Gare de La Roche-sur-Yon

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La Roche-sur-Yon
Image illustrative de l'article Gare de La Roche-sur-Yon
Bâtiment voyageurs et entrée de la gare.
Localisation
Pays France
Ville La Roche-sur-Yon
Adresse Place d'Estienne d'Orves
85000 La Roche-sur-Yon
Coordonnées géographiques 46° 40′ 21″ N 1° 26′ 08″ O / 46.672601, -1.435604 ()46° 40′ 21″ Nord 1° 26′ 08″ Ouest / 46.672601, -1.435604 ()  
Gestion et exploitation
Propriétaire RFF / SNCF
Exploitant SNCF
Services TGV
Intercités
TER Pays de la Loire
Fret SNCF
Caractéristiques
Ligne(s) Nantes-Orléans à Saintes
Nantes-État à La Roche-sur-Yon par Sainte-Pazanne
Les Sables-d'Olonne à Tours
Voies 5 + voies de service
Quais 4
Altitude 74 m
Historique
Mise en service 24 décembre 1866
Correspondances
Bus et cars voir Intermodalité

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
La Roche-sur-Yon

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(Voir situation sur carte : Vendée)
La Roche-sur-Yon

Géolocalisation sur la carte : La Roche-sur-Yon

(Voir situation sur carte : La Roche-sur-Yon)
La Roche-sur-Yon

La gare de La Roche-sur-Yon est une gare ferroviaire française située sur le territoire de la commune de La Roche-sur-Yon, préfecture du département de la Vendée en région Pays de la Loire.

Gare de bifurcation, elle se trouve sur la ligne de Nantes-Orléans à Saintes et sur la ligne des Sables-d'Olonne à Tours. Elle était également sur la ligne de Nantes-État à La Roche-sur-Yon par Sainte-Pazanne jusqu'à son déclassement en 1996.

Elle est mise en service en 1866, sous le nom de Napoléon-Vendée, par la Compagnie des chemins de fer de la Vendée. C'est une gare de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), desservie par le TGV, des Intercités et des trains express régionaux TER Pays de la Loire. Elle assure le service du fret.

Situation ferroviaire[modifier | modifier le code]

Établie à 74 mètres d'altitude, la gare de La Roche-sur-Yon est située au point kilométrique (PK) 75,999[1] de la ligne de Nantes-Orléans à Saintes, entre les gares ouvertes de Belleville (Vendée) et de Luçon. Elle est séparée de cette dernière par les gares aujourd'hui fermées de Nesmy, Les Courtesolles, Champ-Saint-Père, La Bretonnière et Les Magnils-Reigniers.

Gare de bifurcation, elle se trouve également au PK 36,055 de la ligne des Sables-d'Olonne à Tours, entre les gares ouvertes de La Mothe-Achard et de La Chaize-le-Vicomte. Elle est séparée de la gare de La Mothe-Achard par les gares aujourd'hui fermées de Sainte-Flaive et Les Clouzeaux. Enfin, la gare était le terminus de la ligne de Nantes-État à La Roche-sur-Yon par Sainte-Pazanne, au PK 110,47, après la gare de La Génétouze, ligne déclassée entre l'ancienne gare de Commequiers et La Roche-sur-Yon.

Histoire[modifier | modifier le code]

La verrière de la gare, dans les années 1910.

Le chemin de fer est arrivé à la Roche-sur-Yon le 24 décembre 1866 lors de l'ouverture de la ligne entre Nantes et Les Sables-d'Olonne via le chef-lieu de la Vendée, la section La Roche-sur-Yon aux Sables-d'Olonne ayant été construite par la Compagnie des chemins de fer de la Vendée. La ville s'appelait alors Napoléon-Vendée, nom qu'elle a gardé pendant tout le Second Empire et qui reste encore inscrit sur le bâtiment de la gare. Le 12 août 1875, la ligne entre La Roche-sur-Yon et La Rochelle est achevée par la Compagnie des Charentes. Puis les lignes vers Bressuire et Saint-Gilles-Croix-de-Vie ont été ouvertes.

La gare perd son trafic voyageurs vers la gare de Commequiers le 18 janvier 1970[2], et son trafic fret le 1er février 1971. Il reste cependant un trafic fret jusqu'à Coëx qui disparaîtra en 1995[3], avant le déclassement officiel de la ligne le 10 avril 1996[4]. La ligne a fait place à une piste cyclable[5].

En 2000, le TGV dessert La Roche-sur-Yon et Les Sables-d'Olonne depuis Paris grâce à la volonté du président du Conseil général de la Vendée, Philippe de Villiers. La ligne entre Nantes et Les Sables-d'Olonne n'étant pas électrifiée, la SNCF a proposé, à contre-cœur[6], comme solution technique, de tracter la rame de TGV par une locomotive diesel CC 72000. Cet attelage que l'on ne rencontre qu'en situation dégradée habituellement (panne d'un TGV) devait permettre aux voyageurs en provenance de Paris de rejoindre Les Sables-d'Olonne sans changement en gare de Nantes. Ce dispositif temporaire aurait dû disparaître lors de l'électrification de la ligne prévue initialement en 2006. Il était subventionné par le département de la Vendée, la région des Pays de la Loire, les communautés de communes du Pays Yonnais et des Olonnes. Le « TGV Vendée » (appelé « TGV Mogette » par ses détracteurs) a cessé d'exister en décembre 2004 en raison des coûts d'exploitation sans cesse plus élevés que ne souhaitait pas supporter la Région (la SNCF annonçait 1,5 M€ de surcoût par an[7]). Les détracteurs de ce TGV tracté craignaient que la circulation d'un TGV en traction autonome ne fasse perdre tout espoir d'électrification de la ligne. Ce fut le contraire : la très bonne fréquentation de cet éphémère TGV tracté (augmentation de la fréquentation de 50 % en moins d'une année[8]) a assuré l'électrification de la ligne envisagée dès 2001[8].

Pour les besoins de modernisation de la gare (remplacement de la signalisation mécanique par une signalisation lumineuse, électrification, voies banalisées en gare, etc.), les trois postes à commandes individuelles à leviers ont cessé de fonctionner le pour être remplacés par un poste d'aiguillage informatique à technologie PC.

L'électrification de la ligne Nantes - La Roche-sur-Yon - Les Sables-d'Olonne s'est achevée fin 2008[9]. Le 14 décembre, les premiers TGV à traction électrique entraient en gare de La Roche-sur-Yon[10] ,[11]. Une passerelle piétonne, remplaçant la première qui datait de 1908, conçue par l'architecte Bernard Tschumi, ainsi que des parkings ont été inaugurés le 6 février 2010 tandis que le bâtiment voyageurs rénové le fut le 31 août 2010.

Service des voyageurs[modifier | modifier le code]

Accueil[modifier | modifier le code]

Gare SNCF, la gare de La Roche-sur-Yon dispose d'un bâtiment voyageurs, avec guichets, ouvert tous les jours et équipé de distributeurs automatiques de titres de transport[12]. C'est une gare « Accès Plus » disposant d'aménagement pour l'accessibilité des personnes à mobilité réduite[12].

Desserte[modifier | modifier le code]

TGV Atlantique[modifier | modifier le code]

La gare est desservie par deux allers-retours quotidiens (trois en été) du TGV Atlantique circulant entre Paris-Montparnasse et Les Sables-d'Olonne, via Nantes[13].

Intercité[modifier | modifier le code]

La gare est desservie par trois allers-retours quotidiens Intercité (avec renforts en fin de semaine et l'été) circulant entre Nantes et Bordeaux-Saint-Jean[14]. Au-delà de Nantes, un aller-retour est prolongé jusqu'à Quimper et au-delà de Bordeaux, un autre est prolongé jusqu'à Toulouse-Matabiau[14].

TER Pays de la Loire[modifier | modifier le code]

La Roche-sur-Yon est desservie par des trains TER Pays de la Loire circulant principalement entre Nantes et Les Sables-d'Olonne[13].
Elle est desservie aussi par un aller-retour TER en semaine circulant entre Nantes et La Rochelle-Ville[15].
En semaine, elle est également desservie par un aller-retour TER à destination de Thouars, et par deux allers-retours à destination de Chantonnay[16]. Depuis l'été 2013, la gare est également desservie par un aller-retour TER circulant entre Saumur et Les Sables-d'Olonne les samedis et dimanches de juillet et août, afin de permettre de passer l'après-midi ou le week-end dans la station balnéaire des Sables-d'Olonne (« train des plages »)[17],[18],[16].

Intermodalité[modifier | modifier le code]

La gare est desservie par les lignes de bus urbains n° 6, 7A, 7B et 8 du réseau Impulsyon[19]. Elle est équipée de parkings pour vélos et véhicules routiers[12].

Service des marchandises[modifier | modifier le code]

Cette gare est ouverte au service du fret[20] (train massif et manutention de grands conteneurs).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Livre : Nouvelle géographie ferroviaire de la France par Gérard Blier, Tome 2, Planche 48.
  2. Historail n°17 d'avril 2011, p. 66.
  3. Historail n°17 d'avril 2011, p. 100 et 119.
  4. Journal Officiel de la République Française du 18 avril 1996, page 5 953.
  5. Fiche de la piste cyclable La Roche-siur-Yon - Coëx, consultée le 25 août 2013.
  6. « Le TGV des Sables-d'Olonne sera lent et sans électricité. Afin d'éviter aux vacanciers un changement de train, Villiers exige une solution aberrante. La SNCF renâcle. », article du 25 février 1998 de Libération.
  7. Dossier de presse des 100 premiers jours de mandature de Jacques Auxiette, page 8
  8. a et b « La ligne SNCF Les Sables-d'Olonne - Nantes va être électrifiée », article du 11 juillet 2001 des Echos, consulté le 17 août 2013.
  9. « Nantes-Les Sables est électrifiée », article du 23 octobre 2008 de 20 minutes, consulté le 17 août 2013.
  10. « Ligne Nantes/La Roche-sur-Yon/Les Sables-d’Olonne en marche ! », article sur le site officiel de la Région, consulté le 17 août 2013.
  11. « Le TGV Paris - Sables-d'Olonne inauguré aujourd'hui », article du 11 décembre 2008 de Libération, consulté le 17 août 2013.
  12. a, b et c Informations pratiques sur la gare de La Roche-sur-Yon, sur le site SNCF TER Pays de la Loire, consulté le 21 septembre 2013.
  13. a et b Fiche horaire TER n°8, des Pays de la Loire, valable du 7 juillet au 29 septembre 2013.
  14. a et b Fiche horaire n°263 d'Intercité, valable du 7 juillet au 14 décembre 2013.
  15. Fiche horaire TER n°9 des Pays de la Loire, valable du 7 juillet au 20 octobre 2013.
  16. a et b Fiche horaire TER n°14 des Pays de la Loire, valable du 7 juillet au 14 décembre 2013.
  17. « Bressuire. Le Train des plages revient en gare », article du Courrier de l'Ouest du 3 juillet 2013, consulté le 17 août 2013.
  18. « Un train des plages entre Saumur et Les Sables cet été », article de Ouest-France du 19 février 2013, consulté le 17 août 2013.
  19. [PDF] Plan du réseau Impulsyon, hiver 2013/2014, consulté le 21 septembre 2013.
  20. Site Fret SNCF : la gare de la Roche-sur-Yon.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]


Origine Arrêt précédent Train Arrêt suivant Destination
Paris-Montparnasse Nantes TGV Les Sables-d'Olonne Les Sables-d'Olonne
Quimper
ou Nantes
Nantes Intercités Luçon Bordeaux-Saint-Jean
ouToulouse-Matabiau
Nantes Belleville (Vendée) TER Pays de la Loire La Mothe-Achard
ou Les Sables-d'Olonne
Les Sables-d'Olonne
Nantes Belleville (Vendée) TER Pays de la Loire Luçon Luçon
ou La Rochelle
Thouars La Chaize-le-Vicomte TER Pays de la Loire Terminus Terminus
Saumur Chantonnay TER Pays de la Loire
(Saisonnier l'été)
La Mothe-Achard
ou Les Sables-d'Olonne
Les Sables-d'Olonne