Mésanger

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Mésanger
Le Beusse, en amont du plan d'eau Le Pont Cornouaille.
Le Beusse, en amont du plan d'eau Le Pont Cornouaille.
Blason de Mésanger
Blason
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Ancenis
Canton Ancenis
Intercommunalité Communauté de communes du Pays d'Ancenis
Maire
Mandat
Jean-Bernard Garreau
2014-2020
Code postal 44522
Code commune 44096
Démographie
Gentilé Mesangéens
Population
municipale
4 499 hab. (2011)
Densité 90 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 26′ 02″ N 1° 13′ 49″ O / 47.4338888889, -1.2302777777847° 26′ 02″ Nord 1° 13′ 49″ Ouest / 47.4338888889, -1.23027777778  
Altitude Min. 7 m – Max. 76 m
Superficie 49,75 km2
Localisation

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Liens
Site web mesanger.fr

Mésanger est une commune de l'Ouest de la France, dans le département de la Loire-Atlantique (région Pays de la Loire).

Géographie[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 49,75 km2 (4 975 ha).

Situation[modifier | modifier le code]

Mésanger est située à 40 km environ au nord-est de Nantes et à 8 km au nord d’Ancenis.

Les communes limitrophes sont Ancenis au sud, Couffé au sud-ouest, Mouzeil à l'ouest, Teillé puis Pannecé au nord, Pouillé-les-Coteaux au nord-est, La Roche-Blanche à l'est.

Selon le classement établi par l'Insee en 1999, Mésanger est une commune rurale monopolarisée qui fait partie de l'aire urbaine d'Ancenis et de l'espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire (cf. Liste des communes de la Loire-Atlantique).

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Relief

La campagne mesangéenne est un paysage d'openfield consacré principalement à la culture céréalière.

Le site est vallonné, l’altitude variant entre 9 et 77 mètres[1]. Le bourg s’est développé dans une sorte de cuvette.

Hydrographie

Un petit ruisseau, le Beusse, prend sa source sur le sol de la commune. Il alimente le plan d’eau Le Pont Cornouaille, situé au nord du bourg, puis rejoint à Couffé un autre cours d'eau, formant le Hâvre, qui se jette dans la Loire à Oudon.

Il existe deux autres plans d'eau à Mésanger : le Bouineau et la Bonne Vallée.

Géographie humaine[modifier | modifier le code]

Lieux-dits, hameaux et écarts

Les habitations sont réparties entre le bourg, une quinzaine de gros villages et cent huit villages et hameaux[2]. Le bourg s’est considérablement développé ces dernières années en raison de la forte croissance démographique de la commune.

Typologie de l'occuptation du sol

Comme dans toute commune rurale, la grande majorité du sol est occupée par des terres agricoles. En 2000, la SAU (Superficie agricole utilisée) était de 4 028 ha sur les 4975 que compte la commune[3].

Malgré le remembrement qui a eu lieu en 1968, le paysage mésangéen reste un paysage de bocage.

Voies de communication

La commune est traversée par plusieurs routes départementales :

Mésanger est à proximité immédiate de l’échangeur d’Ancenis sur l’autoroute A11 ParisNantes.

Climat[modifier | modifier le code]

Mésanger bénéficie d'un climat océanique doux et humide. Le courant de la Loire, distant de 8 km du bourg, apporte une relative sécheresse l'été. Un micro climat que l'on retrouve sur une dizaine de km au nord de son cours[1].

Relevé météorologique de Ancenis (à 8 km au Sud de Mésanger) sur la période 1971 - 2000
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc.
Température minimale moyenne (°C) 2,7 2,8 4,1 5,5 9 11,6 13,6 13,6 11,2 8,5 4,8 3,5
Température moyenne (°C) 5,6 6,4 8,5 10,5 14,3 17,3 19,7 19,8 16,8 12,9 8,4 6,4
Température maximale moyenne (°C) 8,5 9,9 12,9 15,4 19,5 23 25,7 25,9 22,4 17,3 12 9,3
Source : Site de Météo-France [2]


Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Mésanger (qui évoque un nom d'oiseau, la mésange), viendrait en fait de l'ancien français mesean : « lépreux ». Étymologiquement, Mésangé signifie donc « Pays des lépreux ». La présence de lépreux à l'époque du Moyen Âge – sur un territoire bien plus grand qu'actuellement – est certaine[2].

Mésanger possède un nom en gallo, la langue d'oïl locale : Mezanjaer (écriture ELG, prononcé [mə.zɑ̃.ʒə ])[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

D'après Histoire de Mésanger de 1983[1].

Époque gallo-romaine[modifier | modifier le code]

En l’an 55 av. JC, les Romains envahissent l’Armorique. Il existe des traces d’exploitation des carrières de calcaires, datant de cette époque, à la limite de Mésanger. Plusieurs voies romaines ont traversé le territoire actuel de la commune :

  • L’une passait à Tacon pour rejoindre une autre voie au niveau de la Chapelle-Rigaud.
  • Une autre allait très certainement de Saint-Géréon à Mésanger. Sa découverte a eu lieu en mai 1966, où de nombreux pavés ont été déterrés lors de la création des fossés sur la route d’Ancenis, près du bois de la Guère.

Époque féodale[modifier | modifier le code]

C’est à cette époque que le vieux bourg de Mésangé serait apparu. Les vilains auraient construit leurs habitations à proximité du donjon voisin de la demeure féodale de la Cour des Bois. Le donjon présentait de larges douves alimentées par le Beusse.

Anciens seigneurs[modifier | modifier le code]

Le plus ancien seigneur attesté est un certain Gestin de Mésangé (fin XIe siècle).

Mésangé fut l’une des plus anciennes seigneuries de Bretagne puisqu’elle est datée dans les familles de chevalerie dès le XIe siècle.

La famille de Chateaugiron dite de Malestroit, habitat le Château de La Cour des Bois du XIVe siècle au XVIIe siècle.

Jean de Malestroit, né à Mésangé vers le milieu du XIVe siècle deviendra évêque de Saint-Brieuc en 1404 puis exécuteur testamentaire du cométable Olivier de Clisson. Peu après, il se rallie aux Montfort et devient Trésorier Général de Bretagne. En 1419, il est nommé évêque de Nantes.

La seigneurie de Mésangé est ensuite transmise aux Coëtquen – une puissante famille bretonne au vu de ses nombreuses seigneuries – en 1519 à la suite du mariage de Françoise de Malestroit avec François de Coëtquen. Le dernier héritier de Malestroit, Jacques de Malestroit, est mort en bas âge. La fille, Gillonne de Coëtquen, épouse Estienne du Halley en 1576. Nouveau nom dans la seigneurie de Mésangé. Il s’éteignit très vite : Gillonne de Coëtquen meurt le 10 janvier 1626, puis sa fille, Rennée du Halley, meurt elle aussi le 6 avril de la même année.

Jacques de Raoul, seigneur de la Guibourgère acheta la seigneurie de Mésangé entre 1626 et 1631. Les derniers seigneurs de Mésangé furent Louis-François camus de Pontcarré et Louis-jean camus de la Guibourgère. Le premier émigra pendant la révolution, l’autre périt sur l’échafaud le 20 avril 1794.

La juridiction s’étendait sur d’autres seigneuries de Mésangé, particulièrement nombreuses : la Quétraye, la Rigaudière, le Pas Nantais, la Hardière, les Salles, la Roche.

La Révolution française[modifier | modifier le code]

À l'époque de la Révolution, les nobles n’avaient plus une grande autorité sur Mésangé. La fin des privilèges de la noblesse fut donc accueillie naturellement par les habitants.

En revanche, en 1793, dans un climat déjà tendu, la nouvelle loi sur la conscription et ses tirages au sort provoqua la fronde. Environ 6000 paysans se réunirent à Mésangé le 12 mars 1793, pour faire front aux patriotes de la Garde nationale. C’est le début des années de terreur et d’affrontements sanglants entre Chouans et Républicains (voir Chouannerie). À la fin du XVIIIe siècle, les conseillés municipaux font l'objet de menaces, le conseillé Julien Macé sera assassiné le 11 juin 1799. Il est fort possible que Mésangé soit restée sans administration claire durant cette période de troubles.

Le 16 août 1797, Mésangé est rattachée au canton d'Ancenis – La commune faisait partie du canton de Ligné – à la suite de la demande de celle-ci.

La Deuxième Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

L’occupation allemande[modifier | modifier le code]

Les allemands entrent pour la première fois à Mésanger le 19 juin 1940 en fin de matinée. L’église est alors réquisitionnée pour y installer des prisonniers. Les troupes allemandes occupèrent aussi le château de la Quêtraye en prenant bien soin de vandaliser le mobilier au passage.

La kommandantur s’installa à l’école communale.

La Résistance[modifier | modifier le code]

Le 5 août 1944, les FFI (Forces Françaises de l'Intérieur) libèrent Ancenis dont ils prennent d’assaut la caserne Rohan. Plusieurs familles de Mésanger y furent mêlées, soit parce qu’un membre a directement participé ou bien parce qu’elles ont hébergé des résistants. Plusieurs réunions organisées par des responsables de la résistance ont eu lieu dans le bourg ainsi qu’en ras-campagne.

Les premières voitures américaines sont arrivées le 5 août 1944, en plein midi, peu après le départ précipité des derniers allemands.

Les troupes américaines sont restées trois semaines avant de repartir.

Mésangé ou Mésanger ?[modifier | modifier le code]

Mésangé s’est écrit ainsi jusqu’au 19 juin 1949, date où cette orthographe apparait pour la dernière fois. Depuis on retrouve l’orthographe actuelle[réf. nécessaire].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Municipalité[modifier | modifier le code]

Les premières élections ont eu lieu le 25 janvier 1790. Le premier maire élu fut Pierre Lhériau.

Maires successifs[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs[1]
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1792 Pierre Lhériau    
1792   Mathurin Dubos    
1800 1803 Yves Auneau    
1803 1826 Mathurin Briand    
1826 1839 Mathurin Briand fils    
1839 1845 René Auneau    
1845 1847 Mortier    
1847 1852 Gustave Bongérard de Grandmaison    
1852 1855 Jean Verger    
1855 1856 Mathurin Delanoue    
1856 1870 Pierre Delay    
1870 1871 Théodule Vasseur    
10 mai 1871 17 mai 1871 François Rousseau    
1871 1874 Pierre Delay    
1874 1880 Pierre Chauveau    
1880 1884 François Gandon    
1884 1899 Louis Guitard    
1899 1904 Louis Guitard fils    
1904 1908 Pierre Juton    
1908 1945 Émile Collineau    
1945 1959 Auguste Suteau    
1959 1965 Eugène Tierrie    
1965 1971 Joseph Serbé-Chauveau    
1971 1995 Gilbert Chéron    
1995 2008 Jacques Jamois[Note 1] UMP  
2008 2014 Jean-Yves Clouet Modem[5]  
2014 en cours Jean-Bernard Garreau Divers droite retraité responsable d'unité de production
Les données manquantes sont à compléter.

Composition du conseil actuel[modifier | modifier le code]

Hôtel de ville de Mésanger

Les élections municipales de 2014 ont désigné le conseil actuel au premier tour.

Maire : Jean-Bernard Garreau

Liste des adjoints :

  • 1er adjoint, chargé du scolaire : Marcel Lehy
  • 2e adjointe, chargée de la jeunesse et des sports : Nadine You
  • 3e adjoint, chargé des finances, de l'administration et des moyens : Antony Aurillon
  • 4e adjointe, chargée de la communication et du cadre de vie : Isabelle Pellerin
  • 5e adjoint, chargé de la voirie et des espaces verts : Vincent Pineau
  • 6e adjointe, chargée des affaires sociales : Josiane Guilloteau
  • 7e adjoint, chargé de l'urbanisme : Philippe Jahan
  • 8e adjointe, chargée de la culture : Sylvie Chevalier

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Mésanger fait partie de la Communauté de communes du pays d'Ancenis (COMPA).

Budget et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2004, la ville comptait 1 872 foyers fiscaux, dont 952 imposés (50,9 %)[3]

En 2007, le budget total de la commune s'élevait à 12 783 759 €[6] :

  • Budget principal : 5 611 981 €
  • Budget assainissement : 1 195 488 €
  • Budget Lotissements 2007 : 5 738 032 €
  • Budget CCAS 2007 : 238 258 €

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Lotissement pavillonnaire, rue des Donjons.

Mésanger connaît une forte croissance démographique depuis trente ans avec une accélération depuis le début des années 2000. De nombreux lotissements pavillonnaires ont ainsi vu le jour autour du vieux bourg et dans les principaux villages.

En 2005, la commune a délivré 80 permis de construire pour des maisons neuves[7].

Types de constructions[modifier | modifier le code]

Les plus anciennes habitations – que l'on retrouve dans le centre du bourg ainsi que dans de nombreux hameaux – comportent des murs en pierre (éventuellement enduits) et une toiture en ardoise, généralement dans le sens de la rue. Les portes et fenêtres sont parfois encadrées de tuffeau et de briques.

Les fermes sont souvent de type longère.

Les nombreuses maisons construites depuis la fin du XXe siècle sont majoritairement en parpaing avec un enduit clair, une toiture en ardoises et des pignons pleins sur les côtés gauche et droit.

Logement[modifier | modifier le code]

La répartition suivante du logement date de 1999 (dernières statistiques de L'Insee)[3].

Sur 1 180 logements :

  • Résidences principales : 1 117 (94,7 %)
  • Résidences secondaires : 27 (2,3 %)
  • Logements occasionnels : 6 (0,5 %)
  • Logements vacants : 30 (2,5 %)
97 % des logements sont individuels et 3 % sont dans un immeuble collectif.

Enfin, sur l'ensemble des résidences principales, 856 (76,6 %) ont un statut d'occupation « propriétaire » et 238 (21,3 %) « locataire ».

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 499 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 057 2 131 2 199 2 335 2 433 2 270 2 501 2 607 2 701
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 827 2 790 2 863 2 973 3 010 2 960 2 918 2 884 2 790
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 635 2 541 2 424 2 140 2 090 2 011 2 002 1 905 1 870
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
1 829 1 839 2 051 2 717 3 068 3 135 3 892 4 499 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9]. Pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[10].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (15,6 %) est en effet inférieur au taux national (22,7 %) et au taux départemental (20,8 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,9 % contre 48,7 % au niveau national et 48,5 % au niveau départemental).

Pyramide des âges à Mésanger en 2009 en pourcentage[3]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,3 
3,0 
75 à 89 ans
4,4 
11,5 
60 à 74 ans
11,8 
16,8 
45 à 59 ans
16,2 
25,9 
30 à 44 ans
25,2 
15,6 
15 à 29 ans
15,2 
27,0 
0 à 14 ans
26,8 
Pyramide des âges du département de la Loire-Atlantique en 2009 en pourcentage[11]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,0 
5,6 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,4 
20,1 
45 à 59 ans
19,7 
21,3 
30 à 44 ans
20,1 
20,1 
15 à 29 ans
18,5 
20,5 
0 à 14 ans
18,3 

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi et revenus[modifier | modifier le code]

En 1999, sur 1 571 actifs, 1 453 avaient un emploi : 317 dans la commune, 1 049 dans une autre commune du département, 87 dans un département différent. Le taux de chômage de Mésanger était de 7,3 % (4,5 % chez les hommes, 11,1 % chez les femmes)[3].

Au 31 décembre 2006, le nombre de demandeurs d’emploi s’élevait à 93[3].

Enfin, en 2004, le revenu net imposable moyen par habitant était de 16 080 €[3].

Secteur primaire[modifier | modifier le code]

Mésanger est une commune rurale de taille importante. De ce fait, l’agriculture est un secteur d’activité historique sur son sol.

En 2000, on répertoriait 71 exploitations agricoles sur la commune (135 en 1988)[3] :

  • Grandes cultures : 7 (14 en 1988)
  • Légumes, fruits, viticultures : 5 (7 en 1988)
  • Bovins : 18 (61 en 1988)
  • Autres animaux : 12 (15 en 1988)

Si le nombre d’exploitation a pratiquement baissé de moitié entre 1988 et 2000, c’est loin d’être le cas pour la SAU. En 2000, elle s’élevait à 4 028 ha contre 4 166 en 1988[3].

Le secteur agricole reste relativement important malgré un recul, ces dernières années.

Secteur secondaire[modifier | modifier le code]

La Z.I. du Château Rouge est l'unique Zone Industrielle de la commune. Elle regroupe une dizaine d’entreprises.

En 2006, on en comptait 40 dans l’industrie et la construction dont 4 nouvelles créations[3].

Parmi elles, plusieurs entreprises dans la menuiserie, les plastiques et l’aluminium.

De nombreux artisans répartis entre différents secteurs tel que le bâtiment, la métallerie, la ferronnerie viennent compléter ce nombre.

Secteur tertiaire[modifier | modifier le code]

48 entreprises dans ce secteur en 2006, avec 8 nouvelles créations cette même année[3].

  • Boulangerie, supermarché
  • Bar, restaurant, hôtel, presse, tabac
  • Banque, assurance, La Poste
  • Garage automobiles
  • Coiffure, esthétique
  • Médecin, dentiste, pharmacie

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Source : Patrimoine des communes de la Loire-Atlantique[12]

Le château du Pas-Nantais
Le manoir de la Quétraye
Le moulin de la Quétraye
L'allée des chênes vers le manoir de la Quétraye

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Le château de la Varenne (XVIIe siècle - XVIIIe siècle). Propriété de Bertrand de Tréal en 1520, il est reconstruit au début du XVIIIe siècle. Ce château possédait autrefois une chapelle privée du XVIe siècle. Il est aussi la propriété de la famille Dieuzie. Le dernier seigneur de la Varenne s'appelait Gabriel Blondin d'Esigny : il fut avec son fils à la tête de l'armée vendéenne (il est arrêté à la Varenne le 15 janvier 1794 et condamné à mort). Les héritiers sont les Duquesny et de la Vieuxville. Le château passe ensuite dans les mains de la famille de Larlan (marquise de Larlan parente des Becdelièvre de la Seilleraye).
  • Le château de la Hardière (XVIIIe siècle). Propriété de la famille Rigaud au XIVe siècle. Cette famille avait édifié l'ancienne chapelle Rigaud, aujourd'hui disparue. Le château devient au XIXe siècle la propriété de la famille Charrette de Bois-Foucault. Dans la tour de contrôle du Pont-levis se trouve la chapelle privée de La Hardière (XVIe siècle).
  • Le manoir des Salles (XVIIe siècle). Siège de la seigneurie de Salles. Ce manoir possédait lui aussi une chapelle privée. Propriété successive des familles d'Eonnet, Pantin de La Hamelière, Bouillau et de Bruc. De 1679 à la Révolution, le manoir est la propriété des seigneurs de Galisson. Ce manoir est vendu comme bien national en 1794.
  • L'ancien château de la Roche (XVe siècle), situées à La Roche. La seigneurie de La Roche appartient au Moyen Âge à la famille de Saint-Gilles. Seules subsistent quelques dépendances.
  • Le manoir de la Quétraye (XVe siècle - XVIe siècle), situé à la Quétraye. Attesté au XIIe siècle, le manoir est agrandi vers 1580 - 1584. Propriété des familles Irodouez et de Boussineau. Les successeurs de la famille Irodouez sont les Dupuy, Mahot, de Boussineau (famille noble d'Orvault, Saint-Herblain et Barbechat) qui s'allia aux Bascher, Bertrand de Coeuvres et Becdelièvre.
  • Le manoir des Rigaudières. Propriété de la famille d'Achon (ou Dachon), alliée aux Eustace et aux Van Alstein. Vers 1810, la Rigaudière est achetée par les Guitard, d'Ancenis, qui le vendent ensuite à la famille Dubar. La chapelle date de 1608.
  • Le moulin de la Butte des Tertres (vers 1832 - 1840), bâti sur un site archéologique qu’auraient occupé les Romains.
  • Le moulin de La Quétraye (XVIIIe siècle), construit par la famille Brindeau le 17 mai 1773.
  • Le moulin de Saint-Père (1585), situé près de La Quétraye. Il est restauré au XXe siècle.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Pierre situé au centre du bourg date de 1868. Elle remplace une église plus ancienne de 1555 et fondée par les seigneurs de Mésanger. Certains de ses éléments sont antérieurs à sa construction : l'autel date de 1740, la statue représentant saint Paul, œuvre de Barrême d'Ancenis, date de 1836 tout comme le Christ en croix restauré par Pierre Dautel. Les fonts baptismaux, œuvre de l'architecte Joseph Bougroin, datent de 1936.
  • La chapelle de Tâcon (XVIIe siècle), restaurée par Donatien Voleau. Autrefois entourée d’un cimetière, elle est reconstruite en 1905 sur les anciennes fondations du XVIIe siècle.
  • La croix des Rideux ou croix des Lépreux (Moyen Âge).

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

L'allée des chênes qui part de l'église Saint-Pierre pour rejoindre le manoir de la Quétraye. Les plus vieux de ses chênes dépassent les 200 ans.

Emblèmes[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'argent à trois merlettes de sable.
Commentaires : Blason (délibération municipale du 12 mars 1976) enregistré le 25 mai 1976.

Logotype[modifier | modifier le code]

Mesanger logo.jpg

Logo de Mésanger.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Équipements ou Services[modifier | modifier le code]

La commune est équipée d’un centre de secours, qui compte, en 2008, un effectif de 28 sapeurs pompiers volontaires[6].

Le choix du développement démographique a conduit la municipalité à se doter de nouveaux équipements en 2005 et 2006.Tout d’abord, le complexe sportif et culturel « Le Phénix » qui a vu le jour en 2005. Il se compose d’une salle omnisports (salle de l’olympe) et d’une salle de spectacle (salle du clair obscur). Puis en 2006, l’espace enfance et jeunesse « les tournesols » qui regroupe le restaurant scolaire, le multi-accueil, le relai assistance maternelle, l’accueil périscolaire, le centre de loisirs et la bibliothèque. Ces derniers équipements ont représenté un investissement de 6 millions d’euros pour la commune[13].

Transports urbains[modifier | modifier le code]

Mésanger est desservie par la ligne 46 (NantesSaint-Mars-la-Jaille) du réseau de transport Lila du conseil général de la Loire-Atlantique[14].

Les transports scolaires sont gérés par la Communauté de Communes du pays d'Ancenis (COMPA).

Enseignement[modifier | modifier le code]

La ville possède deux écoles primaires :

  • L’école publique Hortense Tanvet qui accueillait 197 élèves en janvier 2008.
  • L’école privée Saint Joseph qui accueillait 355 élèves en janvier 2008, répartis en 13 classes (5 maternelles et 8 primaires)[6].

Les collèges et lycées les plus proche sont à Ancenis.

En 2005 – 2006, le restaurant scolaire a servi 33 553 repas[13].

Sports et culture[modifier | modifier le code]

Le complexe sportif et culturel le Phénix

La commune est équipée de deux courts de tennis, deux terrains de football ainsi que deux salles omnisports.

Aujourd’hui, environ 2 000 personnes utilisent les deux complexes sportifs du Pont Cornouaille et du Phénix[6].

Quelques sports représentés :

Mésanger dispose aussi d'une bibliothèque et d'une salle de spectacle équipée pour des projections.

La bibliothèque « les mille et une pages » possédait début 2008 plus de 4 000 documents en prêt.

L’association théâtrale « Les Amis de la Scène » produit plusieurs représentations par an au « Clair Obscur ». Créée il y a 30 ans, cette association a grandi et s'agrandit aujourd'hui encore grâce à son esprit rempli d'amitié et à ses fidèles spectateurs.

Enfance et Jeunesse[modifier | modifier le code]

Les services suivants sont regroupés au centre « les tournesols » :

  • Le multi-accueil (-3ans) « Pas à Pas ».
  • Le centre de loisir dans hébergement « Les diablotins ».
  • L’accueil périscolaire.
  • Le relais assistantes maternelles qui comptait 88 assistantes agréées au 1er décembre 2006[13].

Santé[modifier | modifier le code]

Deux médecins généralistes exercent sur la commune. On trouve aussi un cabinet de dentiste ainsi qu’une pharmacie.

L'hôpital le plus proche se trouve à Ancenis.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 2001.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Gilbert Chéron, Histoire de Mésanger, Herault éditions, 1983
  2. a et b Site de la COMPA
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Statistiques locales Insee
  4. « Villes bretonnes, noms gallo », Geobreizh (consulté le 18 mars 2013)
  5. [1]
  6. a, b, c et d bulletin municipal, Janvier 2008.
  7. Bulletin municipal, Janvier 2006
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  10. « Mésanger 1836 », sur Archinoë, portail d'indexation collaborative, archives départementales de la Loire-Atlantique (consulté le 31 décembre 2012).
  11. « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).
  12. Auteur collectif, Le Patrimoine des Communes de la Loire-Atlantique, Flohic, coll. « Le patrimoine des communes de France »,2006 (ISBN 978-2842340407)
  13. a, b et c Bulletin municipal, Janvier 2007
  14. Carte du réseau Lila
  15. http://www.ata-vollibre.fr/index.htm

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]