Ancienne église Saint-Julien de Caen

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Ancienne église Saint-Julien
L'église au milieu du XIXe siècle
L'église au milieu du XIXe siècle
Présentation
Culte Catholique romain
Type Église paroissiale
Rattachement Diocèse de Bayeux et Lisieux
Début de la construction VIIe siècle
Autres campagnes de travaux Détruite en 1944
Géographie
Pays
Flag of France.svg
France
Région Normandie
Département Calvados
Ville Caen
Coordonnées 49° 11′ 11″ nord, 0° 22′ 02″ ouest

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Ancienne église Saint-Julien

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Ancienne église Saint-Julien

L'ancienne église Saint-Julien de Caen est un lieu de culte chrétien fondé au VIIe siècle à Caen. Reconstruite plusieurs fois, cette église fut définitivement détruite en 1944. Henry Bernard reconstruisit une nouvelle église sur un emplacement différent dans les années 1950 (voir église Saint-Julien de Caen).

Histoire[modifier | modifier le code]

Vestige du portail du XVe siècle

Le premier lieu de culte dédié à saint Julien aurait été fondé au VIIe siècle à Calibourg, hameau situé à proximité de l'ancienne voie romaine qui traversait la vallée de l'Orne. Cet oratoire, entouré d'un cimetière, est donc l'une des plus anciennes églises de Caen[1]. Les fouilles menées par Jean-Yves Marin en 1988-1990 ont permis de dégager les structures de ce premier édifice.

Quand Bourg-le-Roi (actuel centre-ville ancien de Caen) est entouré d'une enceinte dans la deuxième partie du XIe siècle, une petite partie de la paroisse Saint-Julien est incluse dans le périmètre enclos ; mais la majeure partie de la paroisse reste hors-les-murs et se développe en tant que faubourg de la ville[2]. L'église est reconstruite au XIIe siècle en réutilisant l'un des murs de l'église du VIIe siècle. La paroisse, assez petite, faisait partie du doyenné de Caen.

L'église est mentionnée pour la première fois vers 1150. C'est alors une possession de la commanderie des Templiers de Voismer, située à Fontaine-le-Pin[3]. Quand l'Ordre des Templiers est supprimé en 1312, la paroisse est donnée à l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Du fait de ce patronage, le titre de prieur ou de curé commendataire avait été octroyé au curé de Saint-Julien. Selon Gervais de La Rue, c'est également dans cette église que se déroulaient les cérémonies d'intronisation à l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem des nouveaux chevaliers originaires de Caen.

Très endommagée pendant la guerre de Cent Ans, elle est reconstruite dans la seconde moitié du XVe siècle[4]. Dans la deuxième partie du XIXe siècle, de nouveaux travaux transforment la physionomie extérieure de l'église. Une nouvelle sacristie est construite au pied du clocher. En 1879, son clocher en bâtière[5] est remplacé par un nouveau clocher surmonté d'une flèche de style néo-gothique. La décoration intérieure est également modifiée (mobilier, vitraux)[6].

L'église est totalement détruite lors du bombardement du [7]. L'église est retirée de la liste des monuments protégés au titre des monuments historiques[8]. Pendant un temps, un baraquement provisoire est installé sur le site de l'ancienne église afin de permettre la célébration des offices. Par la suite, l'église actuelle est construite sur les hauteurs du quartier. Un espace vert a alors été aménagé pour mettre en valeur les vestiges de l'église ; un pan de mur du portail occidental a été conservé et les limites anciennes de l'édifice ont été marquées au sol.

Architecture[modifier | modifier le code]

Selon Guillaume-Stanislas Trébutien, elle est « assez semblable à une église de campagne ». Le plan reprend une organisation courante en Normandie au XIVe siècle : la nef, aux voûtes très basses, était contrebutée et éclairée seulement par les bas-côtés[9]. Le portail occidental est orné d'un arc surbaissé. Ce portail, ainsi que l'abside à pans coupés et les contreforts sont ornés d'éléments de décoration caractéristiques de l'architecture gothique (motifs végétaux, animaux fantastiques).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Christophe Collet, Pascal Leroux, Jean-Yves Marin, Caen cité médiévale : bilan d'archéologie et d'histoire, Calvados, Service Département d'archéologie du Calvados, 1996 (ISBN 2-9510175-0-2)
  2. Gervais de La Rue, Essais historiques sur la ville de Caen et son arrondissement, Caen, Poisson, 1820, p. 314
  3. Guillaume-Stanislas Trébutien, Caen, son histoire, ses monuments, son commerce et ses environs, guide du touriste, Caen, F. Le Blanc-Hardel, 1870 ; Brionne, le Portulan, Manoir de Saint-Pierre-de-Salerne 1970, p. 130
  4. Mondes normands
  5. Gravure, collection Yves Bénain
  6. François Robinard, Caen avant 1940 : rétrospective de la vie caennaise de 1835 à 1940, Caen, Éditions du Lys, 1993, p. 88
  7. Édouard Tribouillard, Caen après la bataille, Éditions Ouest-France/Mémorial de Caen, Rennes/Caen, 1993, p. 20
  8. Patrice Gourbin, Construire des monuments historiques ? La confrontation des monuments historiques et de la modernité dans la reconstruction de Caen après 1944, Paris, Université Paris 1, 2000, p. 134
  9. Actes du colloque de Cerisy-la-Salle, L'architecture normande au Moyen Âge, Éditions Charles Corlet/Presses universitaires de Caen, Condé-sur-Noireau/Caen, 1997, tome 2, p. 252

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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