Dunières

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Dunières
L'église Saint-Martin.
L'église Saint-Martin.
Blason de Dunières
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Haute-Loire
Arrondissement Arrondissement d'Yssingeaux
Canton Canton de Montfaucon-en-Velay
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Montfaucon
Maire
Mandat
Robert Oudin
2014-2020
Code postal 43220
Code commune 43087
Démographie
Population
municipale
2 911 hab. (2011)
Densité 84 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 12′ 59″ N 4° 20′ 44″ E / 45.2164, 4.345645° 12′ 59″ Nord 4° 20′ 44″ Est / 45.2164, 4.3456  
Altitude Min. 711 m – Max. 1 033 m
Superficie 34,75 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

Dunières (Dunèiras en Occitan) est une commune française située à l'est du Velay, dans le département de la Haute-Loire en région Auvergne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le bourg de Dunières s'est développé dans une vallée riante, à l'ombre d'une ancienne citadelle gauloise[réf. nécessaire].

À l'époque gallo-romaine, cette forteresse assurait la sécurité des chemins sur une route commerciale qui allait du Port Rhodanien de bœuf aux ports de la vallée de la Loire.

Plus tard fut construit un château fort, que le Pape Alexandre III plaça en 1164 sous la dépendance de l'Evêque du Puy, comte du Velay.

Au XIIIe siècle, l'alliance des Retourtour et de la Roue donna à Dunières sa véritable identité, son blason et ses armoiries. Le plus célèbre, et pourtant le moins recommandable des Seigneurs de Dunières, reste Gaspard d'Espinchal [1619-1686] dont les innombrables facéties alimentèrent jadis les récits des veillées.

Jusqu'au XVIe siècle, les habitants vivaient exclusivement des produits et revenus du sol. La rubanerie introduite vers 1600 sera florissante durant deux siècles puis c'est le moulinage de la soie [première fabrique en 1718] qui fit de Dunières la capitale de la soie dans le Velay.

La gare d'échange de Dunières entre le « grand réseau » et les CFD au début du XXe siècle

Vint ensuite l'installation des usines de tissages : 1903-1910. La Dunière, avec sa puissance motrice, constitue une richesse que les propriétaires riverains n'ont pas manqué d'exploiter ; son cours était alors ponctué de fabriques [moulins et scieries].

À la fois cause et conséquence de cette activité industrielle, les voies de communication se développèrent rapidement : amélioration et extension du réseau routier vers les grands centres de Saint-Étienne et d'Annonay, percement de la ligne de chemin de fer Firminy - Saint-Rambert-d'Albon, inaugurée en 1885 et ouverture de la ligne CFD vers Saint-Agrève et Le Cheylard en 1902.

Dunières méritait bien alors le titre de "reine de la montagne" que lui avait décerné le poète patois de nos plateaux du Velay, l'Abbé Meiller...

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  mars 2008 Jean-Pierre Marcon UDF puis UMP Député de la Haute-Loire (2007-2012)
Conseiller général du Canton de Montfaucon-en-Velay
Vice-président du Conseil général de la Haute-Loire
mars 2008 mars 2014 André Chomienne    
mars 2014 en cours
(au 27 août 2014)
Robert Oudin[1]    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 911 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 010 1 650 2 020 2 495 2 409 2 381 2 461 2 339 2 237
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 219 2 264 2 315 2 470 2 513 3 117 2 973 2 882 3 135
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 219 3 300 3 327 3 023 3 173 3 222 3 249 3 077 3 190
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
3 227 3 146 2 996 3 014 3 009 2 949 3 002 3 025 2 939
2011 - - - - - - - -
2 911 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Martin (XIe siècle)
Voussures polychromes du tympan.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Maurice Moulin, PDG de la scierie Moulin

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Liste des maires de la Haute-Loire sur le site de la préfecture (consulté le 27 août 2014).
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011