Daloa
| Daloa | ||||
| Administration | ||||
|---|---|---|---|---|
| Pays | ||||
| Région | Haut-Sassandra | |||
| Maire | Diabaté Kramoko | |||
| Démographie | ||||
| Population | 261 789 hab. (2012) | |||
| Densité | 49 348 hab./km2 | |||
| Géographie | ||||
| Coordonnées | ||||
| Superficie | 530,5 ha = 5,305 km2 | |||
| Divers | ||||
| Langue(s) parlée(s) | Français, bété, dioula, gouro | |||
| Localisation | ||||
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Géolocalisation sur la carte : Côte d'Ivoire Géolocalisation sur la carte : Côte d'Ivoire |
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Daloa est une ville du Centre-Ouest de la Côte d'Ivoire, en Afrique de l'ouest. Chef-lieu du département homonyme et de la région du Haut-Sassandra, Daloa est située a 141 km de Yamoussoukro la capitale politique et à 383 km d’Abidjan la capitale économique.
Elle comptait 173 107 habitants en 1998, c'est la 3e ville la plus peuplée de la Côte d'Ivoire après Abidjan et Bouaké, et devant Yamoussoukro[1].
Sommaire |
Géographie[modifier]
Situation[modifier]
La ville, située à 6°53 de latitude nord et 6°27 de longitude ouest, fait partie de la région du Haut-Sassandra.
Climat et végétation[modifier]
Le climat de la Côte d'Ivoire comporte deux zones climatiques distinctes. Le sud est très humide et connaît quatre saisons (d'avril à la mi-juillet : grande saison des pluies; de la mi-juillet à septembre: petite saison sèche; de septembre à novembre: petite saison des pluies; de décembre à mars: grande saison sèche). Les températures varient de 21 à 35°[2],[3].
Daloa est située dans une zone forestière.
| Mois | jan. | fév. | mar. | avr. | mai | jui. | jui. | aoû. | sep. | oct. | nov. | déc. |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température minimale moyenne (°C) | 18 | 20 | 21 | 22 | 21 | 20 | 20 | 20 | 20 | 20 | 19 | 18 |
| Température moyenne (°C) | 26 | 28 | 28 | 28 | 27 | 26 | 25 | 25 | 25 | 26 | 26 | 25 |
| Température maximale moyenne (°C) | 34 | 36 | 35 | 34 | 33 | 31 | 30 | 30 | 30 | 31 | 32 | 32 |
| Nombre de jours avec pluie | 0 | 0 | 2 | 2 | 1 | 3 | 3 | 3 | 3 | 2 | 0 | 0 |
Histoire[modifier]
Le premier poste militaire français est installé à Daloa en 1905. Des révoltes se produisent dès 1906.
Elle est la première grosse agglomération à être tombée au main des Forces républicaines le 29 mars 2011, lors de la crise ivoirienne de 2010-2011.
Administration[modifier]
Une loi de 1978[4] a institué 27 communes de plein exercice sur le territoire du pays.
| Date d'élection | Identité | Parti | Qualité | Statut |
|---|---|---|---|---|
| 1980 | PDCI-RDA | Homme politique | élu | |
| 1985 | Denis Bra Kanon | PDCI-RDA | Homme politique | élu et mort en 2009 |
| 1990 | Bahi Zahiri | PDCI-RDA | Homme politique | élu |
| 1995 | PDCI-RDA | Homme politique | élu | |
| 2001 | Guédé Guina | RDR | Homme politique | élu, décédé en 2009 |
| novembre 2009 | Séry Kossougro | PDCI | Homme politique | élu |
| juin 2011 | Diabaté Kramoko | PDCI | Homme politique | impose apres la guerre |
Société[modifier]
Démographie[modifier]
| Recensement 1975 | Recensement 1988 | Recensement 1998 | Estimation 2005 | Calcul 2012 |
|---|---|---|---|---|
| 60 837 | 122 933 | 173 107 | 215 100[5] | 261 789[6] |
| Nombre retenu à partir de 1975 : Population sans doubles comptes | ||||
Éducation[modifier]
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Enseignement primaire
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Enseignement secondaire
Lycée Privé
Collège public
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Langues[modifier]
Depuis l'indépendance, la langue officielle dans toute la Côte d'Ivoire est le français. La langue véhiculaire, parlée et comprise par la majeure partie de la population, est le dioula mais la langue vernaculaire de la région est le bété. Le français effectivement parlé dans la région, comme à Abidjan, est communément appelé le français populaire ivoirien ou français de dago[Note 1] qui se distingue du français standard par la prononciation et qui le rend quasi inintelligible pour un francophone non ivoirien. Une autre forme de français parlé est le nouchi, un argot parlé surtout par les jeunes et qui est aussi la langue dans laquelle sont écrits 2 magazines satiriques, Gbich! et Y a fohi. Le département de Sassandra accueillant de nombreux ivoiriens issus de toutes les régions du pays, toutes les langues vernaculaires du pays, environ une soixantaine, y sont pratiquées.
Religion[modifier]
Daloa est le siège d'un évêché catholique.
Sports[modifier]
La ville dispose de deux clubs de football, le Réveil Club de Daloa, vainqueur en 1980 de la Coupe de Côte d'Ivoire de football après avoir été finaliste en 1960 lors de la première édition de cette compétition, et le Lagoké Football Club, qui évoluent en MTN Ligue 1 et qui disputent leurs matchs sur le terrain du stade municipal.
Comme dans la plupart des villes du pays, il est organisé, de façon informelle, des tournois de football à 6 joueurs qui EST, très populaires en Côte d'Ivoire, sont dénommés Maracanas.
Villes voisines[modifier]
Jumelage[modifier]
Annexes[modifier]
Notes et références[modifier]
Notes[modifier]
- Si, à Abidjan et dans le nord, on parle de français de Moussa, dans l'ouest du pays, on parle de français de Dago
Références[modifier]
- Jean-Pierre Boris l'a qualifiée de « centre nerveux du cacao ivoirien et donc mondial », Boris (2005), p. 15
- (fr) Le climat de la Côte d'Ivoire sur Côte d'Ivoire Tourisme
- Climat : la Côte d'Ivoire peut être divisée en deux zones climatiques
- Loi no 78-07 du 9 janvier 1978
- Tableau 6: Estimations de population, sur Institut national de la statistique (Côte d'Ivoire). Consulté le 30 juillet 2012
- Fiche de Daloa sur le site du world gazetteer
Documentation[modifier]
- Jean-Pierre Boris, Commerce inéquitable, le roman noir des matières premières, Hachette, coll. « Hachette littératures », 2005