Pauline Kael

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Pauline Kael

Naissance 19 juin 1919
Petaluma, Californie, États-Unis
Nationalité Américaine
Décès 3 septembre 2001
Great Barrington, Massachusetts, États-Unis
Profession Critique de cinéma

Pauline Kael, née le 19 juin 1919 à Petaluma (Californie) et morte 3 septembre 2001 à Great Barrington (Massachusetts), est une critique de cinéma américaine. Elle travailla notamment pour le magazine The New Yorker.

Biographie[modifier | modifier le code]

Quand elle n'aimait pas un film (et il y en avait beaucoup, ses avis étant souvent opposés à ceux de ses confrères), elle n'hésitait pas à écrire des critiques virulentes dans un style très particulier qui mêlait l'argot à des impressions personnelles, sans aucune analyse « objective ». Elle cherchait avant tout à retranscrire le ressenti, le vécu et l'émotion de la spectatrice emportée et passionnée qu'elle était, en rejetant l'intellectualisation.[réf. nécessaire]

Selon la légende[1], elle fut renvoyée du magazine McCall's suite à une critique cinglante de La Mélodie du bonheur (1965), énorme succès public qu'elle décrivit comme « un mensonge enrobé de sucre que le public semble disposé à avaler » (« sugarcoated lie that people seem to want to eat »)[2]. Le directeur de la publication, Robert Stein, démentit cette affirmation indiquant qu'elle avait été en fait remerciée quelques mois plus tard, ayant entrepris de descendre systématiquement tous les films commerciaux tels que Lawrence d'Arabie, Le Docteur Jivago, Le Prêteur sur gages et A Hard Day's Night[3].

Pauline Kael détestait également tous les films de Stanley Kubrick[4] et plus particulièrement Orange mécanique et 2001, l'Odyssée de l'espace.

Atteinte du syndrome de Parkinson, elle se retire de la vie littéraire en 1991 et meurt en 2001.

Anecdote[modifier | modifier le code]

Le réalisateur Quentin Tarantino a avoué lors du Festival de Cannes 2008 que Pauline Kael avait été sa « professeur de cinéma » alors qu'il n'était qu'un adolescent[5].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Ken Tucker, « A gift for effrontery », Salon.com,‎ 9 février 1999 (consulté le 6 février 2007)
  2. (en) Pauline Kael, Kiss Kiss Bang Bang, Toronto, Bantam,‎ 1968 (ISBN 0-316-48163-7), p. 214-155.
  3. « The Sound of Music: Kael's Fate », The New York Times,‎ 2000-09-03 (consulté le 18 avril 2007)
  4. (en) Pauline Kael, « Stanley Strangelove », The New Yorker, janvier 1972.
  5. (en) Richard Corliss, « Books: That Wild Old Woman », Time, 7 novembre 1994.

Liens externes[modifier | modifier le code]