Abbaye de la Trinité de Vendôme

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Abbaye de la Trinité de Vendôme
Image illustrative de l'article Abbaye de la Trinité de Vendôme
Façade flamboyante de l'abbaye de la Trinité
Présentation
Type Abbaye
Début de la construction 1035
Protection Logo monument historique Classé MH (1840, 1949)
 Inscrit MH (1948)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loir-et-Cher
Ville Vendôme
Coordonnées 47° 47′ 28″ nord, 1° 04′ 08″ est

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Abbaye de la Trinité de Vendôme

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Abbaye de la Trinité de Vendôme

L'abbaye de la Trinité de Vendôme est fondée en 1033 par Geoffroy Ier Martel, comte de Vendôme[1]. La légende raconte que le comte de Vendôme vit trois étoiles tomber dans un puits, y voyant là un signe divin, Geoffroy Martel décida d'ériger à cet emplacement une abbatiale.

Très rapidement prospère, l'abbaye est fréquemment en conflit avec les comtes de Vendôme à propos de leur droits respectifs, conflit où ils eurent souvent le dessus.

Elle connut une campagne de restauration grâce à Émile Boeswillwald.

Cette abbaye fait l’objet de protections au titre des monuments historiques[2] : un classement par la liste de 1840 concernant l'église de la Trinité, une inscription en 1948 concernant les vestiges de la chapelle Saint-Loup et un classement en 1949 concernant les façades et les toitures des bâtiments de l'ancienne abbaye, la salle capitulaire et la cour du cloître.

Architecture[modifier | modifier le code]

L'abbatiale de la Trinité est un monument majeur du Moyen Âge français. Elle comprend des éléments d'architecture du XIe siècle, un chœur du XIVe siècle, un clocher roman haut de 80 mètres, une façade flamboyante.

L'église gothique a repris le plan du chevet roman à cinq chapelles rayonnantes. La clôture du chœur est ornée de sculptures gothiques flamboyantes et Renaissance. Les stalles ont des miséricordes sculptées de pittoresques scènes de la vie quotidienne et des métiers. La clôture du chœur et les stalles ont été commandées par l'abbé Louis de Crevant et terminées par son neveu Antoine dans la première moitié du XVIe siècle[3].

La cour du cloître[modifier | modifier le code]

Il est au cœur du fonctionnement de cette abbaye bénédictine et comprend : le dortoir, le réfectoire et le logis des hôtes. La cuisine circulaire (comme à Fontevraud) et l’aile sud ont été remplacées par un bâtiment plus imposant, nécessaire à l’accueil des moines bénédictins mauristes au XVIIIe siècle. Seule la partie nord de la galerie du cloître, le long de l’église, a survécu à la démolition décidée par l’armée en 1907.

La salle capitulaire[modifier | modifier le code]

Les murs de la salle sont orné de très belles fresques (fin XIe siècle début XIIe siècle) découvertes en 1972 derrière un mur du XIVe siècle. "La Pêche miraculeuse" (Jean 21, 1-14) demeure la plus belle de ces scènes illustrant des événements survenus après "La Résurrection du Christ".

La façade[modifier | modifier le code]

En 1508, le maître d’œuvre, Jehan Texier dit Jehan de Beauce réalise la façade de l’abbatiale de la Trinité. Cet "embrasement sculpté" est un des chefs-d’œuvre de l’art gothique flamboyant. Le clocher de l’église constitue aussi un édifice exceptionnel construit au XIIe siècle. Il ressemble au clocher sud de la cathédrale de Chartres qui lui est contemporain. En 1791, les bâtiments de l’abbaye de la Trinité sont mis en vente. Les locaux abritent

L’église Sainte-Marie-Madeleine.

un tribunal, des prisons et la sous-préfecture. C’est en 1802 que s’établit un quartier de cavalerie prenant le nom de quartier Rochambeau en 1886. Près de trente bâtiments (écuries, manèges, magasins…) vont être progressivement construits. Le 20e Chasseurs à cheval, décimé en 1914, termine la liste des régiments stationnés à Vendôme. La gendarmerie, dernier occupant des lieux, est réinstallée à proximité immédiate, depuis 1996.

Elle abritait la relique de la Sainte Larme. Mais cette relique a été perdue dans son transport de Vendôme à Rome[réf. nécessaire].

Abbés[modifier | modifier le code]

Abbés commendataires[modifier | modifier le code]

Moines et visiteurs célèbres[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Le Goff (dir.), Histoire de la France urbaine II : La Ville médiévale, Seuil, , p. 81
  2. Notice no PA00098633, base Mérimée, ministère français de la Culture
  3. service communication et Animation du patrimoine, l'abbaye de la Trinité de Vendôme, Villes et pays d'art et d'histoire,

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]