Temple Neuf de Metz

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Temple Neuf
Image illustrative de l'article Temple Neuf de Metz
Présentation
Culte Réformé d'Alsace et de Lorraine
Type Église
Début de la construction 1901
Fin des travaux 1905
Style(s) dominant(s) Néoroman
Protection Monument historique (journal officiel du 23 mars 1972)
Géographie
Pays Drapeau de France France
Région Lorraine
Département Moselle
Ville Metz
Coordonnées 49° 07′ 14″ N 6° 10′ 19″ E / 49.1206, 6.1718649° 07′ 14″ Nord
       6° 10′ 19″ Est
/ 49.1206, 6.17186
  

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Temple Neuf

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Temple Neuf

Le temple Neuf ou nouveau temple protestant est un édifice de culte réformé d'Alsace et de Lorraine construit à Metz durant l’annexion allemande.

Sommaire

[modifier] Contexte historique

Pendant l'annexion, Metz se transforme sous l’action des autorités allemandes qui décident de faire de son urbanisme une vitrine de l’empire wilhelmien. L’éclectisme architectural se traduit par l’apparition de nombreux édifices de style néoroman tels la poste centrale, le temple Neuf ou une nouvelle gare ferroviaire ; de style néogothique tels le portail de la cathédrale et le temple de Garnison, ou encore de style néo-Renaissance tel le palais du Gouverneur. Le temple Neuf illustre parfaitement cette politique de germanisation par l’architecture déployée par Guillaume II pour asseoir son emprise sur la ville.

[modifier] Construction et aménagements

La municipalité de Metz accorde en 1898 à la communauté réformée un terrain appelé « jardin d’Amour », planté de saules[1] sur l’île du Petit-Saulcy pour l’érection d’un temple de style néo-roman rhénan. L’architecte retenu est Conrad Wahn, l'architecte en chef de la Ville de Metz. Ce dernier travailla sur de nombreux projets architecturaux, religieux et civils en Lorraine. Sans être une réplique servile d'un modèle existant, le projet de Wahn relève d'une approche stylistique volontairement « archéologique ». La construction de l’édifice commence en 1901 et se poursuit pendant trois ans. Le temple est inauguré en 1904 par l’empereur Guillaume II[2] en personne, accompagné de l’impératrice, de la princesse Victoria-Louise de Prusse et des plus hautes autorités du Reichsland Elsaß-Lothringen.

À l’intérieur se trouve un orgue de cinquante-deux jeux sur trois claviers et pédalier en traction entièrement mécanique, réalisé par Ernest Mühleisen. Cet orgue est le meilleur instrument néoclassique de la ville et de ce fait le temple est régulièrement utilisé pour les concours du Conservatoire à rayonnement régional et pour de nombreux récitals, donnés par des organistes réputés[2].

[modifier] Une esthétique romantique

Qu’il soit abordé en venant de la place d’Armes et de la cathédrale, de la préfecture et la place de la Comédie, du grand pont et du moyen pont des Morts ou de la place de la république et du palais de Justice, le temple neuf surprend par son matériau de construction, le grès des Vosges, qui contraste avec la lumineuse pierre de Jaumont des bâtiments environnants.

Il surprend également par son style, néoroman rhénan, qui semble s'opposer au classicisme français des bâtiments avoisinants. Sa tour-lanterne octogonale à la croisée du transept, ses tourelles de chevet et ses deux clochers sur la façade sont vraisemblablement inspirés de la cathédrale romane de Spire en Allemagne. Son style lui valut de nombreuses critiques lors de sa construction, car il était perçu, par les messins francophiles, comme un affront à l’harmonie classique, et surtout française, de la place de la Comédie.

Malgré cela, le temple Neuf devint ― et demeure ― un lieu emblématique de la ville de Metz, de son passé à la fois français et allemand, de son histoire indissociable des affrontements et, aujourd’hui, de l’amitié entre les deux pays. Le soir, le chevet du temple Neuf prend une dimension spectaculaire : illuminé depuis la pointe de l’île du Petit Saulcy autrefois surnommée « le jardin d’amour », se reflétant dans la Moselle encadré par deux ponts également mis en lumières, sa beauté fait oublier les querelles politico-architecturales du début du XXe siècle.

Le temple Neuf est aujourd’hui encore le lieu de rassemblement de la communauté protestante réformée du centre de Metz.

Les façades et toitures de l’édifice font l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 6 janvier 1930[3].

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[modifier] Notes et références

  1. Miroir du temps de Metz — Carte postale ancienne de l’île du Petit-Saulcy à côté d’une photo d’avril 2008. Consulté le 26 juillet 2011.
  2. a et b Journées européennes du patrimoine 19 et 20 septembre 2009 — 24. Temple Neuf, dans Metz Magazine, hors série no 3, 2009, p. 7.
  3. Ministère de la Culture, base Mérimée, « Notice no PA00106919 » sur www.culture.gouv.fr.

[modifier] Liens externes

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