Jean-Baptiste Van Moer

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Le Grand Canal, Venise, collection privée

Jean-Baptiste Van Moer né à Bruxelles en 1819 et mort dans la même ville en 1884, est un artiste-peintre belge.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d’un tourneur en bois, Van Moer passe son enfance rue d’Or, dans le quartier des Marolles. Élève de François Bossuet à l'académie de sa ville natale, il participe à l'exposition internationale de Paris de 1855 avec le soutien actif de l’ambassadeur de Belgique. La minutie de ses paysages y est remarquée par la reine Victoria qui lui commande plusieurs dessins. C’est le début de la notoriété qui lui permet de voyager partout en Europe. Il en ramène, notamment, de monumentales vues de Venise dont Léopold II fera l’acquisition pour le palais royal de Bruxelles.

Rentré à Bruxelles, il se fait construire un atelier et un pavillon en bordure du parc Léopold, au n° 65 de la rue du Remorqueur. Dans son atelier à haut plafond qui occupe tout l’étage de la maison, il se consacre désormais à reproduire les maisons du Vieux Bruxelles, menacées de disparition par le projet du voûtement de la Senne. L’initiateur de ces travaux, le bourgmestre Jules Anspach, lui propose de décorer l’hôtel de ville de quinze vues des quartiers appelés à disparaître. Pour s’assurer de l’exactitude des perspectives de ses paysages, il va jusqu’à reproduire dans son atelier l’antichambre du cabinet du bourgmestre où elles seront ensuite placées. C’est cette œuvre, aussi précieuse pour l’art que pour l’histoire de la vieille ville, qui l’a rendu célèbre. Il reste le témoin privilégié des charmes de la ville avant le voûtement hygiènique de la Senne qui la parcourait nonchalamment à la façon des canaux de Bruges.

Enthousiasmé par son travail, le bourgmestre lui demande ensuite de reproduire les monuments modernes du nouveau Bruxelles, dont il ne laissera que des esquisses.

Le successeur d’Anspach, Charles Buls, éminent défenseur de la vieille ville, fera acheter ses aquarelles et ses croquis qui enrichissent encore les collections du Musée de la Ville de Bruxelles. La rue Van Moer à Bruxelles fut nommée d'après le peintre à l'occasion de la prolongation de la rue Allard.

Références[modifier | modifier le code]

  • D. Couvreur, Le Caprice des Dieux, vie et mort des ateliers d'artistes du quartier Léopold, Bruxelles, Altera Éditions, 1996, 125 p.

Lien externe[modifier | modifier le code]

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