Canon de 20 mm Oerlikon

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canon de 20 mm Oerlikon
Image illustrative de l'article Canon de 20 mm Oerlikon
Un canon de 20 mm Oerlikon sur un navire de la Royal Navy en 2009
Présentation
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Type Canon automatique
Munitions obus de 20 mm
Fabricant Oerlikon
Période d'utilisation 1939
Durée de service 1940 -
Poids et dimensions
Longueur(s) L70 : 2,21 m
Caractéristiques techniques
Portée maximale L70 : 4 389 m
L85 : 6 800 m
Portée pratique L70 : 914 m
L85 : 1 500 m
Cadence de tir L70 : 450 coups par minute
L85 : 900 coups par minute
Vitesse initiale L70 : 820 m/s
L85 : 1 050 m/s

Le canon de 20 mm Oerlikon est un canon automatique produit par Oerlikon Contraves, basé sur une arme conçue par l'Allemand Reinhold Becker au début de la Première Guerre mondiale. De nombreuses variantes de ce canon sont utilisées pendant la Seconde Guerre mondiale, et certains sont encore en service en 2013.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Durant la Première Guerre mondiale, l'Allemand Reinhold Becker développe un canon de 20 mm, le canon de 20 mm Becker (en) utilisant le blowback API[n 1]. Il utilise des munitions de 20 × 70 mm et possède une cadence de tir de 300 coups par minute. Il est surtout utilisé monté sur des avions et comme canon antiaérien vers la fin de la guerre.

À cause du traité de Versailles, qui bannit la production de telles armes en Allemagne, les brevets et les dessins sont transférés en 1919 à la firme suisse SEMAG (Seebach Maschinenbau Aktien Gesellschaft), basée près de Zurich. SEMAG améliore l'arme et en 1924, elle met en production le SEMAG L, une arme lourde (43 kg) qui tire des munitions plus puissantes (20 × 100 mm) à une cadence légèrement plus élevée de 350 coups par minute.

Cette même année, SEMAG fait faillite. La firme Oerlikon (nommée d'après la banlieue de Zurich où elle est basée) acquiert alors les droits sur l'arme, ainsi que les usines et les employés de SEMAG.

Oerlikon[modifier | modifier le code]

L'Oerlikon 20 mm (en position de tir anti-aérien à 45°) à bord du HMS Hermione en 1942

En 1927, l'Oerlikon S est ajouté à la ligne de production. Il tire des munitions encore plus grosses (20 × 110 mm) et atteint une vitesse à la bouche de 830 m/s (contre 490 m/s pour le canon original de Becker). En contrepartie, la cadence de tir est réduite (280 coups par minute). Le but de cette version est d'améliorer les performances du canon en tant qu'arme antichar et antiaérienne, ce qui requiert une vitesse à la bouche agrandie.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Les canons de 20 mm conçus par Oerlikon furent l'une des armes antiaériennes les plus produites durant la Seconde Guerre mondiale. Les États-Unis en fabriquèrent 124 735 à eux seuls. Lors de son introduction en 1941, ce canon remplaça les mitrailleuses M2 de 12 7 mm et resta la principale arme antiaérienne jusqu'à l'introduction du canon Bofors 40 mm en 1943[1].

Entre décembre 1941 et septembre 1944, 32 % des avions japonais abattus furent attribués à cette arme avec un maximum de 48,3 % dans la seconde moitié de l'année 1942. En 1943, le nouveau système de visée Mark 14 améliora considérablement l'efficacité de ces canons. Cependant, ils se révélèrent peu efficaces contre les attaques kamikazes à la fin de la guerre et furent remplacés par les canons de 40 mm[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le Blowback API est un système de rechargement utilisant le mouvement de la douille renvoyée en arrière par les gaz de l'explosion

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) « United States of America 20 mm/70 (0.79") Marks 2, 3 & 4 », NavWeaps.com,‎ septembre 2007 (consulté le 27 octobre 2013)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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