Charles-Maurice Le Tellier

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Charles Maurice Le Tellier
Image illustrative de l'article Charles-Maurice Le Tellier
Portrait de Charles Maurice Le Tellier, en buste, de 3/4 dirigé à gauche dans une bordure ovale.
Estampe de Robert Nanteuil (1623-1678)
Biographie
Naissance 16 juillet 1642
Turin
Drapeau des États de Savoie États de Savoie
Ordination sacerdotale 1666
Décès 22 février 1710 (à 67 ans)
Reims
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale 11 novembre 1668
Archevêque-duc de Reims
et pair de France
Primat de la Gaule belgique
3 août 167122 février 1710

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(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Charles Maurice Le Tellier, né à Turin en Savoie (aujourd'hui en Italie) le 16 juillet 1642 et mort à Reims le 22 février 1710 est un homme d'Église français des XVIIe et XVIIIe siècles. Pair de France, il est archevêque-duc de Reims de 1671 à sa mort.

Biographie[modifier | modifier le code]

Portrait de Charles-Maurice Le Tellier par Pierre Mignard (1691)

Il est le fils du chancelier Michel Le Tellier et le frère de Louvois, tous deux ministres de Louis XIV. Destiné dès son plus jeune âge à entrer dans les ordres, il étudie la théologie et obtient son doctorat en théologie à la Sorbonne.

Alors qu'il est âgé de seulement neuf ans, il devient le second abbé commendataire de l’abbaye de Daoulas, en Bretagne. Pourvu en 1651, il remet ladite abbaye entre les mains du roi en 1666, après en avoir joui pendant quinze ans. Il est ordonné prêtre en 1666. De 1668 jusqu'à sa mort, il est abbé commendataire de Saint-Étienne de Caen.

Il devient coadjuteur de l'évêque de Langres, puis de l'archevêque de Reims, Antonio Barberini (nommé le 8 juillet 1668). Confirmé à Reims le 3 septembre suivant, il est nommé le même jour archevêque titulaire (« in partibus ») de Nazianzus et sacré le 11 novembre par l'archevêque de Reims assisté du cardinal du Camboust de Coislin et de Mgr Michel Colbert de Saint-Pouange, évêque de Mâcon, qui est le cousin germain de Charles-Maurice Le Tellier[1].

Il est également le responsable de la Chapelle de Louis XIV, à savoir maître de la Chapelle royale dès 1665 jusqu'à sa mort. Donc il connaît celle de Saint-Germain-en-Laye, puis celle de Versailles, définitivement dès 1682[2].

Le 3 août 1671, alors qu'il n'est âgé que de vingt-neuf ans, il devient archevêque de Reims.

Le 9 avril 1678, il ordonne Jean-Baptiste de La Salle. Proviseur de la Sorbonne en 1695, il s'affirme comme l'un des plus grands bibliophiles d'Europe. À sa mort, la Bibliothèque Sainte-Geneviève de Paris hérite de sa collection et en fait le socle de sa propre collection. On trouve à la bibliothèque Sainte-Geneviève un cabinet rassemblant les bustes des principaux membres de la famille Le Tellier, y compris celui de l'archevêque de Reims.

Il préside l'Assemblée du clergé de 1700. Il fut inhumé dans le tombeau de son père, dans l'église Saint-Gervais à Paris.

Lignée épiscopale[modifier | modifier le code]

  1. Mgr l'archevêque Charles-Maurice Le Tellier (1668)
  2. S.É. Antonio Barberini (Jr.), O.S.Io.Hieros. (1655)
  3. Mgr l'archevêque Giovanni Battista Scanaroli (it) (1630)
  4. S.É. Luigi Caetani (1622)
  5. S.É. Ludovico Ludovisi (1621)
  6. Mgr l'archevêque Galeazzo Sanvitale (it) (1604)
  7. S.É. Girolamo Bernerio, O.P. (1586)
  8. S.É. Giulio Antonio Santorio (1566)
  9. S.É. Scipione Rebiba
Il fut le principal consécrateur de 

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Luc-Normand Tellier, Face aux Colbert : les Le Tellier, Vauban, Turgot ... et l'avènement du libéralisme, Presses de l'Université du Québec, 1987, p. 696.
  2. Catherine Massip, Michel-Richard Delalande ou Le Lully latin, p.35, Éditions Papillon, Drize en Suisse 2005

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé Joseph Gillet, Charles-Maurice Le Tellier, avec une bibliographie exhaustive, Paris, 1881, p. XII et passim
  • Charles-Augustin Sainte-Beuve, Port-Royal (éd. 1900), index.
  • Luc-Normand Tellier, Face aux Colbert : les Le Tellier, Vauban, Turgot ... et l'avènement du libéralisme, Presses de l'Université du Québec, 1987, 816 pages incluant un index détaillé.