Galle (prêtre)

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Un prêtre de Cybèle au Musée de Cherchell, IIeIIIe siècle après J.-C.
Pince pour castration, ornée des portraits de Cybèle et d’Attis

Galle est le nom donné par les Romains aux prêtres eunuques de Cybèle. Ce culte est d'origine phrygienne. Le nom est sans doute issu du fleuve Gallus en Galatie, qui coulait près du temple originel de Cybèle et dont on disait que les eaux rendaient fou quiconque s'y abreuvait.

On pense que les prêtres se castraient eux-mêmes, à l'occasion de la fête annuelle de Cybèle, les sanguinaria, pour imiter le geste d'Attis, le parèdre de Cybèle. Cette fête se déroulait tous les 24 mars.

Les premiers galles sont arrivés à Rome après 203 av. J.-C. lorsque le Sénat romain a intégré Cybèle au panthéon de la ville. Les citoyens romains n'avaient pas le droit de devenir des galles jusqu'à la levée de cette interdiction par Claude. En revanche le prêtre principal, ou archigalle, n’est pas un eunuque et est un citoyen romain.

Sous Théodose, la religion chrétienne est devenue la seule religion acceptée et le paganisme est interdit. Le culte de Cybèle fut particulièrement visé au Ve siècle apr. J.-C.

Antonin Artaud évoque les Galles dans Heliogabale ou l'anarchiste couronné.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]