Soustons

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Soustons
Mairie de Soustons
Mairie de Soustons
Blason de Soustons
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Landes
Arrondissement Dax
Canton Soustons
Intercommunalité Communauté de communes de Maremne-Adour-Côte-Sud
Maire
Mandat
Jean-Yves Montus
2014-2020
Code postal 40140
Code commune 40310
Démographie
Population
municipale
7 318 hab. (2011)
Densité 73 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 45′ 09″ N 1° 19′ 42″ O / 43.7525, -1.3283333333343° 45′ 09″ Nord 1° 19′ 42″ Ouest / 43.7525, -1.32833333333  
Altitude Min. 0 m – Max. 62 m
Superficie 100,4 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

Soustons est une commune française située dans le département des Landes en région Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune située dans la forêt des Landes en Marensin sur les bords du lac du même nom. Elle partage sur la côte d'Argent le complexe touristique de Port d'Albret, avec Vieux-Boucau-les-Bains. La partie de Port d'Albret relevant de sa commune (appelée Soustons-Plage) est située au sud du lac marin et au nord de Seignosse. Elle dispose de deux plages surveillées : l'une sur l'Océan, l'autre sur le lac marin.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Lac de Soustons (aussi Lac de Azur)

En occitan gascon Soston.

Le nom de la localité est mentionné Sanctus Petrus de Sostono sur le Cartulaire de Dax[Quand ?], puis Soston ou Souston à partir du XVIIe siècle.

Il s'agit d'un type toponymique basé sur le terme gascon sosta « pâturage », suivi du suffixe diminutif -on, utilisé en Béarn et Bigorre et peut-être bien transporté par les pasteurs transhumants de jadis[1].

Une étymologie anglaise du type *South Town n'est soutenue ni par les formes anciennes, ni par les spécialistes. En effet, le duché d'Aquitaine sous souveraineté du roi d'Angleterre - du mariage d'Aliénor à la bataille de Castillon (1453) - n'a pas apporté d'influence linguistique anglo-saxonne sur l'occitan parlé en Gascogne. On trouve bien deux toponymes de bastides qui ont été dédicacées directement à de hauts personnages anglais : Hastingues (d'après John Hastings), Libourne (ancienne Condate, d'après Roger de Leybourne (en)) et la transposition du nom de la ville anglaise de Lincoln, altérée en Nicole[2],[3], mais aucune création toponymique, car les Anglais ne se sont pas implantés en nombre suffisant, ni assez longtemps pour pouvoir influencer la langue locale et la toponymie.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'argent à la champagne soudée d'or chargée d'une mer fascée engrêlée d'argent et d'azur de quatre pièces, au chêne-liège de sinople au fût arraché aussi d'argent chargé d'une fasce de tenné, brochant sur la plaine, soutenu d'une coquille de gueules, au léopard du même passant sur la champagne et brochant sur le fût de l'arbre[4]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1791 Jean-Paul Dupriret   médecin
1791 1793 Jean Laulhe-Laborde    
1793 1795 Gérard Doussau   ancien premier Jurat
1795 1799 François Jacques Ducasse   Notaire
1799 1800 Jean Laborde    
1800 1802 François Jacques Ducasse    
1802 1807 Jean-François Dusserre    
1807 1814 Gérard Doussau   Magistrat, propriétaire
1814 1815 Jean-Baptiste Dusserre    
1815 1815 Gérard Doussau   magistrat, propriétaire
1815 1821 Alex de Saint-Martin Lacaze    
1830 1840 François du Bourg Conservateur  
1840 1845 Jean-Baptiste Dusserre    
1845 1848 François du Bourg Conservateur Propriétaire, Juge de Paix
1848 1857 Pierre-Adolphe Lafitte    
1857 1870 Jean-Pierre Duboscq    
1870 1872 Théodore Dupont Conservateur  
1872 1874 François Sainte Marie Radical Propriétaire, Industriel
1874 1878 Alphonse Doussau Conservateur Propriétaire, magistrat
1878 1882 François Sainte Marie Radical Propriétaire, Industriel
1882 1892 Alphonse Doussau Conservateur Propriétaire, magistrat
1892 1901 Alfred Senac Radical Socialiste  
1901 1905 Alfred Lestage    
1905 1919 Gustave Lasalle Radical Socialiste  
1919 1935 Emile Nougaro Socialiste  
1935 1945 Pierre Labatut    
1945 1947 Louis Lavielle    
1947 1950 Emile Nougaro Socialiste  
1950 1952 Paul Testemale Socialiste  
1952 1977 Pierre Barrere    
1977 1983 Jean Nougaro Socialiste  
1983 2001 Jean-Yves Montus PS  
mars 2001 2008 Charles Mauvoisin UMP  
mars 2008 2014 Jean-Yves Montus PS  
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 7 318 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 504 2 578 2 516 2 247 2 508 2 560 2 783 2 846 3 123
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 164 3 285 3 582 3 458 3 578 3 704 3 842 3 848 3 902
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 946 3 888 3 951 3 711 3 773 3 763 3 702 3 923 4 034
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
4 242 4 522 5 127 5 102 5 283 5 743 6 560 6 794 7 240
2011 - - - - - - - -
7 318 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Voies[modifier | modifier le code]

464 odonymes recensés à Soustons
au 20 janvier 2014
Allée Avenue Bld Chemin Clos Impasse Montée Passage Place Pont Route Rue Square Villa Autres Total
43 32 1 [N 1] 8 6 19 1 [N 2] 2 [N 3] 10 [N 4] 2 [N 5] 27 58 [N 6] 42 4 [N 7] 209 [N 8] 464
Notes « N »
  1. Boulevard Darrigade.
  2. Montée de la Plage.
  3. Passage des Arènes et Passage du Carrelot.
  4. Dont Place du Premier-Mai et Place du 8-Mai-1945.
  5. Pont de Labarthe et Pont de Roubin.
  6. Dont Rue du 19-Mars-1962 et Rue du 8-Mai-1945.
  7. Villa des Cèpes, Villa des Cols Verts, Villa Deyssos et Villa du Gay.
  8. Autres voies non identifiées en relation avec des écarts, lieux-dits, hameaux, zones industrielles, lotissements, résidences, quartiers, etc.
Sources : rue-ville.info & annuaire-mairie.fr & OpenStreetMap

Édifices et sites[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • François Mitterrand (la commune abrite sa statue)
  • Robert Lassalle (1882-1940), homme politique. "Nature ardente, issu de petite bourgeoisie, Robert Lasalle aimait, et provoquait à l'occasion, discussions véhémentes et politiques passionnées. Lancé dans la vie politique, il y œuvra en démocrate convaincu et en laïque ennemi de tout sectarisme. Charitable et bon, il avait un caractère généreux qui le faisait apprécier de ses adversaires; mais, par dessus tout, il portait un amour sans réserve à la patrie. Engagé volontaire en 1914, bien que dégagé de toute obligation militaire (il avait perdu un oeil dans son jeune âge), il se bat vaillammment et conquiert ses galons d'officier. Lorque survint la guerre de 1939, il s'engage à nouveau et trouve une mort glorieuse au cours d'un violent combat, le 14 mai 1940. Un simple monument, produit d'une souscription papulaire a été élevé à sa mémoire devant la maison de ses jeunes années. On y lit ces lignes émouvantes, qui honorent l'homme et consacrent le héros, dont le corps n'a pu être retrouvé: "il fut la magnifique incarnation du devoir et de l'esprit de sacrifice". Péguy aurait certainement ajouté; "heureux les épis mûrs et les blés moissonnés!"[7].
  • Jean Laudouar : joueur de rugby à XV
  • Jean-Claude Hiquet
  • Monseigneur André Dupuy, nonce apostolique
  • "Jacques Doussau (Jacques Doussau de Neurisse), né en 1880, appartenait à une vieille famille, mi-noble, mi-bourgeoise, d'origine boucalaise. De haute stature, d'une distinction innée, aimable et enjoué, ce démophile sincère - ancien chef de cabinet auu gouvernement général de l'Algérie - était fortement doué: dons d'orateur, d'écrivain, de poète. Chrétien fervent, il avait été un soldat glorieux. Préssentant l'interêt que devait présenter la mise en valeur de l'étang, il avait fait construire sur ces abords, le Pavillon Landais. Malheureusement, il était d'un naturel trop confiant et ne possédait peut-être pas un sens suffisement averti des dures nécéssitées de l'existence. Aux prises avec elles, il vécut ses dernières années dans un isolement plein de dignité mais non exempt d'amertume, car les amis des jours heureux se raréfient lorque survint l'adversité. Il s'éteignit silencieusement, le 30 juillet 1958, sans avoir pu donner toute sa mesure, qui était grande. Emus et recueillis, toutes classes confondus, ses compatriotes soustonnais l'escortèrent, en nombre, en sa dernière demeure."[8].
  • L'abbé Victor Doussy vint au monde le 17 octobre 1878, dans une modeste ferme soustonnaise. Elève au petit puis au grand séminaire, il vint se reposer à la plage boucalaise après avoir aidé ses parents et l'aon regardait avec sympathie ce clerc robuste à la silhouette élancée, bien prise dans la longue soutane d'alors que surmontait le rabat gallican. Il devait contracter d'étroit liens amicaux avec Jacques Doussau, à qui il dédia un poème: "l'ami", et Emmanuel Delbousquet et, lors de ses premières cures de Lauret et d'Estampon, il éprouva vivement la nostalgie de la terre marensine qu'il devait traduire en de délicieux poèmes disant, tour à tour, l'amertume de la solitude, la douceur de nos soirées crépusculaires, l'amour passionné du terroir. Après une vie sacerdotale magnifiquement remplie et quelques épreuves patiemment supportées, le "bon curé de Taller" mourut dans cette paroisse, en se rappelant, avec douceur, le Soustons de son jeune âge. Il ne laissa autour de sa mémoire que d'unanime regrets."[9].
  • Michel Lacladère, né le 25 mars 1942 à Soustons,enfant de Choeur,rugbyman, champion de France Rugby en 1968, école normale Instituteur d’Angoulême, Sport UEREPS de Bordeaux, jeunesse des Sports, entraîneur de rugby à Vierzon, entraîneur et président du club d'Aviron de Soustons, directeur du Centre Nautique de Soustons 1970-1996, vice-président de la ligue d'Aquitaine 1996-2008.Joueur de clarinette.Membre du dernier conseil municipal de Pierre Barrere.
  • Nathalie Lacladère, Soustonnaise, née le 27 mars 1974 à Dax,Mathématicienne,« Young Financial ».Paris.2008. Profession :Actuaire, mention à la Scène Française de Paris discipline Danse Classique en 1984, sélectionnée aux petits rats de l'Opéra National de Paris, petite fille de Henri Lacladère, Soustonnais, Rugbyman, Lieutenant, Résistant, F.F.I Brigade Carnot, mort pour la France.
  • Guillaume Nouaux : Musicien de jazz, soustonnais d'adoption. Prix de l'Académie du Jazz et Prix du Hot Club de France pour plusieurs albums, il s'est produit sur de nombreuses scènes et festivals de jazz dans le monde entier.

Sports[modifier | modifier le code]

  • Centre de formation nautique de Soustons
  • Centre nautique Michel Lacladère de Soustons
  • École de voile des marensin
  • École de surf
  • Parcours accrobranche
  • Canoe kayak
  • Stand up paddle
  • Association sportive soustonnaise rugby
  • Soustons Surf Club
  • Gymnase Les Écureuils

Campings

  • L'Airial
  • Bathurt
  • Framissima

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Bénédicte Boyrie-Fénié, Dictionnaire toponymique des communes : Landes et Bas-Adour, Éditions Cairn, Pau. Institut occitan, Château d’Este, 64141 Billère, décembre 2005, 285 pages
  2. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne) [1]
  3. Bénédicte et Jean-Jacques Fénié, Toponymie des pays occitans, Collection Sud Ouest Université, Éditions Sud Ouest, novembre 2007, 480 pages
  4. Banque du blason.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  7. Georges Marsacq, Vieux-boucau, Soustons, en Marensin, notes et souvenirs
  8. Georges Marsacq, Vieux-boucau, Soustons, en Marensin, notes et souvenirs
  9. Georges Marsacq, Vieux-boucau, Soustons, en Marensin, notes et souvenirs

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

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