Église Saint-Julien de Caen

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Église Saint-Julien
Image illustrative de l'article Église Saint-Julien de Caen
Présentation
Culte Catholique romain
Type Église paroissiale
Rattachement Diocèse de Bayeux et Lisieux
Début de la construction 1954
Fin des travaux 1963
Style dominant Architecture moderne
Protection Logo monument historique Classé MH (2007)[1]
Géographie
Pays
Flag of France.svg
France
Région Normandie
Département Calvados
Ville Caen
Coordonnées 49° 11′ 22″ nord, 0° 22′ 08″ ouest

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Église Saint-Julien

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Église Saint-Julien

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Église Saint-Julien

L'église Saint-Julien de Caen est un lieu de culte chrétien construit par Henry Bernard dans les années 1950 pour remplacer l'ancienne église Saint-Julien, située plus au sud et détruite en 1944. Ce monument fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le [1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le plan de reconstruction de Caen prévoit de reconstruire une église pour la paroisse Saint-Julien. Mais les autorités choisissent en un nouveau site à l'écart des grands axes de circulation, sur les hauteurs surplombant le jardin des plantes de Caen. Ce secteur proche du nouveau site de l'université de Caen (actuel campus 1 de Caen) est placé sous la responsabilité d'Henry Bernard. C'est donc ce dernier qui est chargé de construire le nouveau lieu de culte. L'architecte dresse les plans du bâtiment en et les travaux commencent en . Ils sont interrompus un temps par manque de financement. L'église est officiellement consacrée au culte le , mais les travaux sont définitivement terminés en . En 1983, la municipalité doit entreprendre des travaux de stabilisation du béton qui s'est détérioré du fait de sa médiocre qualité. De la résine époxydique est injectée dans la structure et les parois de l'édifice. L'église fait aujourd'hui partie de la paroisse Saint-Thomas de l'Université couvrant Saint-Julien, le Calvaire Saint-Pierre, le campus 1 de Caen et Épron. Les vitraux des grandes parois latérales ont été conçus à la demande de l'architecte de 1956 à 1958 par le peintre parisien Jean Edelmann (1916-2008). Ils sont composés de pavés de verre carrés et colorés, laissant passer une lumière inspirée des vitraux médiévaux[2].

Labellisée par le ministère de la Culture « Patrimoine du XXe siècle », l'église est inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques le . Finalement, le , l'église dans sa totalité, le presbytère et la galerie qui les relie sont classés monument historique[3].

Architecture[modifier | modifier le code]

Depuis le milieu du XIXe siècle, le mouvement liturgique vise à réformer la liturgie catholique en plaçant la communauté des fidèles au cœur même de la messe. Selon Lambert Beauduin, la liturgie devrait être une action commune de tous les fidèles et non pas seulement celle du prêtre. Cette évolution de la conception des pratiques religieuses pousse les architectes à réfléchir au plan des nouvelles églises en vue d'en faire des espaces actifs, l'autel étant alors conçu comme « le lieu de réunion où la vie, le son et le lumière ne sont pas obstrués »[4]. En France, ce mouvement est beaucoup moins vif qu'en Allemagne ou en Belgique. Si quelques édifices d'avant-guerre tentent plus ou moins timidement de rapprocher l'assemblée des fidèles du sanctuaire (église Notre-Dame du Raincy, projet d'Georges-Henri Pingusson à Arcueil), c'est surtout après la Seconde Guerre mondiale que cette démarche va se généraliser pour s'imposer définitivement après le concile de Vatican II[5].

Pendant sa captivité en Allemagne, Henry Bernard réfléchit au moyen d'allier la liturgie à l'architecture. Il en conclut que le meilleur moyen de rapprocher le prêtre de la communauté est de construire les églises sur un plan elliptique. La commande de l'église paroissiale Saint-Julien lui permet de mettre ce concept en pratique.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Église Saint-Julien », notice no PA14000061, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. Philippe Dagen, Jean Edelmann, Ed GAI, 1986
  3. SDAP du Calvados
  4. Émile Potier, Comment peut se concevoir une église moderne ?, 1911
  5. Céline Frémaux (dir.) Architecture religieuse au XXe siècle. Quel patrimoine ?, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2007, pp. 31-33

Articles connexes[modifier | modifier le code]