Hérisson (arme)

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Hérisson pendant la Seconde Guerre mondiale.

Un hérisson (anglais : Hedgehog) est une sorte de mortier utilisé sur les navires et destiné à la lutte anti-sous-marine.

Origine[modifier | modifier le code]

Cette arme a été développée lors de la Seconde Guerre mondiale par le Directorate of Miscellaneous Weapons Development de la Royal Navy. Elle équipait essentiellement les navires d'escorte de convois tels que les destroyers, frégates et corvettes, pour compléter l'habituelle grenade anti sous-marine (« depth charge »).

Description[modifier | modifier le code]

L'arme se composait d'un certain nombre de projectiles de mortiers, 24 charges, 6 sur 4 rangs. Chacun est de 28 kilos dont la moitié de TNT ou Torpex. Les projectiles sont tirés en succession et n'explosent qu'au contact, et non selon une profondeur déterminée à l'avance. Ce qui en faisait une arme très efficace par sa discrétion, le sous-marin ne prenant conscience d'être attaqué qu'au moment où une charge déchire sa coque. C'est à cause de cet ensemble de mortiers que l'arme prend le nom de hérisson.

Mise en œuvre[modifier | modifier le code]

  • Préparation
  • Visée et Tir
Le tir est déclenché par un officier sur la passerelle. Il utilise une formule complexe qui utilise le relèvement ASDIC, le temps de vol des projectiles, le vent, la vitesse de l'escorteur, etc[1]. Les projectiles tombent une trentaine de mètres en avant du navire, formant une sorte de cercle.
  • Rechargement
Le temps de rechargement de l'engin est long; le HMS Tavy arrive à tirer 5 salves en 90 minutes pour couler le U-390 cadence considérée comme une performance[2].

Efficacité[modifier | modifier le code]

Les projectiles du Hérisson forment un cercle encadrant la position de la cible (U-853, qui ne survivra pas à ce tir).

L'intérêt de cette arme est qu'en tirant sur l'avant du navire, elle permet de pallier une insuffisance de l'ASDIC. Celui-ci ayant un faisceau ultrasonore fixe, le contact est perdu quand le navire chasseur est très près de sa cible au-dessus de laquelle il doit passer pour lancer des grenades anti sous-marins[3].

Évolution[modifier | modifier le code]

Le hérisson a été remplacé par le mortier « squid » (« calmar »), plus efficace, qui fut à son tour remplacé par le « limbo ». Les États-Unis ont produit une arme similaire appelé « mousetrap » (« piège à souris ») et l'U.R.S.S. a également fait sa propre version de l'arme.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Lavery, p. 91.
  2. Lavery, p. 92.
  3. Brian Lavery, p. 88-95.

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) John Campbell, Naval weapons of WW2, 1985, Conway Maritime Press, réédité 2007, Naval Institute Press, (ISBN 978-0-87021-459-2).
  • (en) David Owen, Anti-submarine warfare, an illustrated history, 2007, Seaforth Publishing & Naval Institute Presse, Annapolis, (ISBN 978-1-59114-014-6)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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