Saint-Géréon

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Saint-Géréon
L'église de Saint Géréon
L'église de Saint Géréon
Blason de Saint-Géréon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Ancenis
Canton Ancenis
Intercommunalité Communauté de communes du Pays d'Ancenis
Maire
Mandat
Thierry Michaud
2014-2020
Code postal 44150
Code commune 44160
Démographie
Gentilé Géréonais
Population
municipale
2 715 hab. (2011)
Densité 362 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 22′ 12″ N 1° 11′ 50″ O / 47.37, -1.19722222222 ()47° 22′ 12″ Nord 1° 11′ 50″ Ouest / 47.37, -1.19722222222 ()  
Altitude Min. 6 m – Max. 51 m
Superficie 7,51 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.saint-gereon.fr/

Saint-Géréon est une commune de l'Ouest de la France, dans le département de la Loire-Atlantique (région Pays de la Loire).

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de Saint-Géréon dans le département de la Loire-Atlantique.

Situation[modifier | modifier le code]

Saint-Géréon fait historiquement partie des Marches de Bretagne. La commune relève du Pays d'Ancenis, ville avec laquelle elle forme d'ailleurs une agglomération de plus de 10 000 habitants. Saint-Géréon est situé au bord de Loire, à l'ouest d'Ancenis, à 30 km à l'est de Nantes.

Selon le classement établi par l'Insee en 1999, Saint-Géréon est une commune urbaine qui forme avec Ancenis une unité urbaine de deux communes ; cette unité urbaine est le pôle de l'aire urbaine d'Ancenis, qui fait partie de l'espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire (cf. Liste des communes de la Loire-Atlantique).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Couffé Ancenis Rose des vents
N Ancenis
O    SAINT GEREON    E
S
Oudon Ancenis

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom gallo de la commune est Saent-Jéron, en écriture ELG[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est occupé dès le Paléolithique, ainsi qu'en témoigne l'important gisement paléolithique et néolithique des Pierres Meslières prospecté en son temps par Pitre de Lisle du Dréneuc puis par Alexandre Bernard. Bien que le site ait été profondément transformé par l'action de l'homme (prélèvement de pierres, etc.), il s'organise autour d'une éminence schisteuse dominant la Loire. Le gisement a été initialement publié en 1878 sous le nom de station de l'Etranglar. Deux menhirs subsisteraient qui seraient les vestiges d'un ancien alignement.

Saint-Géréon constitue sans doute le pôle de peuplement initial de l'agglomération Ancenis / Saint-Géréon. En effet, des vestiges romains ont été signalés au lieu-dit les Airennes. Il est possible, mais non encore avéré, qu'une première occupation antique se soit installée sur cette hauteur dominant la Loire.

Des tombeaux mérovingiens auraient été mis au jour autour du prieuré, membre de l'abbaye de Bourgdieu (Annales de Bretagne II, 375). C'est avec la fondation du château d'Ancenis que le noyau de peuplement se déplace de Saint-Géréon vers Ancenis. Le prieuré de Saint-Géréon restera relativement puissant, jusqu'à tenir tête aux évêques de Nantes.

La commune est marqué ensuite par l'installation du couvent de la Davrays fondé par des Ursulines de Nantes en 1642-1643. La chapelle baroque, rare exemple de ce type d'architecture dans le département, est classée Monument Historique et vient d'être rénovée, tout comme le chœur des moniales et le cloître. Le couvent, abandonné à la Révolution, est annexé à Ancenis en 1875 et devient une caserne militaire (caserne Rohan).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur fretté d'or.
Commentaires : Armes des Le Febvre (XIIIe siècle). Brevet d'Hozier (1697).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Marcel Hupel    
mars 2008 mars 2014 Jean-Pierre Fleurance   cadre supérieur retraité
mars 2014 en cours Thierry Michaud Divers droite cadre commercial
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 715 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
793 802 810 833 874 851 1 082 950 1 099
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
990 985 978 1 004 986 963 998 1 034 1 011
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
939 924 901 816 742 758 820 878 1 041
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
1 165 1 639 1 900 2 327 2 362 2 488 2 652 2 715 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3]. , pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[4])
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (28,5 %) est en effet supérieur au taux national (22,7 %) et au taux départemental (20,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,4 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,9 %).

Pyramide des âges à Saint-Géréon en 2009 en pourcentage[5]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90 ans ou +
0,4 
7,9 
75 à 89 ans
9,6 
17,5 
60 à 74 ans
21,5 
23,3 
45 à 59 ans
22,2 
18,3 
30 à 44 ans
17,3 
12,5 
15 à 29 ans
12,3 
20,3 
0 à 14 ans
16,8 
Pyramide des âges du département de la Loire-Atlantique en 2009 en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,0 
5,6 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,4 
20,1 
45 à 59 ans
19,7 
21,3 
30 à 44 ans
20,1 
20,1 
15 à 29 ans
18,5 
20,5 
0 à 14 ans
18,3 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le rocher christianisé, dominant le site des Pierres-Meslières.
  • Gisement préhistorique et site naturel des Pierres-Meslières où sont découverts plus de 80 menhirs qui ont disparu depuis.
  • Ancienne carrière de granite devenu lac du Gotha.
  • Église (1840).
  • Manoir de la Chevasnerie (XVIIIe siècle).
  • Manoir de l'Ecochère (XIXe siècle). Il occupe probablement l'emplacement d'un ancien château médiéval.
  • Four à chaux de l'Ecochère (XIXe siècle).
  • La Notice sur le département de Loire-Inférieure et sur la ville de Nantes publié en 1832 par Jean-François Le Boyer signale « une fontaine appelée la Ragotière, qui suit le flux et le reflux de la Loire ».

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Villes bretonnes, noms gallo », Geobreizh (consulté le 10 avril 2014)
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  4. « Saint-Géréon 1836 », sur Archinoë, portail d'indexation collaborative, archives départementales de la Loire-Atlantique (consulté le 31 décembre 2012).
  5. « Résultats du recensement de la population - Saint-Géréon - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).
  6. « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]