Plan hippodamien

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Plan orthogonal du Havre, centre-ville reconstruit après la Seconde Guerre mondiale
Panorama urbain sur le borough new-yorkais de Manhattan
Vue satellite de Sacramento (Californie)

Un plan hippodamien ou hippodaméen, ou milésien, ou en damier ou en échiquier, ou quadrillé, ou orthogonal, est, en urbanisme, un type d'organisation de la ville dans lequel les rues sont rectilignes et se croisent à angle droit, créant des îlots de forme carrée ou rectangulaire.

Sommaire

Origine [modifier]

L'adjectif hippodamien est issu du nom d'Hippodamos, architecte grec considéré comme l'un des pères de l'urbanisme et dont les plans d'aménagement étaient caractérisés par des rues rectilignes et larges qui se croisaient à angle droit.

Le qualificatif milésien provient de la ville de naissance d'Hippodamos, Milet.

L'appellation en damier ou en échiquier fait référence au plateau du jeu de dames ou d'échecs, dont les cases forment un motif identique.

Présentation [modifier]

Ce plan traduit la volonté des fondateurs de la ville d'organiser rationnellement l'espace.

Cependant, malgré sa simplicité apparente, ce type de plan présente des inconvénients. Il rallonge les temps de trajet (sauf si on ouvre des « diagonales » pour circuler comme à Barcelone) et fait fi de la topographie. Mais l'inconvénient de la forte pente des rues de San Francisco, qui en est l'exemple le plus célèbre, constitue pourtant un des charmes de cette ville.

Ont un plan quadrillé :

  • les villes fondées par les Grecs à l'époque hellénistique et par les Romains, pendant l'Antiquité ;
  • l'Etrusco ritu du bornage étrusque, pour la fondation des villes, imposait un tel plan, même si la configuration des lieux d'implantation n'a pas toujours permis de le respecter.
  • les villes chinoises, comme Pékin ;
  • Certaines villes japonaises comme son ancienne capitale, Heiankyo (Meaco puis Kyōto) et la ville moderne de Sapporo ;
  • beaucoup de villes européennes médiévales (bastides) ou modernes (La Chaux-de-Fonds en Suisse, places fortes, villes nouvelles) ou encore des quartiers tels que la ville-neuve de Nancy ou la New Town d'Édimbourg ;
  • la ville de Saint-Étienne depuis la Révolution et les plans de l'architecte Pierre-Antoine Dalgabio, organisant la ville autour d'une Grand'Rue, ses parallèles et perpendiculaires ;
  • de nombreuses villes aux États-Unis, comme New York, où les axes de circulation sont appelés rues ou avenues selon leur orientation ;
  • les villes fondées par les Européens, à l'époque de la colonisation, telles Kinshasa ou New Delhi, et les villes fondées depuis leur indépendance dans les « pays neufs » ;
  • les villes reconstruites après une catastrophe, tel le quartier de la Baixa à Lisbonne ;
  • les centre-villes français bombardés et reconstruits après la Seconde Guerre mondiale : Le Havre (voir l'article détaillé Centre-ville reconstruit du Havre), Brest, Nice quartiers est etc. ;
  • des villes conçues au XXe siècle comme dans les polders néerlandais, avec Haarlemmermeer, ou la ville nouvelle de Val de Reuil construite dans les années 1970 ;
  • de nombreuses villes d'Amérique Latine construites par les colons espagnols comme Bogota. Ces plans d'urbanisme présentaient l'avantage d'une meilleure circulation de l'air supposée réduire les risques d'épidémies, conformément aux enseignements de Galien. Cela présente également des facilités pour faire sonner la charge de cavalerie et faire tirer aux arquebuses dans l'éventualité d'une rébellion indienne.

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Articles connexes [modifier]