Joseph Macé-Scaron

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Joseph Macé-Scaron, né le 29 mars 1958, est un journaliste et essayiste français.

Sommaire

[modifier] Biographie

Il poursuit ses études, après son baccalauréat, par une hypokhâgne, puis une khâgne (classes préparatoires littéraires aux grandes écoles) au lycée Pasteur, à Neuilly-sur-Seine[1]. Il entre ensuite en 3e année à la faculté de Nanterre d'où il sort licencié, diplômé en Histoire et Philosophie pour entrer par la suite à l'Institut d'études politiques.

Il a été reporter au journal Magazine Hebdo (1983-1985), chef adjoint du service politique du Figaro (1985-1995), grand reporter au Point (1995), rédacteur en chef au Figaro responsable des pages Idées, puis directeur de la rédaction du Figaro Magazine (2003) dont il a été démis quelques mois après l'arrivée de son nouveau propriétaire Serge Dassault.

Le 16 avril 2007, Joseph Macé-Scaron affirme qu'il a été « démissionné » du Figaro pour avoir refusé de céder à des pressions sarkozystes. Face à l'avocat Rodolphe Bosselut qui prend la défense du candidat présenté par l'UMP à l'élection présidentielle de 2007, Joseph Macé-Scaron dénonce les menaces qui sont selon lui exercées par Nicolas Sarkozy sur l'ensemble des journalistes politiques[2].

Il est aujourd'hui directeur adjoint de l'hebdomadaire Marianne, directeur du mensuel Le Magazine Littéraire et producteur d'une émission de critique littéraire sur France Culture : Jeux d'épreuves (cette émission n'a pas été renouvelée à l'automne 2011). Il collabore à diverses revues ainsi qu'à de nombreuses émissions audiovisuelles : sur RTL, en tant que polémiste régulier dans l'émission de Christophe Hondelatte On refait le monde, chroniqueur au Grand Journal de Canal+, animé par Michel Denisot, débatteur dans Le 22h30 > 00h30 : LA GRANDE EDITION d'i>Télé[3], etc.

En février 2011, Joseph Macé-Scaron devient chroniqueur dans l'émission C à vous où il remplace Nicolas Poincaré, parti sur Europe 1[3]. Quelques jours plus tard, il arrête sa collaboration avec l'émission d'Alessandra Sublet[4].

En août 2011, Acrimed révèle que, dans son roman Ticket d'entrée, Joseph Macé-Scaron a repris quelques passages de la traduction française de American rigolos : chroniques d'un grand pays de Bill Bryson sans citer ce dernier[5]. L'Express pointe des faits similaires pour Trébizonde avant l'oubli ; cette fois, la source est le livre de Ernst Jünger Premier journal parisien, 1941-1943[6], tandis que Le Monde, reprenant un numéro de 1999 du Canard enchaîné, fournit un autre exemple datant de 1998 pour Le Cavalier de minuit[7]. Joseph Macé-Scaron rejette les accusations de plagiat et se défend en évoquant des « emprunts » — dont seraient coutumiers tous les auteurs — et le concept d'intertextualité[8]. En septembre 2011, L'Express signale aussi les « emprunts » faits par Joseph Macé-Scaron en tant que journaliste à divers critiques littéraires[9].

[modifier] Bibliographie

Il a publié trois romans, Trébizonde avant l'oubli (Laffont), Le Cavalier de minuit (Julliard) qui a reçu le prix du Livre d'aventure et Ticket d’entrée (Grasset) mais surtout des essais :

  • Les Politocrates a été couronné du prix du Livre politique
  • La Tentation communautaire (Paris : Plon, 2001), un des premiers essais à s'interroger sur les méfaits du communautarisme.
  • Montaigne, notre nouveau philosophe a reçu le prix de la maçonnerie française 2003 dans la catégorie humanisme et le prix Charles Oulmont de la Fondation de France.
  • L'Homme libéré (Paris : Plon, 2004).
  • Ticket d'entrée, (éd. Grasset, mai 2011). - Prix de La Coupole 2011[10]

[modifier] Notes et références

[modifier] Liens externes

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