Thunder d'Oklahoma City

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Thunder d'Oklahoma City
Logo du club
Généralités
Nom(s) précédent(s) Seattle SuperSonics
1967–2008
Date de fondation 1967
Couleurs Bleu clair, bleu marine, orange, or et blanc
Salle Chesapeake Energy Arena
(19 599 places)
Siège Oklahoma City drapeau.gif Oklahoma City
Drapeau de l'Oklahoma Oklahoma
Drapeau des États-Unis États-Unis
Championnat actuel NBA
Manager Sam Presti
Entraîneur Scott Brooks
Palmarès
National[1] Champion NBA 1978-1979

Le Thunder d’Oklahoma City (en anglais : Oklahoma City Thunder, « le tonnerre d’Oklahoma City ») est une franchise américaine de basket-ball de la NBA basée à Oklahoma City dans l'État de l'Oklahoma. Elle est créée en 1967 sous le nom des Supersonics de Seattle puis délocalisée à l'été 2008. L'équipe porte les couleurs bleue et orange. Les stars Kevin Durant et Russell Westbrook sont deux des meilleurs joueurs du monde à leurs postes respectifs. Le premier a été 4 fois meilleur marqueur en 5 ans et a décrocher un titre de MVP en 2014. Le second est un des meneurs de jeu les plus athlétiques ( dunks, dunks sans élan, contres, rapidité, puissance, rebonds...).

Histoire[modifier | modifier le code]

Supersonics de Seattle (1967-2008)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Supersonics de Seattle.

Le club fait ses débuts en NBA en octobre 1967, en même temps que les San Diego Rockets. Le nom de la franchise, « SuperSonics », est choisi à l'issue d'un concours local. Sur 25000 réponses, SuperSonics est revenu plus de 200 fois, en référence à l'implantation de Boeing dans la ville. Le surnom du club est aussi régulièrement contracté en « Sonics ».
Le premier logo du club est conçu par l'agence publicitaire de David Stern, l'ancien commissaire de la NBA.

Seattle compte dans ses rangs Walt Hazzard, Bob Weiss, Rod Thorn et sélectionne Al Tucker avec le sixième choix de la draft, et Bob Rule avec le septième. Sous la houlette de l'entraîneur Al Bianchi, Hazzard, après trois saisons en demi-teinte chez les Los Angeles Lakers explose enfin chez les Sonics et finit meilleur marqueur du club avec 24 points de moyenne (6e de la ligue) et 6 passes décisives par match (4e de la ligue). Le bilan final, de 23 victoires pour 59 défaites, est typique pour une expansion team, et reste actuellement le pire de l'histoire du club.

Walt Hazzard est échangé à Atlanta durant l'intersaison pour Lenny Wilkens. Wilkens ne déçoit pas en enregistrant 22 points et 8 passes décisives (second dans la ligue) de moyenne. Le meilleur marqueur du club est Bob Rule avec 24 points de moyenne. Mais les performances individuelles de ces deux stars influencent relativement peu les résultats du club qui termine la saison avec 30 victoires. L'entraîneur Al Bianchi est alors limogé durant l'intersaison et est remplacé par Lenny Wilkens, qui officie désormais en tant que joueur-entraîneur. Le club montre ainsi des signes de progression, alors que Wilkens mène la ligue aux passes décisives. Les résultats s'améliorent encore avec 36 victoires pour 46 défaites à la fin de la saison 1969-70.

La progression continue pour la saison 1970-71 avec 38 victoires. Lenny Wilkens est nommé MVP du All-Star Game, mais la grande nouvelle pour le club est la signature de Spencer Haywood, qui a écrasé la concurrence dans la ligue concurrente de la NBA, l'ABA (il est le meilleur marqueur et le meilleur rebondeur de ce championnat). Les Sonics ont dû batailler dur avec les Pistons de Détroit qui détenaient ses droits, mais Haywood est finalement autorisé à rejoindre les Sonics, où il tourne à 20,6 points de moyenne sur 33 matchs.

Haywood devient vite un joueur dominant dans la ligue, avec 26,2 points de moyenne en 1971-72. Mais si le bilan annuel des Sonics s'améliore encore avec 47 victoires pour 35 défaites (première saison à plus de 50 % de victoires dans l'histoire du club), le club ne se qualifie pas pour les playoffs. Durant l'intersaison Lenny Wilkens est échangé aux Cavaliers de Cleveland contre Butch Beard. Ce mouvement marque un arrêt dans la progression du club qui ne remporte que 26 matchs en 1972-73, en dépit des performances de Spencer Haywood (troisième marqueur de la ligue avec 29,2 points de moyenne).

Les Sonics tentent de rebondir pour la saison 1973-74 avec la signature comme entraîneur et General Manager du légendaire Bill Russell. L'arrivée de l'ancien pivot des Celtics est bénéfique au club qui termine avec 36 victoires, 10 de plus que la saison précédente. L'ascension continue la saison suivante et pour la première fois de leur existence les Sonics se qualifient pour les playoffs avec un bilan de 43 victoires pour 39 défaites, bien favorisé par une série de 7 victoires consécutives sur la fin de saison. Ils battent même les Detroit Pistons au premier tour en 3 manches sèches avant d'être éliminés par les futurs champions : les Warriors de Golden State.

Durant l'intersaison 1995, les Sonics récupèrent Eric Snow, sélectionné par Milwaukee, pour servir comme troisième meneur derrière Gary Payton et Nate McMillan.

Dernier logo des Sonics

À la suite du départ de Nate McMillan, qui a répondu favorablement à l'offre lucrative des Trail Blazers de Portland, les Sonics nomment comme entraîneur Bob Weiss, qui était membre de la première équipe des Sonics en 1967. Durant la draft, les Sonics sélectionnent avec le 25e choix le pivot français Johan Petro.

La fin après 41 ans à Seattle[modifier | modifier le code]

Depuis 2006, le club est aux mains d'un homme d'affaires d'Oklahoma City, Clay Bennett, qui souhaitait amener l'équipe dans sa ville, laquelle a accueilli les Hornets de la Nouvelle-Orléans pendant la saison 2005-2006 suite à l'ouragan Katrina. Outre les résultats médiocres des dernières années, le club souffrait en effet de difficultés pour réunir la somme nécessaire (environ 500 millions de dollars) pour la construction d'une nouvelle salle, plus moderne et plus grande que l'actuelle Key Arena. La NBA finit par accéder à la demande de déménagement le 18 avril 2008 (les propriétaires des clubs votant par 28 à 2 en sa faveur). Malgré les nombreuses résistances, de la part des supporters de Seattle, mais aussi de Howard Schultz, président directeur-général de Starbucks, et ancien propriétaire du club, qui entendait poursuivre les investisseurs d'Oklahoma City qui, selon lui, n'auraient pas respecté une des clauses du contrat de vente qui stipulait qu'ils devaient « faire des efforts sincères » (good-faith effort) pour garder l'équipe à Seattle[2], l'annonce officielle du déménagement des Supersonics fut confirmée le 2 juillet 2008. La franchise change de couleurs et prend le nom de Oklahoma City Thunder. Les couleurs et le nom de Supersonics appartenant toujours à la ville de Seattle, cela laisse un espoir de revoir, un jour, une autre franchise revenir sous le nom des Supersonics.

Thunder d'Oklahoma City (2008-2011)[modifier | modifier le code]

Lors de la saison 2008-2009, malgré les arrivées de Russell Westbrook et de Jeff Green, le Thunder d'Oklahoma City termine cinquième et dernier de la Northwest Division avec un bilan de 23 victoires et 59 défaites. Le 22 novembre 2008, l'entraineur P.J. Carlesimo est limogé suite à un bilan de 1 victoire pour 12 défaites. Il est remplacé par l'assistant Scott Brooks qui assurera l'intérim jusqu'en fin de saison, et qui sera ensuite maintenu par le club. Après un début difficile (3-29), le Thunder commence à montrer des signes de progrès, en finissant la saison à 20-30 sur les 50 derniers matchs.

Durant l'intersaison, peu de changements sont apportés, les dirigeants du club préférant continuer à reconstruire l'équipe autour du noyau composé de Kevin Durant, Jeff Green et de Russell Westbrook. L'équipe choisit James Harden de l'Université d'État de l'Arizona avec le 3e choix de la Draft NBA 2009. Le Thunder choisit également le français Rodrigue Beaubois avec le 25e choix, mais il est immédiatement envoyé aux Mavericks de Dallas en échange du 24e choix, Byron Mullens. L'équipe signe également les vétérans Etan Thomas et Kevin Ollie. Enfin, le 22 décembre 2009, l'équipe récupère par un échange avec le Jazz de Utah le rookie Eric Maynor, qui sera le meneur remplaçant pour le reste de la saison.

Les progrès du duo Kevin Durant-Russell Westbrook permettent à l'équipe la plus jeune de la NBA de réaliser une saison remarquable, terminant avec un bilan de 50 victoires pour 32 défaites, et se qualifiant pour les Playoffs en finissant à la 8e place de la Conférence Ouest. Scott Brooks remporte le titre de Coach de l'année.

Au premier tour des playoffs, le Thunder rencontre alors les Lakers de Los Angeles, champions en titre. Après avoir perdu les deux premiers matchs à Los Angeles, l'équipe remporte les deux matchs suivants à domicile, avec notamment une victoire de 21 points lors du match 4. Cependant, le Thunder sera éliminé suite à une défaite à domicile 94-95 lors du Match 6.

La saison 2010-2011 démarre sous les meilleurs auspices pour le Thunder à l'image de ses deux stars Kevin Durant et Russell Westbrook qui viennent de remporter les championnats du monde avec Team USA. L'équipe est désormais capable de rivaliser avec les grosses écuries de la Conférence Ouest. Avant le All Star Game le Thunder se stabilisent dans le top 5 de leur conférence avec déjà plus de 30 victoires à mi-parcours.

Avec l'intérêt de renforcer leur raquette, un peu fébrile ils décident de transférer Jeff Green et Nenad Krstić à Boston contre Nate Robinson et Kendrick Perkins. Perkins sera donc le nouveau pivot titulaire il sera associé dans la raquette au prometteur Congolais Serge Ibaka. Nate Robinson quant à lui servira de remplaçant de luxe pour le poste de meneur de jeu et d'arrière.

Ces transferts se révèlent efficaces, le Thunder devenant champion de la division Northwest à l'issue de la saison régulière. Après avoir battu les Nuggets de Denver (4 à 1) et les Grizzlies de Memphis (4 à 3). En finale de conférence, le Thunder chute face aux futurs champions NBA, les Mavericks de Dallas. Malgré un succès à l'extérieur lors du match 2, les Mavericks s'imposent 4 à 1, privant l'équipe du Thunder de ses premières Finals.

À la conquête du titre (depuis 2011)[modifier | modifier le code]

Lors de la saison 2011-2012 raccourcie pour cause de lock-out, le Thunder est clairement l'un des favoris pour le titre NBA. Les joueurs sont jeunes et ont assez d'expérience pour prétendre au titre. La franchise tient son rang durant la saison régulière. Elle doit toutefois se passer de Eric Maynor, blessé pour toute la saison. La star de l'équipe, Kevin Durant, termine au premier rang des marqueurs de la ligue et est devancée par LeBron James lors du vote désignant le meilleur joueur de la saison. De plus, l'arrière remplaçant James Harden est élu meilleur 6e homme de l'année.

Pendant les playoffs, les joueurs du Thunder arrivent à battre facilement le champion en titre, les Mavericks de Dallas, sur le score de quatre à zéro au premier tour, puis les Lakers de Los Angeles quatre à un, et ensuite les Spurs de San Antonio, quatre à deux. Lors de cette finale de la Conférence Ouest, le Thunder est mené par deux à zéro avant de remporter les quatre rencontres suivantes. Lors de la finale NBA, le Thunder est opposé au Heat de Miami. Le Thunder remporte le premier match par 105-94 au Chesapeake Energy Arena avant de s'incliner dans sa salle pour le second match. Les trois matches suivants se déroulent à Miami et sont tous remportés par le Heat qui gagne le titre de champion NBA.

Ils attaquent la saison 2012-2013 en se séparant du meilleur 6e homme de la saison précédente, James Harden, contre trois choix de draft futures, Kevin Martin et Jeremy Lamb dans un échange avec les Rockets de Houston

Et la saison 2012-2013 réussit bien au Thunder qui termine 1er de la Conférence ouest avec un bilan de 60 victoires pour 22 défaites, devançant les Spurs de San Antonio.

Les Playoffs 2013 opposent le Thunder aux Rockets de Houston lors du 1er tour, l'occasion de retrouvailles avec James Harden parti de l'Oklahoma l'été précédent. Le Thunder remporte finalement la série 4-2, victoire cependant ternie par la blessure du meneur All Star Russell Westbrook pour la suite des Playoffs. En demi-finale de Conférence, ce sont les Grizzlies de Memphis qui se dressent sur la route d'Oklahoma City. Après une victoire dans le premier match, le Thunder chute à 4 reprises et s'incline en 5 matches, trop affaibli par la perte de sa deuxième menace offensive.

Noms successifs[modifier | modifier le code]

Salles[modifier | modifier le code]

Palmarès[modifier | modifier le code]

En tant que Seattle SuperSonics :

Depuis l'installation à Oklahoma City :

  • 4 titres de champion de conférence au total.
  • 9 titres de champion de division au total.

Effectif actuel[modifier | modifier le code]

Oklahoma City Thunder
Effectif actuel
Entraîneur : Scott Brooks Drapeau des États-Unis
Pivot 12 Drapeau de la Nouvelle-Zélande Steven Adams Pittsburgh
Ailier fort, Pivot 4 Drapeau des États-Unis Nick Collison Kansas
Ailier 35 Drapeau des États-Unis Kevin Durant (C) Injured Texas
Ailier fort 9 Drapeau de l'Espagne Serge Ibaka Espagne
Meneur 15 Drapeau des États-Unis Reggie Jackson Boston College
Ailier 7 Drapeau des États-Unis Grant Jerrett (R) Injured Arizona
Ailier 3 Drapeau des États-Unis Perry Jones Baylor
Meneur, Arrière 11 Drapeau des États-Unis Jeremy Lamb Connecticut
Ailier fort 33 Drapeau des États-Unis Mitch McGary (R) Injured Michigan
Meneur 2 Drapeau des États-Unis Anthony Morrow Georgia Tech
Pivot 5 Drapeau des États-Unis Kendrick Perkins Injured Clifton J. Ozen HS, Texas
Arrière, Ailier 21 Drapeau des États-Unis André Roberson Colorado
Meneur 31 Drapeau des États-Unis Sebastian Telfair Abraham Lincoln High School
Ailier fort 42 Drapeau des États-Unis Lance Thomas Duke
Meneur 0 Drapeau des États-Unis Russell Westbrook (C) UCLA
(C) - Capitaine (AL) - Agent libre (R) - Rookie (ou Recrue) - Injured Blessé

Meilleurs marqueurs de l'Histoire de la franchise[modifier | modifier le code]

Place Nom du joueur Pays Points
1er Gary Payton 1990 - 2003 Drapeau des États-Unis États-Unis 18 207
2e Kevin Durant 2007 - Drapeau des États-Unis États-Unis 14 851
3e Fred Brown 1971 - 1984 Drapeau des États-Unis États-Unis 14 018
4e Jack Sikma 1977 - 1986 Drapeau des États-Unis États-Unis 12 034
5e Rashard Lewis 1998 - 2007 Drapeau des États-Unis États-Unis 10 251
6e Shawn Kemp 1989 - 1997 Drapeau des États-Unis États-Unis 10 148
7e Gus Williams 1977 - 1984 Drapeau des États-Unis États-Unis 9 676
8e Dale Ellis 1986 - 1991 / 1997 - 1999 Drapeau des États-Unis États-Unis 9 405
9e Russell Westbrook 2008 - Drapeau des États-Unis États-Unis 8 834
10e Xavier McDaniel 1985 - 1990 Drapeau des États-Unis États-Unis 8 438
Dernière mise à jour : le 25 juin 2014
En gras : Joueurs évoluant toujours dans la franchise

Records de la franchise[modifier | modifier le code]

Les records individuels pour la franchise sont[3] :

  • Meilleur marqueur: Gary Payton (18 207 points).
  • Meilleur passeur: Gary Payton (7 384 passes décisives).
  • Meilleur rebondeur: Jack Sikma (7 729 rebonds).
  • Meilleur contreur: Shawn Kemp (959 contres).
  • Meilleur intercepteur: Gary Payton (2 107 interceptions).
  • Tirs marqués : Gary Payton (7292 tirs primés)
  • Meilleur pourcentage au tir : James Donaldson (58.4%)
  • 3 points marqués : Rashard Lewis (973 tirs primés)
  • Meilleur pourcentage à 3 points : Kevin Martin (43.5%)*
  • Lancers-franc marqués : Kevin Durant (3721 tirs primés)*
  • Meilleur pourcentage au lancer-franc : Ricky Pierce (90.6%)
  • Matchs joués: Gary Payton (999 matchs joués).

Dernière mise à jour: le 18 avril 2013.

Galerie[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Seuls les principaux titres en compétitions officielles sont indiqués ici.
  2. (en) NBA Owners Approve SuperSonics' Move to Oklahoma, bloomberg.com, 18 avril 2008
  3. (en) « Oklahoma City Thunder Career Leaders », sur basketball-reference.com (consulté le 18 avril 2013)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]