Pierre Leyris

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Pierre Leyris

Activités Traducteur
Naissance 16 juillet 1907
Ermont, Val-d'Oise, Drapeau de la France France
Décès 4 janvier 2001 (à 93 ans)
Paris, Drapeau de la France France
Langue d'écriture Français
Genres Traduction
Distinctions Grand Prix national de la traduction en 1985

Pierre Leyris, né à Ermont le 16 juillet 1907 et mort à Paris le 4 janvier 2001, est un traducteur.

Les écrivains qui bénéficièrent de son talent sont, entre autres, Shakespeare dans l'édition intégrale du Club français du livre, Melville, T. S. Eliot, Yeats, Dickens, Stevenson, Hawthorne et De Quincey. Il est aussi un incomparable traducteur des poètes anglophones, de Milton à Jean Rhys. Sa traduction en quatre volumes des oeuvres de William Blake, parue chez Aubier & Flammarion, demeure la plus complète en langue française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après des études au lycée Janson-de-Sailly, il apparaît dans les milieux littéraires d'avant garde. Au lycée il fait la connaissance de Pierre Klossowski, qui lui permet de rencontrer son frère, le peintre Balthus, et le poète Pierre Jean Jouve. Dès les années 1930, il débute ses traductions pour le compte de nombreux éditeurs. De 1954 à 1961, il dirige avec Henri Evans une édition bilingue des Œuvres complètes de Shakespeare au Club français du livre[1].

Longtemps directeur de collection au Mercure de France, il publie en 1995 chez Gallimard Esquisse d'une anthologie de la poésie américaine du XIXe siècle. Traducteur de plus de 100 œuvres, il reçoit le Grand Prix national de la traduction en 1985, mais n'hésitait pas à se "réviser" au bout de quelques années. Ses mémoires sont parues à titre posthume.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Mémoires[modifier | modifier le code]

  • Pour mémoire : ruminations d'un petit clerc à l'usage de ses frères humains et des vers légataires, Paris, J. Corti, coll. « Domaine français », 2002

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les traductions ont bénéficié de la collaboration de nombreux écrivains, certains parmi les plus importants de leur temps : Pierre Jean Jouve, André du Bouchet, Jean Grosjean, Jules Supervielle, Michel Butor, Yves Bonnefoy, Henri Thomas, Jean-Louis Curtis, Armand Robin. Certaines de ces traductions ont été reprises par la collection Garnier/Flammarion