Linda Lê

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Linda Lê

Activités Romancier, nouvelliste, critique littéraire
Naissance 1963 (51 ans)
Đà Lạt, Nord-Vietnam
Langue d'écriture Français
Genres Roman
Distinctions Prix Renaudot du livre de poche (2003)

Œuvres principales

  • A l'enfant que je n'aurai pas (2011)

Linda Lê, née en 1963 à Đà Lạt, est une écrivaine française d'origine vietnamienne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Son père est ingénieur originaire du Nord-Vietnam et sa mère vient d’une famille aisée naturalisée française. Linda Lê a passé les premières années de son enfance à Dalat. En 1969, la famille part à Saïgon pour fuir la guerre. Linda Lê suit ses études au lycée français et se prend de passion pour Victor Hugo et Balzac. En 1977, elle quitte le Viêt Nam pour la France et arrive au Havre avec sa mère et ses sœurs. En 1981, elle s'installe à Paris pleine d'ambition, suit les cours de khâgne au lycée Henri-IV, puis s'inscrit à la Sorbonne.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Son premier roman, Un si tendre vampire, paraît en 1986 à La Table Ronde, mais c'est principalement aux Éditions Christian Bourgois qu'elle publiera ses romans, nouvelles et essais, sauf Les Évangiles du crime, très remarqué à sa parution en 1992 qui paraîtra chez Fayard et sera ensuite réédité chez Christian Bourgois.

Son œuvre est en partie traduite en anglais (États-Unis), en néerlandais et en portugais.

Critique au Magazine Littéraire, Linda Lê est aussi préfacière. En 2006, elle établit et présente l'œuvre quasi complète de Panaït Istrati chez Phébus[1].

La critique estime que les livres de Linda Lê savent s'inscrire « sans bruit » dans le paysage littéraire[2]. Son style serait empreint d'« une force d'analyse et une distance oratoire qu'elle semble hériter du XVIIe siècle[3]». Marine Landrot définit son œuvre comme une « gigantesque oraison funèbre dont chaque pièce semble être le reflet de l'autre - avec une lucidité de plus en plus acérée et apaisée »[4].

Linda Lê est longtemps restée un auteur peu connu du grand public malgré un succès critique indéniable, mais son œuvre a désormais maintes fois été couronnée : elle a reçu le prix de la Vocation en 1990, le prix Renaissance de la nouvelle pour Les Évangiles du crime en 1993, le prix Fénéon pour Les Trois Parques en 1997, le prix Wepler pour Cronos en 2010, la bourse Cioran en 2010, le Prix Renaudot du livre de poche pour A l'enfant que je n'aurai pas en 2011.

Discrète, Linda Lê fuit les médias et se présente volontiers comme « un ours qui se terre »[5]


Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Un si tendre vampire, 1986
  • Fuir 1987
  • Solo 1988

Ces trois premiers titres (deux romans et un recueil de nouvelles) ont été exclus de sa bibliographie officielle par l'auteure elle-même.[réf. nécessaire]

  • Les Évangiles du crime, 1992, éditions Christian Bourgois, réédité en 2011 dans la collection Titres
  • Calomnies, 1993, éditions Christian Bourgois
  • Les Dits d'un idiot, 1995, éditions Christian Bourgois, réédité en 2011 dans la collection Titres
  • Les Trois Parques, 1997, éditions Christian Bourgois, réédité en 2011 dans la collection Titres (Prix Fénéon)
  • Voix, 1998, éditions Christian Bourgois
  • Lettre morte, 1999, éditions Christian Bourgois, réédité en 2011 dans la collection Titres
  • Tu écriras sur le bonheur, 1999, éditions Christian Bourgois, collection Titres
  • Les Aubes, 2000, éditions Christian Bourgois
  • Autres jeux avec le feu, 2002, éditions Christian Bourgois
  • Marina Tsvetaieva, ça va la vie?, 2002, éditions Jean-Michel Place
  • Personne, 2003, éditions Christian Bourgois
  • Kriss suivi de L'homme de Porlock, 2004, éditions Christian Bourgois
  • Le Complexe de Caliban et Conte de l'amour Bifrons, 2005, éditions Christian Bourgois
  • In Memoriam, 2007, éditions Christian Bourgois
  • Au fond de l'inconnu pour trouver du nouveau, 2009, éditions Christian Bourgois (Recueil de textes critiques sur des écrivains)
  • Cronos, 2010, éditions Christian Bourgois, (Prix Wepler 2010[6])
  • À l'enfant que je n'aurai pas, 2011, éditions NiL, collection Les Affranchis, (Prix Renaudot Poche)[7].
  • Lame de fond, éditions Christian Bourgois, 2012
  • Œuvres vives, éditions Christian Bourgois, 2014
  • Par ailleurs (exils), éditions Christian Bourgois, 2014

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Phébus, Paris, 2006. (ISBN 2752901348, 2752901552[à vérifier : ISBN invalide] et 2752901674)
  2. Les affinités clandestines de Linda Lê par Jean-Philippe Rossignol, Le Monde, 27 février 2009
  3. http://www.evene.fr/livres/livre/linda-le-in-memoriam-29682.php?critiques
  4. "Linda Lê. In memoriam" par Marine Landrot, Télérama no 3007 - 1er septembre 2007
  5. Selon sa propre expression: Vincent Josse, «In memoriam», de Linda Lê, sur L'obs,‎ 8 octobre 2007 (consulté le 11 décembre 2014)
  6. « Le prix Wepler 2010 a été attribué à Linda Lê », sur http://www.livreshebdo.fr (consulté le 22/11/2010)
  7. (fr) Prix Renaudot Poche - Lauréat 2011, Livre Hebdo, consulté le 4 novembre 2011.