Philippe de Vendôme

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Philippe de Vendôme
Image illustrative de l'article Philippe de Vendôme
Philippe par Jacob Ferdinand Voet
Biographie
Naissance
Paris
Décès
Paris
Ordre religieux Ordre de Saint-Jean
de Jérusalem
Reçu de minorité en 1666
Langue Langue de France
Grand prieur de l'Ordre
1678 –septembre 1719
Chevalier de l'Ordre
Autres fonctions
Fonction religieuse
abbé commendataire de l'abbaye de la Trinité de Vendôme
Fonction laïque
Maréchal de camp en 1691
Lieutenant général en 1693

Signature de Philippe de Vendôme

Blason

Philippe de Vendôme (23 août 1655 à Paris † 24 janvier 1727 à Paris), duc de Vendôme (1712-1727) dit le « Prieur de Vendôme » est grand prieur de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem et général français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le fils de Louis II, duc de Mercœur et de Vendôme, et de Laure Mancini, arrière-petit-fils d'Henri IV et de Gabrielle d'Estrées, frère de Louis Joseph, dit le Grand Vendôme. Il est baptisé le 27 octobre 1656 à la Sainte Chapelle du château de Vincennes en même temps que son frère aîné Louis Joseph de Bourbon.

À l'âge de sept ans, il fut pourvu en commende de l'Abbaye de la Trinité (42e abbé et 10e abbé commendataire). Il sera aussi abbé de Saint-Victor de Marseille, de Saint-Vigor de Cerisy, de Saint-Honorat de Lerins, de Saint-Mansuy de Toul et d’Ivry.

Entré de minorité à l'âge de 11 ans, en 1666, dans l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem[1], il est nommé grand prieur de France[2] en 1678 à la suite d'Henri d’Estampes-Valençay.

Ami des lettres, menant une vie d'homme du monde plutôt que d'homme d'Église, il réunissait dans sa maison du Temple, siège du grand prieuré à Paris, les beaux esprits de la Société du Temple, cercle littéraire, philosophique et « libertin »[3]. Il protégea notamment l’abbé mondain Chaulieu, ainsi que le peintre Jean Raoux, ancien élève comme Hyacinthe Rigaud, d’Antoine Ranc à Montpellier ; Raoux qui laissa de lui un portrait célèbre.

Malgré ses vœux religieux d’obéissance, de pauvreté et de chasteté, c'est un « homme à femme » qui collectionne les maîtresses. On lui prête tout d’abord Françoise Moreau, chanteuse et danseuse renommée de l’Académie Royale de musique. En 1670, il achète le pavillon Vendôme pour la loger. En 1676, il séduit la maîtresse du roi, Marie Élisabeth de Ludres. En 1683, alors qu’il est en Angleterre, il séduit la maîtresse du roi Charles II, Louise de Kéroualle, duchesse de Portsmouth. C'est le déplaisir du roi qui le force à rentrer en France. En 1705, il vit à Gênes avec sa cousine, Marie Charlotte de la Porte de la Meilleraye. On le soupçonne aussi d’avoir été l’amant de sa tante, Marie Anne de Bourbon, avec qui il entretiendra toute sa vie une relation assez trouble. Il envisage même, après la mort de son frère, de demander une dispense au grand maître pour pouvoir se marier et avoir un héritier mais cela impliquait de demander aussi la dispense du pape. En 1721, devant la somme nécessaire pour obtenir la dispense papale, il abandonna bien vite cette idée.

Il fit les campagnes de Hollande et d'Alsace, devint maréchal de camp en 1691, lieutenant général en 1693 et prit une part active à toutes les campagnes d'Italie et de Catalogne jusqu'en 1705.

À la mort de son frère en 1712, ayant l'état religieux comme chevalier de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, il ne put hériter des biens de son frère, et comme il s'agissait d'apanages, ceux-ci firent retour au domaine du roi. Il hérita seulement du titre de duc de Vendôme. En 1719, il démissionna de sa charge sous la pression de son Ordre et du régent pour céder la place à Jean Philippe d'Orléans, fils naturel du régent. Il meurt le 25 janvier 1727 en son hôtel de la rue de Varenne, son corps est transporté au Temple avant d'être enterré dans l'église de la Chartreuse.

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. de La Roque, col.249
  2. Philippe de Vendôme, grand prieur de France.
  3. pratiquant, dans les limites de son époque, une certaine liberté de pensée et de mœurs

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Claude Pasquier, Le Château de Vendôme, 2000 [détail des éditions]
  • Louis de La Roque, Catalogue des chevaliers de Malte appelés successivement chevaliers de l'ordre militaire et hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem, de Rhodes et de Malte, 1099-1890, Alp. Desaid, Paris, 1891

Liens externes[modifier | modifier le code]