Tilman-François Suys

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Tilman-François Suys
Image illustrative de l'article Tilman-François Suys
Le clocher de l'église Saint-Jacques-sur-Coudenberg
clocher édifié par Tilman-François Suys en 1849
Présentation
Naissance 1783
Ostende
Décès 1861 (à 78 ans)
Bruges
Nationalité belge
Mouvement(s) Architecture néoclassique
Ses élèves Félix Laureys

Tilman-François Suys (en néerlandais : Tieleman Franciscus Suys) est un architecte belge né à Ostende le 1er juillet 1783 et mort à Bruges le 11 juillet 1861. Son œuvre exprime de la manière la plus évidente la transition entre le néoclassicisme et la néo-Renaissance italienne.

Éléments biographiques[modifier | modifier le code]

Après des études à l’académie des beaux-arts de Bruges, il entre à l’École des beaux-arts de Paris et est admis, en 1808, dans l’atelier de Charles Percier. Après l’obtention du Prix de Rome en 1812 pour un projet d’hospice, il séjourne à la Villa Médicis où il étudie les temples romains et participe aux premières fouilles archéologiques du forum romain. Il devient ensuite professeur et directeur de la classe d'architecture de l’académie des beaux-arts d’Amsterdam. À Bruxelles on lui confie la construction de la porte Guillaume et à Amsterdam il dirige la reconstruction de l’Église Ronde Luthérienne.

Il succède à Charles Vander Straeten à la fonction d’architecte du roi et participe, à ce titre, à de nombreux chantiers publics : achèvement du palais des Académies, unification de la façade par un péristyle et aménagement intérieur du palais royal, serres du Jardin Botanique et église Saint-Joseph dans le nouveau quartier Léopold dont il trace les plans. Dans la sphère privée, il construit le château Warocquez à Mariemont sur les ruines de la résidence d’été des gouverneurs généraux autrichiens, une aile du palais d’Arenberg à front du Petit Sablon et restaure le château de Bouchout à Meise.

Membre fondateur, depuis 1835, de la Commission royale des Monuments, il consacre une part importante de son temps à la restauration de monuments anciens comme la flèche de l’hôtel de ville de Bruxelles, les bâtiments du sénat et du parlement belge, la porte de Hall et de nombreuses églises dont la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule de Bruxelles, alors collégiale.

Démarche architecturale[modifier | modifier le code]

Figure emblématique de la transition entre néoclassicisme et néo-Renaissance, aux côtés de Renard ou Roelandt, Suys s’illustre par un parti pris de rationalité et de simplicité. Il se caractérise par une remarquable capacité à s'adapter aux conditions locales – climat, matériaux, etc. – sa curiosité pour l'architecture vernaculaire et les traditions régionales. Prônant l’usage du verre et de la pierre bleue issue des carrières wallonnes, symbole de l’industrie nationale, il rompt avec l’aspect traditionnel des façades bruxelloises, enduites et peintes en couleur claire, héritée du classicisme.

Principales réalisations[modifier | modifier le code]

Architecture publique[modifier | modifier le code]

Architecture privée[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  • Anne Van Loo (dir.), Dictionnaire de l'Architecture en Belgique de 1830 à nos jours, Anvers, Fonds Mercator, 2003, 623 p.

Voir aussi[modifier | modifier le code]