Ernst Stavro Blofeld

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Donald Pleasence, qui incarna le premier Blofeld au cinéma.

Ernst Stavro Blofeld est un personnage fictif dans la série de romans James Bond, écrits par Ian Fleming. Il est sans doute le pire ennemi de James Bond. Blofeld est le chef du SPECTRE, redoutable organisation criminelle dont le siège se trouve à Paris.

Biographie fictive[modifier | modifier le code]

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Ernst Stavro Blofeld est né à Gdynia d'un père polonais et d'une mère grecque. Après s'être inscrit à l’université de Varsovie pour suivre des cours de sciences économiques et d'histoire politique, il étudia le métier d'ingénieur et la radio à l'institut technique de la même ville.

À l'âge de 25 ans, il obtint un poste modeste dans l'administration centrale des P.T.T. car il souhaitait y mettre à l'épreuve sa théorie, selon laquelle être le premier à disposer d'informations exactes est, en temps de paix comme en temps de guerre, la base de toute décision efficace et permet d'asseoir une réputation. Il se mit à appliquer cette théorie en examinant soigneusement les câbles, les messages radio qui passaient entre ses mains et en se servant de ces informations pour effectuer quelques placements boursiers d'importance réduite.

Un changement dans la nature du trafic postal lui permit d'avoir accès à des renseignements concernant les ravitaillements militaires et à des messages diplomatiques. Il conçut alors que cette tâche sans intérêt pour lui pouvait avoir une grande importance pour les puissances étrangères. S'intéressant particulièrement aux messages comportant les mentions du genre « confidentiel » ou « top secret », il mit au point un réseau d'informateurs, parfaitement imaginaire mais extrêmement plausible, basé sur les noms des personnages subalternes qui étaient les destinataires des messages qu'il interceptait.

Son réseau baptisé TARTAR, il se mit en contact avec l'attaché militaire allemand qui devint son premier « client ». L'ambition vint avec ses premières rentrées d'argent et il envisagea de diversifier ses clients. Cette expansion lui réussit également et, finalement, à la tête d'une coquette somme, il réussit à cesser cette première activité sans douleur. C'est à ce moment qu'il parvint également à faire disparaître la page de l'état civil de Gdynia sur laquelle il figurait et, muni du passeport d'un marin canadien, il se rendit en Suède. Il voyagea ensuite sous différentes identités avant de louer, sagement, les services d'un autre réseau (le RAHIR) aux forces alliées, ce qui lui permit, à la fin de la guerre, d'être encensé par les vainqueurs. De là, il fila vers l'Amérique du Sud dont il revint quelques années plus tard sous l'identité de Ernst Blofeld, pour créer le Service pour l'Espionnage, le Contre-espionnage, le Terrorisme, la Rétorsion et l'Extorsion (SPECTRE).

Au fil des années, son organisation a développé son influence sur divers groupements de moindre importance et ses domaines d'action se sont diversifiés. Pour des raisons de sécurité, Blofeld, qui est particulièrement sensible à cet aspect de la vie marginale, a déplacé son quartier général à de nombreuses reprises.

Dans le même temps, il a su profiter des progrès de la chirurgie plastique pour changer d'apparence plusieurs fois — allant même jusqu'à sacrifier la forme de ses oreilles afin de revendiquer l'héritage du titre de comte de Bleuchamp.

Il semblerait d'ailleurs qu'il se soit octroyé l'exclusivité d'une découverte de pointe applicable en remplacement de la chirurgie esthétique et qu'il soit en mesure de reproduire son aspect physique sur des volontaires de son organisation. Lors d'un passage à Paris, Blofeld a vécu pendant quelques années avec une Française qui a donné naissance à Nena, héritière « légitime » pour la direction de SPECTRE.

Dans les romans, il apparaît tout d'abord, en tant que grand organisateur de l'Opération Tonnerre. Il en est fait mention dans Motel 007, puis dans Au service secret de Sa Majesté, où il teste un virus sur des jeunes filles dans une clinique pour personnes allergiques.

Responsable de la mort de Tracy (comtesse Teresa di Vincenzo, née Draco), la femme de James Bond, le jour même de leur mariage, il réapparaîtra ensuite dans le roman suivant On ne vit que deux fois, où James Bond l'élimine. Le génie du mal y vit reclus, vêtu en samouraï dans sa forteresse médiévale au Japon. Il a élaboré un jardin des supplices, un domaine couvert de plantes vénéneuses, de fleurs aux parfums mortels, d'arbustes empoisonnés où viennent mourir les Japonais candidats au suicide.

Dans ces deux derniers romans, il est secondé par la terrible Irma Bunt, assistante et compagne, qui échappe à la mort avant de revenir dans la nouvelle de Raymond Benson, Le Spectre du passé (Blast from the Past).

Ian Fleming écrit que Blofeld est né le 28 mai 1908 ; il a donc la même date de naissance que son auteur.

Blofeld est décrit comme étant féru d'art. Il apprécie par ailleurs la compagnie des animaux, principalement des chats blancs et des piranhas (il en possède un bassin dans sa forteresse japonaise, dans lequel il n'hésite pas à jeter en pâture ses employés qui ont échoué dans leur mission, à l'instar de la jeune secrétaire de son employé Osato, Helga Brandt, qui y meurt dévorée vivante comme très cruel prix de son échec à tuer Bond) [1].

Au cinéma, Blofeld est le responsable qui se trouve aux commandes de complots extravagants dans toute une série de films : James Bond contre Docteur No (en fait le SPECTRE y est seulement évoqué), Bons Baisers de Russie (seules apparaissent sa silhouette et ses mains) et Opération Tonnerre (il apparaît de même, mais on ne peut voir son visage). Il devient ensuite le véritable protagoniste et ennemi de James Bond dans les films On ne vit que deux fois, Au service secret de Sa Majesté et Les Diamants sont éternels. Il apparaît, sans qu'il lui soit fait référence dans Rien que pour vos yeux. Sa dernière apparition au cinéma date du film hors-série Jamais plus jamais.

Au cinéma, Blofeld est souvent habillé d'une veste Mao et caresse tendrement un chat angora blanc. Sa calvitie est redondante mais pas exclusive.

À l'écran Blofeld est incarné par :

Parodies[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. ...Bond, James Bond. Le dossier 007, Yves Goux et Pierre Baeyens, Éditions Grand Angle, 1989, p. 39