Sergio Marchionne

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Sergio Marchionne

Sergio Marchionne (et non Marchione) est né à Chieti chef-lieu de la province du même nom dans les Abruzzes en Italie, en 1952. C'est actuellement l'administrateur délégué (directeur général) du groupe Fiat SpA. Il est aussi vice-président non exécutif du CA du groupe bancaire suisse UBS, depuis février 2008[1],[2]. Enfin, il est membre du conseil d'administration de Philip Morris International[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Diplômé en philosophie et droit de l'Osgoodehall Law School de Toronto au Canada ainsi qu'en économie et commerce à l'University of Windsor du Canada où il a ensuite obtenu un MBA. En 1985 il devient docteur en droit du commerce et est nommé en 1987 procureur légal et avocat dans la province de l'Ontario.

La première partie de sa carrière professionnelle s'est déroulée en Amérique du Nord à des postes de direction. De 1983 à 1985 il travailla pour le cabinet Deloitte Touche. Ensuite il occupa le poste de contrôleur de groupe puis directeur du développement dans le Lawson Mardon Group de Toronto. De 1989 à 1990 il a été vice-président exécutif de Glenex Industries. Il est également agrégé de philosophie.

De 1990 à 1992 il a été responsable du secteur finances de Acklands Ltd. mais aussi responsable du développement légal et d'entreprise pour Lawson Group, racheté par "Alusuisse Lonza" - Algroup. Il y recouvra des postes à fortes responsabilités au siège central à Zurich, jusqu'à en devenir le directeur général.

Il est resté à la tête de Lonza Group Ltd, après sa séparation de Algroup, jusqu'en février 2002, lorsqu'il a été nommé Directeur Général du groupe SGS de Genève, leader mondial des services de contrôle, vérification et certification, un colosse de 46 000 collaborateurs dans le monde, filiale de la holding Fiat à travers l'IFI (aujourd'hui Exor).

Sergio Marchionne est une personne connue et reconnue dans le monde financier pour avoir redressé le groupe suisse en seulement deux ans. C'est pour cette raison principale, suite au décès de Umberto Agnelli et à la démission de Giuseppe Morchio, qui a quitté le groupe Fiat après le refus de la famille Agnelli de lui confier aussi le poste de président du groupe, Sergio Marchionne entre au Conseil d'Administration du groupe Fiat en mai 2003 et est nommé le 1er juin 2004, Directeur Général de Fiat SpA, qui possède le colosse automobile Fiat Group Automobiles, Iveco et CNH, entre autres, et emploie plus de 300 000 personnes. (Le groupe Fiat, par le truchement de la holding financière de la famille Agnelli, IFI, est actionnaire majoritaire de SGS). Depuis 2005, Sergio Marchionne assure également la direction de "Fiat Group Automobiles".

Grâce à sa perspicacité et sa vision de l'avenir, le groupe Fiat renoue avec le succès. Il donne le feu vert à de nombreux modèles : Alfa Romeo 159, Fiat 500 II, Fiat Bravo II, Lancia Delta III, notamment. Il poursuit le développement de la marque Alfa Romeo, déjà relancée par les 156 et 147, et lançant les Brera, 8C, Mito et Giulietta.

Le symbole de la renaissance de la division automobile restera la Fiat Grande Punto, présentée en 2005, la voiture la plus vendue en Italie en 2006 et 2007 et en Europe en 2006.

Grâce au travail réalisé par l'équipe mise en place par Sergio Marchionne, le cours de l'action Fiat est passé de 4 € en 2005 à 23 € en juillet 2007, ce qui permit aux experts financiers de constater que la capitalisation boursière de Fiat était supérieure à celle de General Motors et de Ford réunis.

Après le redressement du Groupe Fiat, remis de son alliance ratée avec General Motors, il se déclare opposé à toute nouvelle fusion et à la recherche de coopérations ciblées à l'instar du groupe PSA Peugeot-Citroën. Mais la crise des subprimes lui fait changer de diagnostic : en décembre 2008, il déclare que seuls les groupes produisant plus de 5 millions de véhicules auront un avenir. Quelques mois plus tard, il annonce un partenariat avec Chrysler dont le groupe hérite de 20 % du capital et en devient le directeur général. En avril 2009, il annonce vouloir acquérir les activités de General Motors en Europe, avec Opel-Vauxhall et Saab et celles de GM Amérique du Sud, afin de constituer le 2e groupe automobile mondial, derrière Toyota[2].

Il reprend le groupe Chrysler, modernise toutes les usines laissées à l'abandon par son ancien propriétaire, Mercedes-Benz,. Les ventes repartent et Fiat acquiert la totalité du capital du groupe américain le 1er janvier 2014.

Titres[modifier | modifier le code]

En 2005 l’université de Windsor lui a conféré le titre d'Honorary Doctor of Laws Degree et il a reçu le 5 octobre 2007 la Laurea Honoris Causa en Economie de l’université de Cassino ainsi que le master honoris causa de la Fondation CUOA.

Le il a obtenu la Laurea Magistrale ad Honorem en ingénierie de gestion de l'École polytechnique de Turin avec le commentaire suivant :

« Pour votre longue et prestigieuse activité de manager au niveau international et pour avoir su redresser la plus importante entreprise industrielle privée d'Italie, en lui redonnant son illustre image et les capacités pour affronter la compétition mondiale. »

Citation[modifier | modifier le code]

« Certains experts en économie sont convaincus que le système européen — pour améliorer la productivité, son efficacité et ses profits — doit converger vers le modèle américain. Je ne crois pas que ce type de convergence soit possible même à moyen terme, ni même que ce soit souhaitable. [...] Tous ces raisonnements sont à plus forte raison valables pour le Sud de l'Italie, où il est prioritaire de combler le fossé (gap) existant avec le reste du pays. Mais la perspective selon laquelle cela doit changer ne peut pas être celle de l'assistance. La culture de l'assistanat produit la dépendance et éteint l'esprit d'initiative et le sens des responsabilités. »

— Sergio Marchionne

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (it) « Chi è Sergio Marchionne (Qui est Sergio Marchionne) », Il Sole 24 ore,‎ 1er juin 2004
  2. a et b « Sergio Marchionne, un patron atypique qui a redressé Fiat », Le Matin,‎ 30 avril 2009 (consulté le 3 mai 2009)
  3. Philip Morris International, « Board of Directors »