Geoffroy II de Mayenne

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Geoffroy II de Mayenne (1030-1098), baron de Mayenne.

Famille[modifier | modifier le code]

Il épouse Mathilde d'Alluyes, fille et héritière de Gautier, seigneur d'Alluyes, veuve de Guillaume Ier Gouet. Cette alliance est imposée par la nécessité, il s'agit d'avoir un défenseur solide contre les entreprises des Normands et de Rotrou († 1080), comte du Perche.

Geoffroy II de Mayenne, fils d'Hamon, eut certainement une longévité rare. Gaultier, son fils, était marié à Adeline avant 1050. Le père vécut jusqu'en 1098, et Gaultier et Adeline lui succédèrent après un court interrègne d'Hugue, leur oncle, pendant une absence sans doute. Le Cartulaire de Saint-Julien de Tours établit le premier terme de cette thèse [1]; les annales de Mayenne, le second.

Château de Mayenne[modifier | modifier le code]

Après avoir démontré péremptoirement que la féodalité héréditaire n'existe pas en Mayenne avant le XIe siècle, M. Bertrand de Broussillon [2] évoque la cas de Mayenne : « Pour Mayenne, dit-il, qui passe pour avoir été un fief dès le IXe siècle, et à qui Guyard de la Fosse donne pour seigneurs à cette époque : Méen, Ruellon, Aubert, Geoffroy et Juhel, la charte 245 du Cartulaire de Saint-Vincent vient préciser les faits de manière à ne laisser aucun doute sur le nom de son premier seigneur, et sur la date de son inféodation. Cet acte, dont la rédaction se place entre 1067 et 1070, fut approuvé par Geoffroy, fils d'Hamon, lequel Geoffroy avait reçu de Foulques Nerra, comte d'Anjou, soit entre 1014 et 1040, la propriété du château de Mayenne. Cette inféodation ne saurait évidemment être placée avant l'an mil, sans attribuer à Geoffroy une longévité d'autant plus exagérée qu'il vivait encore après 1082. »

Dès la mort de Geoffroy Martel, Guillaume le Conquérant pousse son avantage dans le Maine. La plupart des seigneurs du Maine se révoltent alors contre le duc de Normandie.

Ils sont conduits par Geoffroy II de Mayenne et appellent à leur tête Gautier III, comte du Vexin. Guillaume de Normandie se lance alors dans la conquête du Maine en pratiquant la tactique de la terre brûlée et en faisant tomber un à un les châteaux de ses opposants. II vient mettre le siège devant le château de Mayenne, où s'est réfugié Geoffroy de Mayenne. Un incendie fait capituler la place en 1063.

Il prit part, avec Guillaume II de Sillé et une élite des seigneurs manceaux, à la ligue contre Robert II de Bellême en faveur de Giroie ou Geré (1094).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. M. l'abbé Denis, éditeur des Chartes de Saint-Julien de Tours, publie sans observations la charte d'Hugues IV du Maine, comte du Maine, en faveur du prieuré de Javron (p. 26), datée du 14 mai 1046 au 14 mai 1047. Il y est fait mention de la présence de Geoffroy de Mayenne, et c'est même un des premiers actes qu'on connaisse de ce seigneur. Gautier, son fils, et Adeline, femme de Gautier, ont leur seing parmi les signatures des témoins. L'acte le plus ancien qu'on connaisse, citant Gautier de Mayenne, est une charte du Cartulaire noir d’Angers (p. 99) qu'on date 1047-1055, et deux autres du Cartulaire manceau de Marmoutier (t. II, p. 123 et 161) ; dans l'un, il est témoin d'un don de sa mère, Mahaut d'Alluye, vers 1070 ; dans l'autre, il est cité avec son père qui gratifiait le prieuré de N.-D. de Torcé, vers 1080. Or il vivait avec Adeline, sa femme, en 1119 (Cartulaire de Savigny). Pour être mariés en 1047, lui et sa femme devaient être nés au moins en 1025, ce qu'on doit regarder comme impossible. D'ailleurs tous les autres signataires de la charte d'Hugues IV sont mentionnés dans le texte : seuls Gautier et Adeline ne le sont pas. Il faut en conclure que leurs noms ont été ajoutés après coup. Robert Latouche en publiant cet acte, sans observations également (Province du Maine, t. XVI, p. 51), nous donne quand même la preuve de cette insertion tardive, probablement à l'occasion d'une visite de Gautier et d'Adeline à l'abbaye. Il place leurs noms, comme dans la charte originale, non dans la première ou dans la seconde colonne, mais en dehors des autres signataires, avant même le comte Hugues et Geoffroy de Mayenne. Cette explication enlève toutes les difficultés qu'on pourrait faire sur la longévité de Geoffroy de Mayenne et celle de son fils.
  2. La Maison de Laval, 1020-1605, par B. de Broussillon, illustrée de nombreux sceaux et monuments funéraires par Paul de Farcy ; Paris, Alph. Picard, 1895 ; I, p. 5.

Source[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]