Billy Budd, marin

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Billy Budd, marin
Auteur Herman Melville
Genre roman
Version originale
Titre original Billy Budd, Sailor (An Inside Narrative)
Éditeur original Constable
Langue originale anglais
Pays d'origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Lieu de parution original Londres
Date de parution originale 1924
Version française
Traducteur Philippe Jaworski
Lieu de parution Paris
Éditeur éditions Gallimard
Date de parution 2010
Chronologie
Précédent L'Escroc à la confiance

Billy Budd, marin est un roman posthume de l'écrivain américain Herman Melville, paru en 1924.

Historique[modifier | modifier le code]

Billy Budd, marin (en anglais Billy Budd, Sailor: (An Inside Narrative)) est le dernier roman, posthume, de Herman Melville. Écrit avant sa mort en 1891, il n’est publié qu’en 1924.

Après avoir passé une partie de sa jeunesse en mer, l'auteur y raconte des épisodes inspirés de son histoire. Le roman n'est publié qu'en 1924, après que le manuscrit eut été retrouvé dans un pot à biscuits. Le texte est annoté par Melville lui-même et plusieurs éditeurs en ont sorti une version.

Résumé[modifier | modifier le code]

Billy Budd est un jeune matelot qui quitte le navire marchand The Rights of Man (Les Droits de l'homme) pour être enrôlé de force sur le navire de guerre The Bellipotent (ou L'Indomptable dans certaines versions). À bord de ce dernier, Billy est enrôlé comme gabier de misaine. Il est le plus jeune des matelots et d'une beauté frappante. Il n'a aucun défaut si ce n'est celui de bégayer sous le coup de l'émotion, défaut qui le conduira à la mort. John Claggart, le capitaine d'armes du vaisseau de 74, a une profonde aversion pour Billy, causée par l'amour qu'il provoque autour de lui et auquel il n'est pas paradoxalement insensible. Il rend compte au capitaine de vaisseau Edward Fairfax « Starry » Vere que Billy complote pour créer une mutinerie. Étant données les récentes mutineries dans la flotte britannique, le commandant Vere est contraint d'écouter ces allégations auxquelles il ne croit pas. Billy est confronté à Claggart pour se justifier. Sous le coup de l'émotion face à ces accusations infondées, Billy bégaye et n'arrive pas à s'expliquer. Impuissant, il frappe alors brutalement Claggart qui meurt sur le coup. Billy est condamné à la pendaison par une cour martiale composée des officiers du navire, à laquelle le capitaine ne peut qu'apporter son témoignage impuissant. Il bénit Vere avant d'être pendu, ce qui évite la mutinerie de l'équipage.

Analyse[modifier | modifier le code]

Billy Budd restera une œuvre traitant de l'Être et du Faire, de parallèle avec le christianisme, de la futilité de la bonté incapable de s'exprimer, de l'individualisme face à la société, le tout empreint d'une homosexualité latente (aussi bien le commandant du navire que le maître d'armes sont, chacun à leur manière, profondément amoureux du matelot). Olivier Rey l'analyse dans Le Testament de Melville, Penser le bien et le mal avec Billy Budd, NRF Gallimard, Paris 2011.

Source d'inspiration[modifier | modifier le code]

Billy Budd a été une source d'inspiration pour d'autres œuvres artistiques pour la plupart homonymes :