François de Mailly

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François de Mailly-Nesle
Image illustrative de l'article François de Mailly
Biographie
Naissance 4 mars 1658
Paris
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Décès 13 septembre 1721 (à 63 ans)
Cardinal de l’Église catholique
Créé
cardinal
29 novembre 1719
Par le pape Clément XI
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale 11 mai 1698
Par le card. Toussaint de Forbin-Janson
Archevêque-duc de Reims
et pair de France
Primat de la Gaule belgique
12 juillet 171013 septembre 1721
Archevêque d'Arles
24 décembre 169712 juillet 1710

Orn ext cardinal duc et pair.svg
Blason fam fr de Mailly.svg
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

François de Mailly-Nesle (4 mars 1658- †13 septembre 1721) fut archevêque d'Arles (1697-1710) puis archevêque-duc de Reims (1710-†1721), pair de France et cardinal (1719).

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

François de Mailly-Nesle est né à Paris le 4 mars 1658 d’une ancienne et illustre famille de Picardie. Il est le 3e fils de Louis-Charles, marquis de Nesle, baron de Mailly, et de Jeanne de Monchy, ainsi que le frère de Mgr Victor-Augustin de Mailly-Nesle. Licencié en théologie et docteur en droit (Paris - la Sorbonne), il se présente comme un défenseur ardent des doctrines romaines (ultramontain) et un combattant pugnace du Jansénisme.

Archevêque d’Arles[modifier | modifier le code]

Nommé archevêque d’Arles la 24 décembre 1697, il reçut ses bulles le 7 avril 1698 et fit son entrée pontificale dans la cité le 7 octobre suivant[1]. Il occupe ce poste jusau'en 1710.

On connaît un certain nombre de visites pastorales qu’il effectue dans ce diocèse : en mai 1703, à Martigues; en 1709, aux Saintes-Maries-de-la-Mer, où il fait procéder à l’ouverture des chasses renfermant les reliques de Marie Salomé et Marie Jacobé. Il développe également les lieux de culte. Le lundi de Pâques 1703, il pose la première pierre des nouveaux bâtiments conventuels de l'abbaye de Montmajour[2] et en 1708 il consacre l’église Saint-Pierre de Trinquetaille située sur la rive droite du Rhône en face d’Arles.

Archevêque de Reims[modifier | modifier le code]

Le 12 juillet 1710, il est nommé archevêque de Reims (confirmé le 1er décembre), où il succède à Le Tellier et prend possession de son nouvel archevêché en 1711. Très rapidement, il entre en conflit avec ses clercs plutôt acquis au Jansénisme et avec l’université. D’après les Jansénistes, il aurait fait le choix des jésuites « pour détruire tout le bien fait par son prédécesseur ». Pour ses partisans, il est intelligent, érudit et dévoué à la défense de la vérité. En réalité, il est plus homme de combat que de conciliation.

Par un mandement du 17 avril 1714, François de Mailly publie à Reims la bulle Unigenitus qui condamne le jansénisme. Toutefois, dès 1715 à la mort de Louis XIV (1er septembre 1715), le jansénisme relève la tête et pendant cinq ans l’autorité archiépiscopale sera souvent bafouée. Un retour de balancier se produit néanmoins en 1720 avec la déclaration royale du 4 août qui met fin officiellement au jansénisme par l’acceptation de la bulle papale. Dès lors, l’archevêque revient en grâce. S'il a reçu en 1719 (29 novembre) le titre de Cardinal, il doit en effet attendre 1720 pour en revêtir les insignes des mains mêmes de Louis XV. Cette même année, il est nommé abbé commendataire de Saint-Étienne de Caen.

Mais la résistance à Reims reste encore très forte et ne sera réduite que par ses successeurs. En effet, François de Mailly ne jouit pas longtemps de sa nouvelle dignité : il meurt le 13 septembre 1721, à l’âge de 63 ans, dans son abbaye de Saint-Thierry après s'être rappelé une dernière fois (en juillet 1721) à ses premiers diocésains d'Arles éprouvés par la peste à qui il adresse des secours sous forme d’une aumône de 10 500 livres. Il est enterré dans la cathédrale de Reims, près des marches du chœur, du côté des fonts baptismaux. Son cœur est porté à Nesle dans le tombeau de ses ancêtres.

Lignée épiscopale[modifier | modifier le code]

  1. S.É. François de Mailly-Nesle (1698)
  2. S.É. Toussaint de Forbin-Janson (1656)
  3. Mgr Raphaël de Bologne ;
Il fut le principal consécrateur de 
  1. Mgr l'archevêque Jean-Joseph Languet de Gergy, évêque de Soissons (1715)

Armoiries[modifier | modifier le code]

D'or, à trois maillets de sinople[3],[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. GCN, Tome 3, page 1303, n° 3380.
  2. Cf. Congrès archéologique de France - 134e session -Pays d'Arles, page 223
  3. Rietstap 1884.
  4. Bunel 2010.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]