Antoine Sfeir

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Antoine Sfeir

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Antoine Sfeir en 2006.

Naissance 25 novembre 1948 (65 ans)
Drapeau : Liban Beyrouth, Liban
Nationalité Drapeau : Liban libanaise
Drapeau : France française
Profession Journaliste
Politologue, Écrivain
Autres activités
Distinctions

Antoine Sfeir (né le 25 novembre 1948 à Beyrouth, Liban) est un journaliste et politologue français. Il est notamment l'auteur de nombreux ouvrages sur des sujets liés au Moyen-Orient et plus généralement au monde musulman.

Directeur des Cahiers de l'Orient, il préside également le Centre d'études et de réflexion sur le Proche-Orient et a enseigné les relations internationales au CELSA.

Biographie[modifier | modifier le code]

De 1968 à 1976, il est coresponsable du service étranger du quotidien francophone libanais L'Orient-Le Jour.

Il est victime, en 1976, d'un enlèvement pendant la guerre du Liban, durant lequel il sera torturé pendant sept jours par une milice palestinienne (baïonnette dans le dos, coups de crosse sur les doigts et dans la mâchoire, ongles arrachés…) qui lui laisseront certaines séquelles[1].

En 1977, il participe à la fondation du journal J'informe.

Jusqu'en 1989, il est journaliste à La Croix et au Pèlerin. C'est également un collaborateur du journal Le Point, du Quotidien de Paris, de L'Événement du jeudi, ainsi que des revues Étvdes, Esprit, Afrique et Asie Moderne et Politique internationale.

Il fonde en 1985 les Cahiers de l'Orient, tirés à 4 200 exemplaires chaque trimestre. Ce journal se veut une fenêtre ouverte sur la Méditerranée et repose sur une charte rédactionnelle fondée sur la francophonie.

Il est consultant de diverses émissions radio (Europe 1, BFM Business) ou télévisées (iTélé, BFM TV) sur les thèmes de l'islam et du monde arabe. Il est régulièrement l'invité d'Yves Calvi dans son l'émission C dans l'air où il apparaîtra de nombreuses fois du 11 septembre 2001 au 31 décembre 2004[2]. Il apparaît furtivement dans le film Secret Défense.

Critiqué pour avoir fait l'apologie du régime tunisien de Ben Ali dans plusieurs de ses écrits[3],[4], notamment Tunisie, terre de paradoxes (pour lequel le régime lui apporte une aide documentaire, et en achète 2000 exemplaires)[5], il reconnaît en 2011 s'être « trompé lourdement sur la Tunisie »[6]. S'il avait reconnu la corruption du régime tunisien fin 2009, Antoine Sfeir considérait toujours alors la Tunisie comme « un exemple pour toute la région »[7].

Il est officier de l'Ordre de la Légion d'Honneur[8].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Antoine Sfeir, Le jour où ma vie s'est arrêtée, éditions Tallandier.
  2. Thomas Deltombe, L'Islam imaginaire, éditions La Découverte, p. 275.
  3. [1], Antoine Sfeir, propagandiste intéressé du régime tunisien, Blog d'Alain Gresh "Nouvelles d'Orient", les blogs du Diplo, 23 octobre 2009.
  4. Le Sfeir à repasser de Ben Ali, Laurent Macabies, Bakchich info, 22 janvier 2011.
  5. Le système de propagande sous Ben Ali, p. 135
  6. Mathieu Deslandes, « Auteur d'une apologie de Ben Ali, Antoine Sfeir fait son mea culpa », Rue89, 18 février 2011
  7. La Tunisie, rempart contre la déferlante intégriste dans la région, Antoine Sfeir, Le Figaro, 26 octobre 2009, l. 39 et 43.
  8. http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/07/15/01016-20090715ARTFIG00210-legion-d-honneur-promotion-du-14-juillet-ii-.php

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]