Torse nu

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Deux manifestants torse nu en octobre 2011 à Occupy Wall Street. Sur les pancartes est inscrit : « l'injustice économique n'est pas belle » et « vous pouvez m'enchaîner, vous pouvez me torturer, vous pouvez même détruire ce corps, mais vous n'emprisonnerez jamais mon esprit. Gandhi. »

Le fait d'être « torse nu » est une forme de nudité partielle de l'homme ou de l'enfant (y compris une fille pré-pubère) exposant ainsi le torse, et par abus de langage, sous-entend que la totalité du tronc masculin et des bras sont dénudés.

Le torse nu est couramment pratiqué pour la baignade (et en général à la plage) ou pour des manifestations sportives ou festives. Dans les sociétés occidentales être torse nu est généralement accepté, bien sûr si les conditions météo le permettent, dans d'autres endroits publics aussi, comme dans les parcs (surtout si on s'expose au soleil ou si on pratique du sport) ou sur les gradins des stades quand on assiste à un événement sportif.

Même si être torse nu peut s'avérer choquant auprès de certaines personnes ou inapproprié voire illégal dans certaines situations, il est globalement plus facilement accepté et moins sexuellement connoté que les femmes seins nus.

Histoire des mœurs[modifier | modifier le code]

Être torse nu équivaut à se trouver dans un état de nudité partielle, à mi-chemin entre l'état où le corps est entièrement vêtu et la nudité intégrale. La signification de la nudité et la notion de pudeur varient beaucoup d'une société et d'une époque à l'autre, mais l'étude de tels états de nudité partielle est rendue difficile par le caractère souvent évasif des textes anciens sur ce sujet : ils n'évoquent que des situations d'écart par rapport à la norme implicite d'une société, et ne donnent en général que peu de détails sur le degré de nudité des personnes ou encore sur leur sexe et leur âge, alors que ces données seraient importantes pour pouvoir étudier la perception des différents degrés de nudité dans les mœurs de telle ou telle communauté[1].

En Inde, il est courant pour un homme à la campagne de ne porter qu’un longhi ou un dhotî qui couvre les jambes et laisse le torse visible. C’est particulièrement typique pour les prêtres hindous. En ville par contre le port de la chemise est omniprésent.

En Europe et en Amérique du Nord, se promener torse nu en ville peut être réprimandé voire réprimé. Certains commerces refusent de servir des hommes torse nu[2].

Législation[modifier | modifier le code]

France[modifier | modifier le code]

Il peut être interdit en France de se promener en ville torse nu selon décision municipale. Les communes ont la liberté d’établir des arrêtés municipaux qui déterminent la tenue, les zones de circulation, la période concernée et le montant des amendes, mais la légalité de ces mesures est contestée par la loi : les amendes restent très rares et sont facilement annulables par le tribunal administratif, qui rappelle que seule l’exhibition sexuelle (accomplir en public des actes sexuels, seul ou avec d’autres) est punie[3],[4].

La réglementation municipale de ces villes interdit, au cours de l’année, de se promener torse nu sur la voie publique : Saint-Tropez, Saint-Raphaël, Anglet, Biarritz, Montauban, Perpignan, Toulouse[5]. (si vous désirez donc le faire et que vous recevez une amende, il vous faudra donc ensuite passer par un tribunal administratif pour faire annuler celle-ci).

Monaco[modifier | modifier le code]

La réglementation locale interdit de se promener en maillot de bain ou torse nu sur la voie publique[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Régis Bertrand et Anne Carol, « Introduction », Rives méditerranéennes (En ligne), no 30, 2008, mis en ligne le 11 juillet 2008, §8. Page consultée le 4 octobre 2010.
  2. [1]
  3. [2] : Rapport d’information de M. Éric Raoult fait au nom de la mission d’information sur la pratique du port du voile intégral sur le territoire national, sur le site de l’Assemblée nationale, le 26 janvier 2010
  4. http://apprenti-juriste.over-blog.fr/article-26207706.html
  5. Article de «La Dépêche», le 30/08/2010
  6. Us et coutumes monégasques sur la page « Conseils aux voyageurs » du site du Ministère des Affaires étrangères. Page consultée le 4 octobre 2010.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Claude Guillon, « Je Chante le corps critique », éditions H&O, Paris, 2008 (ISBN ISBN 2845471793[à vérifier : isbn invalide])
  • Régis Bertrand et Anne Carol (dir.), « Le corps dénudé », Rives méditerranéennes n° 30, Université de Provence, 2008. Lire en ligne

Articles connexes[modifier | modifier le code]