Saint-Mars-la-Jaille

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Saint-Mars-la-Jaille
Blason de Saint-Mars-la-Jaille
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Ancenis
Canton Saint-Mars-la-Jaille
Intercommunalité Communauté de communes du Pays d'Ancenis
Maire
Mandat
Michel Gasnier
2014-2020
Code postal 44540
Code commune 44180
Démographie
Gentilé Saint-Marsiens
Population
municipale
2 437 hab. (2011)
Densité 121 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 31′ 34″ N 1° 11′ 01″ O / 47.5261111111, -1.1836111111147° 31′ 34″ Nord 1° 11′ 01″ Ouest / 47.5261111111, -1.18361111111  
Altitude Min. 22 m – Max. 88 m
Superficie 20,06 km2
Localisation

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Liens
Site web www.saint-mars-la-jaille.fr

Saint-Mars-la-Jaille est une commune de l'Ouest de la France, dans le département de la Loire-Atlantique (région Pays de la Loire). La commune fait partie de la Bretagne historique et du Pays nantais, et se trouve sur les limites de l'Anjou. Elle est traversée par l'Erdre.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de Saint-Mars-la-Jaille dans le département de la Loire-Atlantique

Saint-Mars-la-Jaille est située à 18 km au nord d'Ancenis.

Les communes limitrophes sont Saint-Sulpice-des-Landes, Bonnœuvre et Pannecé en Loire-Atlantique, et Freigné en Maine-et-Loire.

Selon le classement établi par l'Insee en 1999, Saint-Mars-la-Jaille était une commune rurale non polarisée (cf. Liste des communes de la Loire-Atlantique).

La commune se situe dans la vallée de l'Erdre, à 30 mètres d'altitude moyenne. Le bourg est bordé de collines où alternent les terres agricoles et la forêt.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Saint-Mars-la-Jaille vient du latin Sanctus Medardus : « Saint Médard », patron de la paroisse (mais qui rappellerait aussi le celte marz : « frontière », explication douteuse puisque Mars est associé à Saint[réf. nécessaire]) ; La Jaille serait le nom des seigneurs qui possédaient le bourg au XIIe siècle. Toutefois, dans le jargon des marins travaillant sur les navires sabliers en Loire, entre Angers et Nantes, le mot jaille désigne du sable de mauvaise qualité. À quelques kilomètres seulement de la commune, dans le département voisin du Maine-et-Loire, existe une commune au nom de La Jaille-Yvon.

La commune s'est appelée successivement Terre-de-Mars, Saint-Mars, Saint-Médard, puis Saint-Mars-l'Olivier. Le nom actuel Saint-Mars-la-Jaille date de 1745. Avant le XIe siècle, le territoire occupé par notre commune portait le nom de « Terre de Mars ». Ce nom dérivait soit du celte « marz » (= frontière) traduisant sa position entre la Bretagne et l'Anjou, soit du romain « mariscum » (=marais) dû à son implantation au bord de l'Erdre.

Au XIIe siècle, la paroisse de Saint Médard (évêque de Noyon et patron de la paroisse de Saint-Mars-la-Jaille à la fin du XIe siècle) et la seigneurie de Mars se partageaient son domaine. Le nom de Saint Médard s'est transformé en St Mars (selon un mécanisme démontré par plusieurs auteurs) et celui de la seigneurie a suivi celui de ses possesseurs.

Olivier de Vritz en devint le seigneur à la fin du XIIe siècle et associa son prénom à celui de la paroisse qui devint « Saint-Mars-l'Olivier » (le blason de Saint Mars possède un rameau d'olivier pour rappeler cette très ancienne dénomination). Vers 1250, la seigneurie passa dans la famille de la Jaille. Yves du Creil était un dignitaire de la Cour du roi de France Charles le Simple (879-929), alors située à Compiègne.

Son 3e fils, Yvon du Creil, à la demande du Comte d'Anjou Foulques-Nerra, éleva un château-fort sur la Mayenne à l'origine de la commune de la Jaille-Yvon près de Château-Gontier.

Pour rappeler l'origine franque de son bâtisseur, le peuple dénomma le château par « Gallia, Zalla, Jallia » qui signifiait en roman ou bas-latin : Gaulois, Français ».

Pour s'intégrer à son nouvel environnement, Yvon Ier prit alors le nom de la Jaille que l'on conférait au domaine qu'il venait d'élever. C'est son descendant Yvon XII qui érigea le château-fort de Saint-Mars.

Quand Yvon XII de la Jaille édifia, vers 1365, le château fort de St Mars, le nom de la seigneurie devint « la seigneurie de la Jaille ». La Révolution Française supprima administrativement la seigneurie et la paroisse en les unifiant en commune de « Saint Mars La Jaille ».

Saint-Mars possède un nom en gallo, la langue d'oïl locale : Saent-Mard-la-Jaylh (écriture ELG, prononcé [sɒ.mɔʁ.lɒ.ʒɔj ])[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le premier château, une forteresse, est construit au XIVe siècle, aux alentours de 1334, par Yvon XII de La Jaille. Il sera tenu par Mercœur lors des Guerres de Religion lors desquelles il est pris par Pierre de la Touche, capitaine de Henri IV, qui y installe une garnison. Le château, à l'abandon, sera démantelé en 1618 sur ordre de Richelieu.
En 1774, le nouveau seigneur, Ferron de La Feyronnays, fait construire à l'emplacement de la forteresse un nouveau château qui sera dévasté lors la Révolution.
Le château actuel a été édifié de 1838 à 1841.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'or au léopard lionné de gueules accompagné de cinq coquilles d'azur rangées en orle, au chef de gueules chargé d'un rameau d'olivier d'argent.
Commentaires : Blason de la seigneurie de La Jaille (sceau de 1300), figurant sur le tombeau d'Alix de Bretagne inhumée à l'Abbaye de Villeneuve, redessiné en 1954 par Robert Louis qui adjoignit en chef un rameau d'olivier rappelant l'ancien nom de la commune : Saint-Mars-l'Oliver.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  1965 Alexandre Braud   industriel
1965 mars 2001 Charles-Henri de Cossé-Brissac Parti radical conseiller général du canton de Saint-Mars-la-Jaille (1964)
président du conseil général de la Loire-Atlantique (1976-1994)
sénateur de la Loire-Atlantique (1983-2001)
mars 2001 mars 2014 Yves Ripoche[2] Divers droite retraité
mars 2014 en cours Michel Gasnier Divers droite garagiste retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 437 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
798 731 868 1 055 1 091 1 152 1 331 1 446 1 611
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 602 1 755 1 886 1 890 1 927 1 943 2 014 1 947 1 845
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 806 1 710 1 817 1 660 1 574 1 561 1 540 1 583 1 590
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 953 1 873 2 035 2 179 2 114 2 195 2 367 2 416 2 437
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4]. , pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[5])
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (24,2 %) est en effet supérieur au taux national (22,7 %) et au taux départemental (20,8 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50 % contre 48,7 % au niveau national et 48,5 % au niveau départemental).

Pyramide des âges à Saint-Mars-la-Jaille en 2009 en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
2,2 
7,5 
75 à 89 ans
12,2 
12,0 
60 à 74 ans
14,4 
19,0 
45 à 59 ans
17,8 
20,4 
30 à 44 ans
19,7 
18,3 
15 à 29 ans
15,1 
22,6 
0 à 14 ans
18,6 
Pyramide des âges du département de la Loire-Atlantique en 2009 en pourcentage[7]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,0 
5,6 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,4 
20,1 
45 à 59 ans
19,7 
21,3 
30 à 44 ans
20,1 
20,1 
15 à 29 ans
18,5 
20,5 
0 à 14 ans
18,3 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château de la Ferronnays : Le premier édifice n’existe plus, un château fort édifié au XIVe siècle et détruit par ordre du roi Henri IV vers 1598 et par celui de Richelieu vers 1618[8]. Le pigeonnier, transformé en château d'eau, est le seul témoin du domaine primitif. Les plans d’un nouveau château sont établis en 1764 par l'abbé Pierre Charles Gaignard, natif de Bonnœuvre et principal du collège d'Ancenis. La main d’œuvre pour la construction est fournie, sous forme de corvées, par la population des villages de la seigneurie, suscitant un mécontentement qui s’exprime par exemple dans le cahier de doléances des habitants de Maumusson[9]. Fortement endommagé sous la Révolution, vendu par lot comme bien national, la famille La Feyronnays reconstitue la propriété au milieu du XIXe siècle. Le logis principal (la partie centrale du château), réduit avant restauration, inhabité, est démoli entre 1912 et 1914 dans le dessein de le reconstruire. Du fait de la guerre et de manque de fonds, ce projet n’est pas réalisé. Mais les dépendances datant de 1765 sont restaurées entre 1906 et 1908. Le parc datant du XVIIIe siècle, actuelle propriété de la famille de Cossé-Brissac, inscrit aux monuments historiques, fait partie des « Jardins de France ».
  • La piscine Alexandre-Braud : C'est la première piscine construite en Loire-Atlantique.
  • La forêt de Saint-Mars-la-Jaille, qui abrite, entre autres, le chêne à clous, vieux de trois cents ans, à qui est prêtée une propriété miraculeuse. Dans une niche fixée à son tronc se trouve une statuette de la Vierge à l'Enfant. Une prière est gravée juste au-dessus et quelques clous sont posés sur une tablette. Le chêne est réputé pour le traitement des furoncles (appelés « clous » en Bretagne). Il faut pour les soigner planter un clou pour chaque furoncle dans l'écorce de l'arbre puis en faire sept fois le tour en priant.

Vie de la commune[modifier | modifier le code]

« Le Ciné Paumé » est une association créée par des jeunes de la commune passionnés de cinéma. Leur but est de réaliser des films et de les présenter au public[10].

« Le comité des fêtes » : association existant depuis bien des années, mise en veille puis reprise en 2006 par des habitants de la commune motivés et dynamiques afin de pouvoir faire partager les traditions de Saint-Mars-la-Jaille et aussi faire vivre la commune et ses habitants.

  • Activités récentes : « Saint-Mars-la-Jaille fête sa Saint-Médard » où encore « concours de la chanson française »

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Villes bretonnes, noms gallo », Geobreizh (consulté le 18 mars 2013)
  2. Réélu en 2008.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  5. « Saint-Mars-la-Jaille 1836 », sur Archinoë, portail d'indexation collaborative, archives départementales de la Loire-Atlantique (consulté le 31 décembre 2012).
  6. « Résultats du recensement de la population - Saint-Mars-la-Jaille - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).
  7. « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).
  8. « Patrimoine de la commune de Saint-Mars-la-Jaille », sur le site de la commune (consulté le 24 février 2013).
  9. Loire-Atlantique, Paris, Guides Gallimard,‎ 1992 (ISBN 2-7424-0008-7), p. 371
  10. Association Le Ciné Paumé