Bunny Lake a disparu
Bunny Lake a disparu (Bunny Lake is missing) est un thriller psychologique britannique d'Otto Preminger sorti en 1965. Il a été tourné à Londres. On y voit par ailleurs le groupe The Zombies qui joue son propre rôle.
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Synopsis [modifier]
Une jeune américaine, Ann Lake, vient d'emménager à Londres avec sa fille Felicia Lake, surnommée Bunny Lake. Son frère, Steven Lake qui habite déjà sur place, l'aide à s'installer. Lorsqu'elle vient chercher sa fille à l'école, Ann Lake ne retrouve pas Bunny. Steven arrive pour résoudre le problème et à eux deux ils cherchent dans tous les recoins de l'école, en vain.
La police est rapidement contactée, avec à leur tête le Lieutenant Newhouse. Ce dernier, voyant les recherches ne pas aboutir, remet en cause l'existence même de Bunny Lake. Il s'intéresse alors au lien particulier entre Ann Lake et son frère, en les interrogeant notamment sur leur enfance. Il découvre notamment que Ann, étant petite, avait une amie imaginaire : une petite fille dénommée Bunny.
Fiche technique [modifier]
- Titre : Bunny Lake a disparu
- Titre original : Bunny Lake is missing
- Réalisation : Otto Preminger
- Scénario : John Mortimer et Penelope Mortimer, d'après le roman d'Evelyn Piper
- Photographie : Denys Coop
- Musique : Paul Glass
- Montage : Peter Thornton
- Décors : Elven Webb et Scott Slimon
- Son : Claude Hitchcock et Red Law
- Producteur : Otto Preminger
- Producteur associé : Martin C. Shute
- Pays d'origine :
Royaume-Uni - Genre : Thriller psychologique
- Format : Noir et blanc, Panavision
- Durée : 105 minutes
- Date de sortie :
France : 30 décembre 1966 - Interdit aux moins de 13 ans lors de sa sortie en salles.
Distribution [modifier]
- Laurence Olivier : Lieutenant Newhouse
- Carol Lynley : Ann Lake
- Keir Dullea : Steven Lake
- Martita Hunt : Ada Ford
- Anna Massey : Elvira Smollett
- Clive Revill : Sergent Andrews
- Lucie Mannheim : La cuisinière
- Finlay Currie : Le créateur de poupées
- The Zombies : Eux-mêmes
- Noël Coward : Horatio Wilson
- Adrienne Corri : Dorothy
- Megs Jenkins : Sœur à l'hôpital
- Delphi Lawrence : Première mère à l'école
- Jill Melford : Professeur
- Suzanne Neve : Seconde mère à l'école
- Damaris Nayman : Daphne Musgrave
- Jane Evers : Policière
- Lisa Peake
- Kika Markham : Infirmière
- Ann Lancaster : Assistante de l'épicier
- Suki Appleby : Felicia "Bunny" Lake
- Richard Wattis : Réceptionniste
- David Oxley : Docteur
- Victor Maddern : Chauffeur de taxi
- Percy Herbert : Policier
- Fred Emney : Homme à Soho
- John Sharp : Homme aux empreintes
- Geoffrey Frederick : Photographe de la police
- Norman Mitchell : Déménageur
- Dan Jackson : Déménageur
- Tim Brinton : Reporter
- Bill Maxam : Barman
- Michael Wynne : Rogers
- Patrick Jordan : Policier
- John Forbes-Robertson : Docteur à l'hôpital
À propos du film [modifier]
- « L'originalité profonde de ce film réside dans son style, cette fluidité constante que Preminger maintient de bout en bout. Une tension progressive n'est pas le but recherché. La mise en scène ne se resserre pas peu à peu sur des personnages et des situations de plus en plus tendus (...) Il respecte constamment une réalité qui, sous nos yeux, se métamorphose et qu'il enregistre simplement. Ces longs plans filés, cette sérénité de la mise en scène opposent encore aux scènes convulsives de la fin, un regard apaisé, une attention scrupuleuse, à la limite antidramatique. »[1]
- « Malgré un climat propre du cinéma fantastique traditionnel (une clinique de poupées, des enfants qui disparaissent, des cauchemars, la nuit au quartier de Soho), c'est surtout la rigueur mathématique du scénario et de son impeccable logique qui séduit l'intelligence du spectateur : pas une contradiction, pas un détail en plus ou en moins, pas une faille dans l'exposé. Bien sûr le spectateur est trompé mais pas par le réalisateur ! (...) Une fois de plus, au-delà d'une trame dramatique passionnante, Preminger raconte la lutte de l'esprit humain contre le monde qui l'entoure et les pressions morales qui le conditionnent. »[2]
- « La psychopathologie fournie aux thrillers une mine inépuisable de situations rocambolesques à l'aide desquelles, pourvu que l'on ait du métier, on peut bâtir un film honnête.(...) D'un genre sans doute secondaire, mais d'une mise en scène impeccable, sans longueurs inutiles comme sans effets d'ordre viscéral (tels que la "musique" ou les "éclairages" dont souffrent les films d'épouvante). »[3]
- « Œuvre très intrigante, Bunny Lake marque le retour de Preminger au film noir treize ans après le remarquable Un si doux visage. À nouveau le réalisateur excelle à créer une atmosphère - ici plus angoissante que désespérée - grâce notamment à un judicieux emploi du noir et blanc.(...) À noter la remarquable interprétation de Laurence Olivier en inspecteur quotidien et abrupt. »[4]
Articles connexes [modifier]
Bibliographie [modifier]
- (en) Monthly Film Bulletin, n° 386
- (en) Sight and Sound, printemps 1966, p. 95
- Cahiers du cinéma, n° 178, mai 1966
- Positif, n° 76, juin 1966
Notes et références [modifier]
- Frédéric Vitoux, Midi/Minuit Fantastique n°14, juin 1966
- René Prédal, Le Cinéma Fantastique, éditions Seghers 1970
- Analyse Générale des Films 1966, édition Penser Vrai, dépôt légal 1er trimestre 1967
- Guy Bellinger, Guide des Films, dirigé par Jean Tulard (ISBN 2-221-90054-5
Liens externes [modifier]
- (en) Bunny Lake a disparu sur l’Internet Movie Database