Omoo

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Omou
Auteur Herman Melville
Genre Récit d'aventures
Version originale
Titre original Omoo: A Narrative of Adventures in the South Seas
Éditeur original Murray
Harper & Brothers
Langue originale anglais
Pays d'origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Lieu de parution original Londres
New York
Date de parution originale 1847
Version française
Traducteur Philippe Jaworski (de l'anglais)
Lieu de parution Paris
Éditeur Gallimard
Date de parution 1997
Chronologie
Précédent Taïpi Mardi Suivant

Omou est un récit d'aventures de l'écrivain américain Herman Melville, paru en 1847.

Historique[modifier | modifier le code]

Omou est un récit d'aventures de l'écrivain américain Herman Melville, paru en 1847[1].

En août 1842, à Nuku Hiva (îles Marquises), fuyant les Taïpis, Melville s'embarque sur le baleinier australien Lucy Ann partant pour Tahiti. Se joignant aux quelques membres de l'équipage refusant de prendre leur service, il est débarqué et condamné par le consul britannique à un emprisonnement non exécuté. Avec John Troy, le steward, il part visiter l'île voisine d'Eiméo. Au début de novembre, il s'engage sur un autre baleinier, le Charles and Henry, appareillant pour les îles Sandwich.

Ces trois mois de vagabondage - "Omou" signifie vagabond en dialecte marquisien- servent de trame au roman écrit en 1846.

Le roman est dédicacé à Herman Gansevoort de Gansevoort, comté de Saratoga, New York, oncle maternel de Herman Melville.

Résumé[modifier | modifier le code]

Après avoir échappé aux Taïpis, le narrateur se retrouve à bord de la Julia, un baleinier australien commandé par le capitaine Guy, reclus dans sa cabine par la maladie. Après une campagne de pêche décevante et la santé du capitaine s'aggravant, le second, John Jermin met le cap sur Tahiti. Ne pouvant débarquer, l'équipage rédige une pétition transmise à l'autorité britannique. En réponse, le consul Wilson ordonne aux matelots de se préparer à une nouvelle campagne de trois mois. L'indiscipline augmentant, les fortes têtes sont débarquées et enfermées dans la « Calabouza biritani », une prison qui ne les reçoit que la nuit! Après trois semaines de relâche, la Julia lève l'ancre avec un nouvel équipage et les mutins sont invités à aller se faire pendre ailleurs.

Le narrateur, avec son camarade Long-Spectre, en bons batteurs de plages, vagabondent à Tahiti puis ils se font engager comme ouvriers agricoles dans l'île voisine d'Eiméo. La culture des pommes de terre ne les passionnant pas, ils reprennent leur vagabondage et profitent de tous les charmes de la vie insulaire.

Lassé de toutes ces pérégrinations, le narrateur s'engage pour une nouvelle campagne de pêche sur un baleinier américain, le Léviathan.

Éditions en anglais[modifier | modifier le code]

  • Omou, un récit d'aventures dans les mers du Sud, constituant une suite au « Séjour dans les îles Marquises », chez l'éditeur Murray à Londres, 30 mars 1847.
  • Omou, un récit d'aventures dans les mers du Sud, chez l'éditeur Harper & Brothers à New York, mai 1847.

Traductions en français[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Herman Melville, Taïpi, Omou, Mardi, Œuvres, I, notice de Philippe Jaworski (p. 1259-1273), Bibliothèque de la Pléiade, éditions Gallimard, 1996 (ISBN 2-07-010681-0).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe Jaworski, Melville : le désert et l'empire, Paris, Presses de l'École normale supérieure, 1986.