Joseph Macé-Scaron

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Joseph Macé-Scaron
Naissance (57 ans)
à Paris (Île-de-France)
Nationalité Drapeau : France Française
Profession journaliste
Autres activités essayiste, romancier
Médias
Média principal presse écrite
Pays Drapeau de la France France
Fonction directeur du magazine Marianne
Autres médias télévision : i>Télé

Joseph Macé-Scaron, né le à Paris[1], est un journaliste, essayiste et romancier français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un légionnaire[2] et d'une vendeuse, Joseph Macé-Scaron est élevé par sa mère. À l'âge de 15 ans, il rencontre Bertrand Renouvin et devient compagnon de route de la Nouvelle Action française pour laquelle il rédige des critiques de cinéma[3] et cofonde Le Lys rouge. Celui-ci lui donne la passion de la politique. Par le biais de Renouvin, il rencontre Maurice Clavel qui le forme à son tour[1].

Après son baccalauréat, il fait des études de lettres, d'abord comme élève des classes préparatoires littéraires (hypokhâgne et khâgne) du lycée Pasteur de Neuilly-sur-Seine[1] puis du lycée Jules Ferry à Paris. Il étudie à la faculté des lettres de l'université de Nanterre d'où il sort licencié en histoire ; il entre ensuite à l'Institut d'études politiques de Paris où il côtoie Nicolas Sarkozy puis Jacques Barrot (dont il devient l'assistant parlementaire) et François Bayrou[1]. Rédacteur en chef de Démocratie moderne et collaborateur de France-Forum, il est à cette époque secrétaire national du C.D.S.

Il devient journaliste : il est successivement reporter au journal Magazine Hebdo (1983-1985), chef adjoint du service politique du Figaro (1985-1995), grand reporter au Point (1995), rédacteur en chef au Figaro responsable des pages Idées, puis directeur de la rédaction du Figaro Magazine (2003) dont il est démis quelques mois après l'arrivée de son nouveau propriétaire Serge Dassault.

Le 16 avril 2007, Joseph Macé-Scaron indique avoir été contraint de démissionner du Figaro pour avoir refusé de céder à des pressions venant de Nicolas Sarkozy. Face à l'avocat Rodolphe Bosselut qui prend la défense du candidat présenté par l'UMP à l'élection présidentielle de 2007, Joseph Macé-Scaron dénonce les menaces qui sont selon lui exercées par Nicolas Sarkozy sur l'ensemble des journalistes politiques[4].

Il collabore à diverses revues ainsi qu'à de nombreuses émissions audiovisuelles : sur RTL, en tant que polémiste régulier dans l'émission de Marc-Olivier Fogiel On refait le monde, chroniqueur au Grand Journal de Canal+, animé par Michel Denisot, débatteur dans Le 22 h 30 > 00 h 30 : La Grande Édition d'i>Télé[5], etc. En , il devient chroniqueur dans l'émission C à vous où il remplace Nicolas Poincaré, parti sur Europe 1[5]. Quelques jours plus tard, il arrête sa collaboration avec l'émission d'Alessandra Sublet[6].

Il fut producteur d'une émission de critique littéraire sur France Culture, Jeux d'épreuves[7] de 2006 à 2011.

En décembre 2013, il prend la succession de Laurent Neumann à la tête de la rédaction de l'hebdomadaire Marianne[8].

En octobre 2014, il publie le contre-pamphlet La Panique Identitaire[9] en réponse à l'essai Le Suicide français d'Éric Zemmour[10]. Marianne et Le Point en font une critique élogieuse[11],[12] tandis que certains sites comme Riposte laïque accusent son auteur d'être, entre autres, d'une très grande partialité[13].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il a eu un fils avec son épouse avant de déclarer son homosexualité.

Accusations de plagiat[modifier | modifier le code]

En , Acrimed révèle que, dans son roman Ticket d'entrée, Joseph Macé-Scaron a repris quelques passages de la traduction française de American rigolos : chroniques d'un grand pays de Bill Bryson sans citer ce dernier et en maquillant l'emprunt par la substitution de certains mots[14]. L'Express pointe des faits similaires pour Trébizonde avant l'oubli ; cette fois, la source est le livre de Ernst Jünger Premier journal parisien, 1941-1943[15], tandis que Le Monde, reprenant un numéro de 1999 du Canard enchaîné, fournit un autre exemple datant de 1998 pour Le Cavalier de Minuit [16].

Joseph Macé-Scaron rejette les accusations de plagiat et se défend en évoquant des « emprunts » — dont seraient coutumiers tous les auteurs — et le concept d'intertextualité[17].

À nouveau, en , L'Express signale aussi des « emprunts » faits par Joseph Macé-Scaron en tant que journaliste à divers critiques littéraires[18].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Il a publié trois romans, Trébizonde avant l'oubli (Robert Laffont), Le Cavalier du Minuit (Julliard), qui a reçu le prix du Livre d'aventure, Ticket d'entrée (Grasset), et surtout des essais :

  • La Galaxie Barre (Le Table Ronde, 1988) puis Les Politocrates (Seuil, 1993), couronné du prix du Livre politique
  • La Tentation communautaire (Paris, Plon, 2001), un des premiers essais à s'interroger sur les méfaits du communautarisme
  • Montaigne, notre nouveau philosophe, prix de la maçonnerie française 2003 dans la catégorie « humanisme » et prix Charles Oulmont de la Fondation de France
  • L'Homme libéré (Paris, Plon, 2004)
  • Ticket d'entrée (Paris, Grasset, mai 2011), prix de La Coupole 2011[19]
  • La Panique identitaire (Paris, Grasset, 2014)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]