Oerlikon Contraves

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Oerlikon Contraves est une entreprise suisse spécialisée dans la défense antiaérienne. Elle est notamment connue pour la production de son canon de 20 mm Oerlikon développé en 1914, utilisée durant la première et Seconde Guerre mondiale et qui est toujours en service de nos jours et de son Oerlikon 35 mm conçue dans les années 1950 et toujours d'actualité. Oerlikon Contraves est une filiale de Rheinmetall depuis 1999.

Historique[modifier | modifier le code]

Un jeune Allemand, Emil Georg Bührle, travaillant chez Magdeburg Werkzeugmaschinenfabrik, est envoyé en Suisse au début des années 1920, pour réarmer clandestinement de l'extérieur, l'Allemagne, désarmée par le Traité de Versailles. Il s'installera à Oerlikon et développera le secteur armement de la Werkzeugenmaschinenfabrik Oerlikon (en français : Fabrique Suisse de Machines-Outils Oerlikon), usine créée en 1906. En 1929, il rachète la moitié des parts de l'entreprise puis en 1937, il se l'approprie entièrement. Elle sera transformée en société holding sous la dénomination de Société de gestion de la Fabrique de Machines-Outils Oerlikon qui deviendra en 1964 Oerlikon-Bührle Holding[1].

Avec l'arrivée de E. G. Bührle, le succès de l'entreprise est époustouflant avec des livraisons de canons aussi bien au nationaliste Tchang Kaï-chek, de l'Armée rouge, en Éthiopie à Hailé Sélassié Ier et même Mussolini. En 1940, la surface de l'usine a triplé et le personnel est 10 fois plus nombreux.

Après la guerre de 1939-45, la législation suisse se durcit pour les exportations d'armes et pour la contourner, Emil Georg Bührle fonde une filiale à Milan, Oerlikon-Italiana. En 1956, son fils Dieter lui succède à la tête de l'entreprise[2]. En 1970, l'entreprise rachète certaines usines de la société genevoise Hispano-Suiza[3] Dès la fin des années 1960, le marché de l'armement devenant difficile, Oerlikon-Bührle se restructure pour réduire la part militaire du groupe[4]. Dès 1965, elle détient la majorité du capital de la fabrique d'avions Pilatus à Stans et dès 1977, elle reprend le fabricant de chaussure suisse C. F. Bally[5].

En 1978, elle rachète la fabrique suisse de camion et de bus FBW, société fondée en 1918 par Franz Brozincevic à Winterthur[6]. Dès 1981, le chiffre d'affaires du holding diminue, surtout à cause de la division armement, elle doit réduire ses dividendes et son personnel. En 1984, elle ferme sa filiale, Hispano-Oerlikon[7] et en 1987, elle vend sa filiale allemande Oerlikon-Boehringer.

En 1990, le groupe va réduire et concentrer son secteur militaire. La division Contraves et le secteur Produits militaires sont réunis dans Oerlikon-Contraves et sous la pression des banques, Dieter Bührle, principal actionnaire doit se retirer[8].

Systèmes d'armes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Journal de Genève, le 25 février 1964
  2. L'Hebdo, le 23 septembre 1999
  3. Journal de Genève, 1 octobre 1970
  4. Gazette de Lausanne, le 29 novembre 1973
  5. Journal de Genève, le 25 octobre 1977
  6. Journal de Genève, le 31 mars 1978
  7. Journal de Genève, le 9 novembre 1984
  8. Journal de Genève, le 5 septembre 1990

Voir aussi[modifier | modifier le code]

  • OC Oerlikon

Liens externes[modifier | modifier le code]

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