Jogging (sport)

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Page d'aide sur l'homonymie Pour le vêtement homonyme voir jogging (vêtement) 
Jimmy Carter en plein effort
Une joggeuse avec son chien
Piste de jogging dans un parc de Hong Kong.

Le jogging ou footing (faux anglicisme) est une activité physique consistant à courir à pied une certaine distance à un rythme moyennement soutenu. Le terme jogging est repris de l'anglais, où il désigne le fait de courir à moins de 10 km/h. Le terme joggeur désigne le pratiquant de cette activité.

Le jogging peut être un exercice physique de loisir, pratiqué dans un but d'amélioration ou entretien de la condition physique (fitness), de l'hygiène de vie et du bien-être. C'est ainsi une activité très populaire, notamment en Allemagne et aux États-Unis.

La plupart des sportifs, notamment les athlètes et les sportifs de haut-niveau, pratiquent le jogging dans leur préparation physique générale comme entrainement à l'endurance d'aérobie (cardio training (en)), comme exercice d'échauffement ou de récupération.

Principes de base[modifier | modifier le code]

Durée[modifier | modifier le code]

La durée des séances de jogging dépend de l'entraînement du joggeur. Pour un débutant ou une personne qui reprend une activité après un long arrêt, mieux vaut ne pas dépasser 10 à 15 minutes par sortie, avec une ou plusieurs courtes phases de marche au milieu si nécessaire[1]. Progressivement, ces sorties pourront être allongées pour atteindre 20 minutes à la fin du premier mois, sans temps de pause au milieu, puis une heure au bout de trois mois[1]. Dans tous les cas, la progression, qu'elle soit en termes de temps ou de distance, doit être progressive ; la règle des « 10 % de plus » chaque semaine reste un maximum[1]. Prévoir trois entraînements par semaine, sachant que pour un débutant il vaut mieux trois petits entrainements qu'une longue et fatigante course pouvant conduire à des blessures[1].

Une majorité de joggeurs apprécie de courir le matin où les températures extérieures sont plus basses, la dose d'endorphine libérée contribuant à une bonne humeur toute la journée ; cependant, selon certains médecins[2], si l'on tient compte du rythme biologique, le meilleur moment de la journée pour courir serait celui où la température corporelle est la plus élevée, soit entre 17 heures et 18 heures.

Technique[modifier | modifier le code]

La foulée doit être le plus linéaire et régulière possible, en évitant de bondir. Il faut se tenir droit, bras semis fléchis, mains relâchées en dessous des coudes. La tête ne doit pas bouger, et la respiration doit être bien rythmée. Inspirer par le nez, expirer par la bouche[1] afin d'éviter l'apparition de point de côté.

La technique dite « fractionnée », qui consiste à alterner de courtes périodes d'effort intense et de repos, est de plus en plus utilisée par les coureurs désirant améliorer leur endurance cardiovasculaire. L'hydratation du coureur, qu'elle se fasse avant, pendant et après l'effort, est essentielle.

Équipement[modifier | modifier le code]

Pour 2013, le budget moyen estimé pour pratiquer le jogging est chiffré à 223,50 € en terme d'équipements (principalement les vêtements), mais les dépenses peuvent aller au dessus de 500 €[3]. Le marché de l'équipement est en progression de 5 % par an et se partage entre les équipementiers de chaussures et vêtements, les fabricants de GPS, ou ceux de compléments alimentaires[3].

Des chaussures de type « running » sont fortement recommandées. Le choix de ces chaussures se fait notamment selon :

  • le terrain pratiqué (route, chemin, sous-bois),
  • la morphologie du pied (pronateur, supinateur, universel, hyperpronateur)[4],
  • qu'il s'agisse d'entraînement ou de compétition,
  • la distance de compétition envisagée,
  • la fréquence d’entrainement (de temps en temps à plusieurs fois par semaine),
  • les priorités souhaitées pour les sensations durant la course : confort, amorti, dynamisme, stabilité[5],
  • mais également l’aspect (le « look ») et le prix[5].

Hydratation[modifier | modifier le code]

Pour les joggings longs, souvent au delà d'une heure, il est très important de boire peu et régulièrement en courant[1], prévoir une gorgée toutes les 10 minutes. Boire ne coupe ni les jambes, ni le souffle. Sans une bonne hydratation, le sang s'épaissit et l'oxygène est moins bien transporté. Sans eau, les tendons ne sont plus lubrifiés, ils s'échauffent et c'est la tendinite.

Pratiquants[modifier | modifier le code]

Le running (ne séparant pas un usage soutenu ou occasionnel) est le cinquième sport le plus pratiqué en France, juste après la randonnée, la pétanque, la natation, et le vélo[3]. Dans certains cas, la pratique du jogging pour le loisir peut donner lieu à une pratique plus poussée de course à pied jusqu'à la participation à des compétitions locales, régionales, ou nationales et internationales. En France, il est organisé environ 5 000 courses hors stade par an[3], de tout niveaux.

En 2012, le jogging compte en France environ six millions de pratiquants réguliers pratiquant la course à pied, dont pour un quart la compétition, et quatre millions pratiquant occasionnellement le jogging[3] ; les femmes représentent un tiers des adeptes de ce sport[3],[6] et les plus de 50 ans un tiers également (tout sexe confondu)[3] ; un tiers enfin pratiquent au moins une fois par semaine.

David Le Breton analyse que les motivations sont diverses : « redécouverte du corps et de l'effort physique » ou « entretien physique »[6], « tenter de se dépasser », « éprouver ses limites, voire les repousser », ou « goût de la performance » sont également citées[6].

Impact sur la santé[modifier | modifier le code]

En tant qu'activité physique, le jogging développe les muscles des jambes, des hanches et du dos principalement, et ceux des bras de façon moins marquée. Il semblerait également qu'une pratique régulière renforce les os[7], ou certaines autres maladies[Quoi ?][8]. Le jogging peut être combiné avec d'autres exercices, la seule limite étant la fatigue de l'athlète.

Le jogging comporte également des risques de blessures : en tant qu'exercice, il provoque de nombreux impacts, correspondant aux pas du joggeur, imposant de grandes contraintes physiques aux articulations, notamment les genoux et les chevilles. Certains coureurs ont en conséquence adopté des techniques moins violentes, telles que la montée d'escaliers. Un échauffement préalable est indispensable avant un jogging, pour préparer les muscles. Tout aussi indispensables, une période de retour au calme, pour évacuer l'acide lactique accumulé durant l'effort, ainsi que des étirements courts et non douloureux (les muscles ont déjà subi des traumatismes, inutile de les endommager davantage). En l'absence d'entraînement, on peut observer des crampes et des courbatures.

La pratique régulière du jogging pourrait améliorer sensiblement la longévité et diminuer le risque d'invalidité de la personne âgée[9].

Publications[modifier | modifier le code]

En France, plusieurs magazines de jogging sont spécialisés dans l'entraînement ou la compétition :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Olivier Pernot, « Premiers pas (en courant) », Joggeur, Éditions Larivière, no 1,‎ juin 2013, p. 43 à 44
  2. (en) Experts disagree on ideal time of day to exercise - Stephanie Smith, CNN, 13 janvier 2004
  3. a, b, c, d, e, f et g Ces chiffres sont issus du supplément Économie du Parisien ; ce supplément consacre sa couverture sous le titre « Le phénomène running », ainsi que deux pages au sujet de la course à pied Florence Puybareau, « Le marché du running en grande forme », Le Parisien Économie, no 923,‎ 23 septembre 2013, p. 2 et 3 (ISSN 0767-3558)
  4. Comment connaître la morphologie de mon pied - Jogging International, 26 février 2009
  5. a et b A. Josselin, « Guide d'achat chaussures : un choix éclairé », Joggeur, Éditions Larivière, no 1,‎ juin 2013, p. 82
  6. a, b et c Isabelle Robin (photogr. Laure Bernard), « Qu'est-ce qui fait courir les filles », Elle, no 3511,‎ 12 avril 2013, p. 119 à 122 (ISSN 0013-6298)
  7. renforcement des os
  8. En complément, sur l'activité physique en général et l'action préventive ou curative pour les individus physiquement actifs, lire in : Jacqueline de Linares, « Médecine d'avenir : sport sur ordonnance », Le Nouvel Observateur, no 2567,‎ 16 janvier 2014, p. 82 à 83 (ISSN 0029-4713)
  9. Chakravarty EF, Hubert HB, Lingala VB, Fries JF, Reduced disability and mortality among aging runners: A 21-year longitudinal study, Arch Intern Med, 2008;168:1638-1646

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]