Redburn

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Redburn
Image illustrative de l'article Redburn
Couverture de la première édition

Auteur Herman Melville
Genre roman
Version originale
Titre original Redburn: His First Voyage...
Éditeur original Bentley
Harper & Brothers
Langue originale anglais
Pays d'origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Lieu de parution original Londres
New York
Date de parution originale 1849
Version française
Traducteur Philippe Jaworski (de l'anglais)
Lieu de parution Paris
Éditeur Gallimard
Date de parution 2004
Chronologie
Précédent Mardi Vareuse-Blanche Suivant

Redburn est un roman de l'écrivain américain Herman Melville, paru en 1849.

Historique[modifier | modifier le code]

Redburn, sa première croisière, confessions et souvenirs d'un fils de famille engagé comme mousse dans la marine marchande est un roman de l'écrivain américain Herman Melville, paru en 1849[1].

En 1839 (du 5 juin au 30 septembre), Melville s'engage comme mousse à bord d'un navire marchand en partance pour Liverpool, le St. Lawrence. Fort de cette expérience personnelle et de la lecture du Carnet d'esquisses de Washington Irving [2], en deux mois (juin-juillet 1849), l'écrivain, déçu de l'accueil réservé à Mardi, compose « cette chose intitulée Redburn pour m'acheter du tabac »[3].

Le livre est dédié à Thomas Melville, jeune frère de Herman Melville.

Résumé[modifier | modifier le code]

Poussé par la nécessité, un jeune homme, Wellingborough Redburn, s'engage comme mousse à bord du Highlander, pour payer son passage vers Liverpool. L'apprentissage du métier de marin n'est pas une partie de plaisir pour ce fils de gentleman confronté à un équipage dont les membres « n'avaient pas dû fréquenter le catéchisme ».

Arrivé à Liverpool, il découvre les bas-fonds d'une cité portuaire et fait la connaissance d'un personnage équivoque, Harry Bolton, qui l'entraîne à Londres. L'équipée se termine dans une salle de jeu mystérieuse, le palais d'Aladin, où se ruine Harry.

Le retour vers New-York se fait sur le même navire, avec cinq cents émigrants irlandais dans l'entrepont où une épidémie de fièvre se déclare. C'est au tour d'Harry Bolton d'apprendre le métier de matelot. Mais, « venu prendre son quart vêtu d'une robe de chambre de brocart, de chaussons brodés et d'un bonnet à pompon, » ce sera difficile ! Au port, Redburn sera privé de salaire par le capitaine, prétextant qu'il a déserté pour se rendre à Londres.

Deux ans plus tard, engagé sur un baleinier, Redburn apprendra la disparition en mer de Harry.

Éditions en anglais[modifier | modifier le code]

  • Redburn, His First Voyage, Being the Sailor-Boy Confessions and Reminiscences of the Son-of-a-Gentleman, in the Merchant Service, chez l'éditeur Bentley à Londres, 20 octobre 1849.
  • Redburn, ..., chez l'éditeur Harper & Brothers à New York, 10 novembre 1849.

Traductions en français[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Herman Melville, Redburn, Vareuse-Blanche, Œuvres, II, notice de Michel Imbert (p. 779-802), Bibliothèque de la Pléiade, éditions Gallimard, 2004 (ISBN 2-07-011698-0).
  2. The Sketch Book of Geoffrey Crayon, Gent., 1820
  3. Journals, The Writings of Herman Melville, 30 novembre 1849.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe Jaworski, Melville : le désert et l'empire, Paris, Presses de l'École normale supérieure, 1986.