Château de Lassay

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Icône de paronymie Cet article possède des paronymes ; voir : Château de l'Assay et Lassay-les-Châteaux.
Château de Lassay
Image illustrative de l'article Château de Lassay
Vue du nord-ouest.
Début construction XIIe siècle
Fin construction XVe siècle
Destination initiale Militaire
Destination actuelle Résidence
Protection Logo monument historique Classé MH (1862)
Coordonnées 48° 26′ 20″ N 0° 30′ 00″ O / 48.438889, -0.5 ()48° 26′ 20″ Nord 0° 30′ 00″ Ouest / 48.438889, -0.5 ()  
Pays Drapeau de la France France
Région historique Pays de la Loire
Commune Lassay-les-Châteaux

Géolocalisation sur la carte : Mayenne

(Voir situation sur carte : Mayenne)
Château de Lassay

Géolocalisation sur la carte : Pays de la Loire

(Voir situation sur carte : Pays de la Loire)
Château de Lassay

Le château de Lassay est un château datant du XVe siècle, situé sur la commune de Lassay-les-Châteaux en Mayenne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le château primitif[modifier | modifier le code]

Le castrum ou castellum, construit au plus tard dans les premières années du XIIe siècle, ne consistait probablement qu'en un donjon sur une motte, avec enceintes de baies et de palissades, et une chapelle au-dessous. C'est peut-être encore à cet état de choses, quelque peu modifié surtout pour les clôtures, que l'on fait allusion dans un texte de 1387, où l'on dit que le château n'était qu'une petite tour. Un peu avant cette époque, le seigneur de Lassay avait « fait rappareiller son chastel et y avoit bien despendu la somme de XVcc livres ». Il y eut alors « chastel, basse-court, donjon, boële et fossés », le grand étang et l'étang Barbot.

La châtellenie, qui avait appartenu au baron de Mayenne sans doute depuis la première inféodation, échut à Pierre de Vendôme, comte de Vendôme, par suite de son mariage avec Jeanne de Mayenne, troisième fille de Juhel III de Mayenne.

Le XVe siècle[modifier | modifier le code]

Intérieur de la barbacane, construite au XVe siècle.

Quand le principal effort des armées anglaises se porta sur le Maine, vers 1422, la duchesse d'Anjou, dame de Mayenne, exigea, en vertu d'une ordonnance royale, la destruction du château, trop faible pour résister et déjà endommagé en 1417, et qui appartenait d'ailleurs à un vassal, Charles de Vendôme, passé au parti anglo-bourguignon.

La paix une fois assurée, le roi Charles VII, par lettre du 8 février 1458, permit à Jean II de Vendôme, fils du vassal en question, d' « édifier de nouvel son chastel autrefois démoli et cher en ruynes par la fortune de la guerre ». Le travail se fit dans l'espace d'une année (printemps 1458 - début 1459) et donna l'imposante forteresse visible de nos jours, en forme d'octogone irrégulier, avec 8 tours dont 2 au châtelet. Les deux tours des angles sud-est et sud-ouest sont circulaires, tandis que les 6 autres, en fer à cheval, s'arasent intérieurement avec le mur des courtines. Il s'agit d'un château-fort type du milieu du XVe siècle, tenant compte de l'usage des armes à feu[1], soit dans la défense, soit dans l'attaque. Les embrasures des canons sont encore à la hauteur des fossés.

La barbacane, dégagée par le Marquis de Beauchêne à la fin du XIXe siècle, ne fut construite qu'en 1497-1498. Avant 1687, Armand de Madaillan fit bâtir dans le style mansart, moitié sur la barbacane, moitié contre les deux tours et la courtine est de l'enceinte, une construction qui dénaturait la forteresse et qui fut démolie par le Marquis de Beauchêne, qui rétablit le pont-levis intérieur et fit déblayer l'ancien fossé.

Seigneurs et propriétaires[modifier | modifier le code]

Architecture[modifier | modifier le code]

Pont-levis du château.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Alors déjà éprouvées dans le Maine, notamment en 1425 lors de la prise de Sainte-Suzanne par Thomas Montaigu, comte de Salisbury.
  2. Séquestre = dépôt d'un bien litigieux entre les mains d'un tiers en attendant le règlement de la contestation.
  3. Lesparre s'est écrit aussi L'Esparre (forme plus ancienne) et se trouve en Médoc.
  4. Suzanne de Vipart-Silly ou de Sainte-Croix, fille unique et héritière de Guillaume de Vipart, marquis de Sainte-Croix.
  5. De ce mariage il eut deux enfants : Reine ou Reyne de Madaillan1684 - † 1763) et Roger-Constant de Madaillan de Lesparre, comte de Manicamp, brigadier des armées du roi (qui épousa, le 11 mai 1723, Anne-Gabrielle Le Veneur de Tillières et mourut sans postérité)
  6. Armand de Madaillan eut avec sa troisième femme, Julie de Bourbon, une fille, Adélaïde Geneviève de Madaillan. Celle-ci se maria le 21 février 1715 avec Simon Gabriel, comte d'O, mestre de camp, et mourut le 2 octobre 1723, laissant elle-même une fille, Adélaïde-Geneviève-Félicité d'O, qui fut mariée le 27 août 1731 au duc Louis Léon de Villars de Brancas, comte de Lauraguais (ou Lauragais).

Bibliographie[modifier | modifier le code]