Robert Grossmann

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Robert Grossmann

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Robert Grossmann en octobre 2013.

Naissance 14 octobre 1940
Strasbourg (France)
Nationalité France Française
Profession Homme politique français UMP
Formation
Assureur

Robert Grossmann, né le 14 octobre 1940 à Strasbourg, est un homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Robert Grossmann est diplômé d'une licence en lettres modernes, Faculté de lettres de Strasbourg et d'une maîtrise en droit de la Faculté de droit de Strasbourg. Il exerce ensuite le métier d'assureur et prend sa retraite professionnelle en décembre 2002 pour se consacrer à la présidence de la Communauté urbaine de Strasbourg et à ses fonctions de « maire délégué » aux côtés de Fabienne Keller.

En 1965, Robert Grossmann fonde l'Union des jeunes pour le progrès (UJP), organisation des jeunes gaullistes lors des années 1960-1970. Il est connu pour être le « découvreur » de Michel Barnier, Alain Carignon, Jean-Louis Bourlanges ou encore Nicolas Sarkozy. Annuellement réélu à la présidence de ce mouvement, il se retire en 1972.

« Figure » prometteuse des jeunes gaullistes, sa carrière est principalement régionale.

Élu au conseil municipal de Strasbourg et au conseil général du Bas-Rhin dès 1965, Robert Grossmann est constamment réélu au conseil municipal de Strasbourg, chargé, entre autres, de la culture et du sport. À la tête de la Communauté urbaine de Strasbourg, il est maire délégué de Strasbourg jusqu'en 2008.

Lors des municipales de 2001, Robert Grossmann est le colistier de la chef de file de l’UDF, Fabienne Keller, à Strasbourg, avec laquelle il conclut un accord et propose un nouveau mode de gouvernance : le « tandem ». Victorieux, il prend la présidence de la Communauté urbaine de Strasbourg, tandis que Fabienne Keller est maire de Strasbourg.

En 2002, Robert Grossman perd les élections législatives face à Armand Jung avec 49,79 % des suffrages.

En 2005, il est élu à la présidence de l’Association Nationale des Élus Locaux, organe de formation et de rassemblement des élus locaux proches de l'UMP. Il quitte ces fonctions pour se consacrer exclusivement à la communauté urbaine de Strasbourg. Il devient ensuite président de l'Association des communautés urbaines de France, ACUF, fonction dans laquelle il succède à Gérard Collomb.

Cofondateur avec ses homologues du Pays de Bade de l'Eurodistrict CUS-Ortenau, il en est de 2004 à 2008 le porte parole français en tandem avec Edith Schreiner, maire d'Offenbourg du côté allemand.

En 2008, à la suite du mauvais score du premier tour des municipales à Strasbourg il est écarté par Fabienne Keller, disparaissant des affiches et des tracts officiels. Malgré cette manœuvre, l'échec de Fabienne Keller au second tour est net, puisque la liste de l'équipe sortante ne réussit à mobiliser que 42 % des suffrages. Le canton de la Robertsau dans lequel il avait été réélu sans cesse est le seul canton de la ville de Strasbourg à porter en tête la liste municipale de Fabienne Keller où il figure pourtant de manière très effacée par rapport au premier tour.

Au mois d'avril 2008, il forme avec plusieurs élus le groupe d'opposition municipale « UMP, Nouveau Centre et indépendants » dont il assure la présidence.

Le 18 avril 2008, il cède la présidence de la Communauté urbaine de Strasbourg et de l’Association des communautés urbaines de France à Jacques Bigot.

En janvier 2014 il annonce sa volonté de ne plus briguer de mandat municipal après avoir siègé 49 ans au conseil de Strasbourg, un record historique.

En mars 2014, il se met en congé de l'UMP alors qu'il a été, sans discontinuité, militant des mouvements qui ont succédé à l'UNR depuis 1958 soit durant 56 ans.

Engagement politique[modifier | modifier le code]

Robert Grossmann au conseil municipal de Strasbourg, 2013.
  • Conseil Général du Bas-Rhin :
    • 1967 - 1979 : Conseiller général du Bas-Rhin (Canton Strasbourg-Meinau)
    • 1982 - 2001 : Conseiller général du Bas-Rhin (Canton Strasbourg-Robertsau)
    • 1994 - 2001 : Vice-président du Conseil Général du Bas-Rhin
  • Conseil Régional d’Alsace :
    • 1992 - 1998 : Président de la Commission Culture et Sport
    • 1998 - 2004 : Vice-président du Conseil Régional d’Alsace et président de la commission « développement culturel, sport, identité régionale et ouverture européenne »
  • Politique :
    • 1965 - 1972 : Président fondateur de l’Union des jeunes pour le progrès (UJP)
    • 1974 : Secrétaire général adjoint UDR, membre du Comité Central, puis du Conseil National
    • 1998 : Délégué national du RPR, chargé des affaires européennes, membre de la commission exécutive
    • 1999 : Délégué national du RPR, chargé des relations avec les mouvements associés
    • 2000 : Délégué national du RPR, chargé de l’organisation et des relations avec les mouvements associés
    • 2002-2014[1] : Membre de l’UMP

Responsabilités dans le mouvement associatif[modifier | modifier le code]

°1978-2008 président de l'Orchestre d'harmonie de la Robertsau 1880

Décorations[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Comtesse de Pourtalès : une cour française dans l’Alsace impériale 1836 – 1870 – 1914, Éditions La Nuée Bleue, 1995
  • Le choix de Malraux, l’Alsace une seconde patrie, Éditions La Nuée Bleue, 1997
  • Main basse sur ma langue, Éditions La Nuée Bleue, 1999
  • La République minoritaire contre le communautarisme, Éditions Michalon, 2002 (avec François Miclo)
  • L’appel du gaullisme, Éditions du Rocher 2008
  • À mots découverts, Éditions Jérôme Do Bentzinger 2009
  • Culture en Alsace : la panne ?, Le Verger Éditeur, 2011
  • Lettre ouverte aux alsacianophobes et aux quelques crétins de l'intérieur qui pensent que les Alsaciens sont à l'extérieur, Jérôme Do Bentzinger 2012
  • Kaléidoscope; quelques éléments. Culture politique gaullisme Alsace

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]