British Museum
- Cooper–Hewitt, Smithsonian Design Museum
- Grove Art Online
- Mapping Sculpture
- Musée d'art Nelson-Atkins
- Musée d'Orsay
- Museum of Modern Art
- National Gallery of Art
- National Portrait Gallery
- Nationalmuseum
- RKDartists
- Royal Academy of Arts
- Smithsonian American Art Museum
- Tate
- Union List of Artist Names
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- « Augustus Saint-Gaudens, un maître de la sculpture américaine », exposition au musée des Augustins de Toulouse du au , sur le site du musée des Augustins de Toulouse.
- (en) (en) « Augustus Saint-Gaudens », sur Find a Grave
- (en) Saint-Gaudens National Historic Site, New Hampshire.
- (en) Major public works, illustrated.
- (en) Saint-Gaudens twenty dollar gold coins.
- Sculpteur américain du XIXe siècle
- Sculpteur américain du XXe siècle
- Médailleur américain
- Étudiant de la Cooper Union
- Élève de l'École nationale supérieure des beaux-arts au XIXe siècle
- Étudiant de l'Académie américaine de design
- Membre de l'Académie américaine des arts et des lettres
- Américain expatrié en France
- Numismatique aux États-Unis
- Naissance en mars 1848
- Naissance à Dublin au XIXe siècle
- Décès en août 1907
- Décès dans le comté de Sullivan (New Hampshire)
- Décès à 59 ans
- Mort d'un cancer aux États-Unis