Vesta

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Vesta
Déesse de la mythologie romaine
Image illustrative de l'article Vesta
Caractéristiques
Fonction principale Déesse du foyer, de la fidélité et du feu
Résidence Forum romanum
Période d'origine grece antique
Équivalent(s) par syncrétisme Hestia
Compagnon(s) Vestales
Culte
Temple(s) temple de Vesta à Rome, temple de Vesta à Tivoli
Famille
Père Saturne
Mère Ops
Conjoint aucun
Symboles
Attribut(s) Le foyer et le feu sacré
Animal Ane
Jour 7 au 15 Juin fête de la Vestalie ou Vestalia

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Vesta, en latin Vesta (pour les Romains) équivalente de Hestia (pour les Grecs, mot qui désigne le « foyer de la maison ») est la déesse vierge du foyer. Elle est le symbole de la fidélité.

Il importe de ne pas confondre la vierge Vesta, déesse du feu ou le feu lui-même, avec l'antique Vesta, c'est-à-dire Titéia ou Gaïa (la déesse Terre). Même si, chez les poètes, ces deux divinités paraissent souvent être confondues.

Chez les Romains, Vesta était fêtée durant les Vestalia du 7 au 15 juin. Le reste du temps, le feu sacré de Vesta était gardé et entretenu par des prêtresses vierges, les Vestales. Vesta est décrite comme une des plus belles divinités romaines après Aphrodite et Artèmis.

Origine[modifier | modifier le code]

La déesse Vesta, déesse du feu et du foyer avait un culte qui, en Asie et en Grèce, remontait à la plus haute antiquité. Elle était honorée à Troie, longtemps avant la ruine de cette ville[réf. nécessaire], et ce fut Énée qui, croit-on, apporta en Italie son culte et son symbole : il l'avait parmi ses dieux pénates. (Ce texte est incomplet vous ne trouverez peut-être pas assez de ressources, merci de complétez si vous en avez)

Rituels[modifier | modifier le code]

Son culte consistait principalement à entretenir le feu qui lui était consacré et à prendre garde qu'il ne s'éteigne jamais.

À Rome, selon la tradition, c'est Numa Pompilius qui fit bâtir à Vesta un temple de Vesta (Rome). C'est au milieu de ce temple que l'on entretenait le feu sacré avec d'autant plus de vigilance qu'il était regardé comme le reflet du feu central de la Terre. Si ce feu venait à s'éteindre, on ne devait le rallumer qu'aux rayons du soleil, au moyen d'une sorte de miroir. Même sans que le feu s'éteignît, il était renouvelé tous les ans, le premier jour de mars.

Au Ier siècle av. J.-C., un temple de Vesta est construit à Tibur (toujours présent à Tivoli).

Représentation[modifier | modifier le code]

À Rome, ainsi que chez les Grecs, Vesta, la vierge, n'avait d'autre image ou d'autre symbole que le feu sacré. Une des manières de la représenter était en habit de matrone, vêtue de la stola, tenant de la main droite un flambeau ou une lampe, ou une patère, vase à deux anses, appelé capeduncula, quelquefois aussi un Palladium ou une petite Victoire. Parfois, au lieu de la patère, elle tient une haste, javelot sans fer, ou une corne d'abondance. Sur les médailles et les monuments, les titres qu'on lui donne sont Vesta la sainte, l'éternelle, l'heureuse, l'ancienne, Vesta la mère, etc.

Les Vestales[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Vestale.

Chez les Romains, le feu sacré de Vesta était gardé et entretenu par des prêtresses vierges, les Vestales. Elles étaient choisies dans les plus grandes familles de Rome, à l'âge de six à dix ans. Elles restaient au service de la déesse pendant une durée de trente ans. Elles rentraient ensuite au sein de la société romaine, avec la permission de se marier. Mais, durant leur sacerdoce, les Vestales qui laissaient le feu s'éteindre étaient sévèrement et même cruellement punies : celle qui violait ses vœux de virginité était mise à mort, emmurée dans un tombeau ou entre deux murs[1].

En compensation de toutes ces rigueurs, les Vestales étaient l'objet d'un respect universel : comme les hauts dignitaires, elles étaient précédées d'un licteur, ne dépendaient que du pontifex maximus ; elles étaient appelées souvent pour apaiser les dissensions dans les familles : on leur confiait les secrets des particuliers et quelquefois ceux de l'État. C'est entre leurs mains qu'étaient déposés les testaments. Les vestales avaient un pouvoir tel que, lorsqu'elles croisaient un condamné à mort, celui-ci était libéré[1].

Elles avaient la tête ceinte de bandelettes de laine blanche, qui leur retombaient gracieusement sur les épaules et de chaque côté de la poitrine. Leurs vêtements étaient d'une grande simplicité, mais non dépourvus d'élégance. Par dessus une robe blanche elles portaient une sorte de rochet de la même couleur. Leur manteau, qui était de pourpre, leur cachait une épaule et laissait l'autre demi-nue. Primitivement elles se coupaient les cheveux, mais plus tard elles portèrent toute leur chevelure. Quand le luxe se fut répandu dans Rome, on les vit se promener en somptueuse litière, même dans un char magnifique, avec une nombreuse suite de femmes et d'esclaves.

Vestalia[modifier | modifier le code]

Vesta était célébrée pendant les Vestalies ou Vestalia, période du 7 au 15 juin. Le premier jour, on ouvrait le penus Vestae, sanctuaire du temple de la déesse habituellement caché par des rideaux. Tant que le rideau restait ouvert, les femmes pouvaient déposer des offrandes à la déesse. Ces offrandes incluaient le sacrifice d'un fœtus de veau retiré du ventre de sa mère.

Pouvoir[modifier | modifier le code]

Vesta est la déesse protectrice du foyer domestique, des familles, du feu.

Hommage[modifier | modifier le code]

Vesta est une des 1 038 femmes représentées dans l'œuvre contemporaine de Judy Chicago, The Dinner Party, aujourd'hui exposée au Brooklyn Museum. Cette œuvre se présente sous la forme d'une table triangulaire de 39 convives (13 par côté). Chaque convive étant une femme, figure historique ou mythique. Les noms des 999 autres femmes figurent sur le socle de l'œuvre. Le nom de Vesta figure sur le socle, elle y est associée à Sophie, sixième convive de l'aile I de la table[2].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Pierre Grimal, Rome et l’Amour, Vierges et matrones, Robert Laffont, 2007, (ISBN 9782221106297), p. 460
  2. Musée de Brooklyn - Vesta

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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