Avre (rivière de Normandie)

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l'Avre
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L'Avre à Muzy
Images externes
selon le SIVA
L'Avre - bassin et réseau hydrographique
Caractéristiques
Longueur 80,4 km [1]
Bassin 974 km2 [1]
Bassin collecteur la Seine
Débit moyen 3,6 m3/s (Saint-Georges-Motel)
Organisme gestionnaire SIVA de l'Avre[2]
Régime pluvial océanique
Cours
Source Forêt domaniale du Perche
· Localisation Bubertré
· Altitude 276 m
· Coordonnées 48° 36′ 01″ N 0° 35′ 43″ E / 48.6002, 0.5952 (Source - l'Avre)  
Confluence l'Eure
· Localisation Montreuil (Eure-et-Loir)
· Altitude 74 m
· Coordonnées 48° 46′ 53″ N 1° 22′ 30″ E / 48.7814, 1.375 (Confluence - l'Avre)  
Géographie
Principaux affluents
· Rive gauche Coudanne
· Rive droite Buternay, Meuvette, Pluche
Pays traversés Drapeau de la France France
Départements Eure, Eure-et-Loir, Orne
Arrondissements Mortagne-au-Perche, Évreux, Dreux
Cantons Tourouvre, L'Aigle-Est, Verneuil-sur-Avre, la Ferté-Vidame, Brezolles, Nonancourt, Dreux-Ouest
Régions traversées Basse-Normandie, Haute-Normandie, Centre
Principales villes Verneuil-sur-Avre, Dreux

Sources : SANDRE, Géoportail, Banque Hydro, SIVA de l'Avre[2]

L'Avre est une rivière française de la région Normandie et du Centre et un affluent de l'Eure, donc sous-affluent de la Seine.

Géographie[modifier | modifier le code]

L'Avre a une longueur de 80 km[1]. Elle prend sa source à 276 mètres d'altitude, dans la Forêt domaniale du Perche[3]. Elle conflue sur la commune de Montreuil, à 74 mètres d'altitude, près du lieu-dit le Moulin à Papier[3].

Elle arrose notamment Verneuil-sur-Avre. Elle a constitué la frontière du duché de Normandie, avec des forteresses en plusieurs endroits, notamment à Verneuil, Tillières-sur-Avre et Nonancourt.

Son bassin versant (917 km2) fait l'objet d'un schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) en cours d'élaboration sur quatre-vingt-dix-sept (97) communes réparties dans trois départements, Eure, Eure-et-Loir et Orne.

C'est dans son bassin que sont captées des sources dont les eaux sont acheminées par l'aqueduc de l'Avre pour les besoins en eau potable de Paris.

Communes traversées[modifier | modifier le code]

Dans les trois départements de l'Eure (27) l'Eure-et-Loir (28) et l'Orne (61), l'Avre traverse trente-deux communes[1] :

Soit en termes de cantons, l'Avre prend source dans le canton de Tourouvre, traverse les canton de L'Aigle-Est, canton de Verneuil-sur-Avre, canton de la Ferté-Vidame, Canton de Brezolles, canton de Nonancourt, conflue dans le canton de Dreux-Ouest, le tout dans les arrondissement de Mortagne-au-Perche, arrondissement d'Évreux, arrondissement de Dreux.

Topnymes[modifier | modifier le code]

L'Avre a donné son hydronyme aux dix communes suivantes : Armentières-sur-Avre, Breux-sur-Avre, Dampierre-sur-Avre, Montigny-sur-Avre, Saint-Christophe-sur-Avre, Saint-Germain-sur-Avre, Saint-Rémy-sur-Avre, Saint-Victor-sur-Avre, Tillières-sur-Avre, Verneuil-sur-Avre

Bassin versant[modifier | modifier le code]

Les bassins versant voisins sont celui de l'Iton au nord, de l'Huisne au sud-ouest, de l'Eure au sud et à l'est. L'Avre traverse sept (7) zones hydrographiques : « 'Le ruisseau du Buternay de sa source au confluent de l'Avre (exclu)' (H422), 'La Meuvette de sa source au confluent de l'Avre (exclu)' (H424), 'L'Avre de sa source au confluent du ruisseau du Buternay (exclu)' (H421), 'L'Avre du confluent du ruisseau du Buternay (exclu) au confluent de la Meuvette' (H423), 'L'Avre du confluent de la Meuvette (exclu) au confluent de l'Eure (exclu)' (H425), 'L'Eure du confluent de l'Avre (exclu) au confluent de la Vesgre (exclu)' (H426), 'L'Eure du confluent de la Blaise (exclu) au confluent de l'Avre (exclu)' (H420) »[1]. Ce bassin versant est constitué à 74,29 % de territoires agricoles, à 22,17 % de forêts et milieux semi-naturels, à 3,35 % de territoires artificialisés, à 0,15 % de surfaces en eau[1].

Le Bassin versant de 970 km2 compte environ 47 000 habitants[4]

Organisme gestionnaire[modifier | modifier le code]

L'organisme gestionnaire est le SIVA ou syndicat intercommunal de la Vallée d'Avre, crée en 1967 avec vingt-quatre (24) communes et désormais avec trente-trois (33) communes, dont Dreux et dont le siège est à Nonancourt[2]. Ce syndicat a émis le souhait en octobre 2007 d'évoluer vers un EPTB ou Établissement Public Territorial de Bassin. Un SAGE ou schéma d'aménagement et de gestion des eaux est en cours depuis 2005 et mis en œuvre[5].

Affluents[modifier | modifier le code]

L'Avre a vingt-cinq tronçons affluents référencés[1] mais avec de nombreux bras dont les suivants :

  • le ruisseau de la Neigerie, (rg), 2,9 km sur les quatre communes de Soligny-la-Trappe, Les Aspres, Bresolettes, Randonnai.
  • Rivière de Saint-Maurice, (rd), 10,4 km sur cinq communes qui conflue entre Saint-Chritophe-sur-Avre et Armentières-sur-Avre, avec deux affluents
  • ruisseau de la Gohière, (rd), 11 km sur cinq communes avec deux affluents[6]
  • le ruisseau du Buternay, (rd), 24,1 km sur neuf communes qui conflue sur la commune de Rueil-la-Gadelière, avec cinq tronçons affluents.
  • la Meuvette, (rd), 32,8 km sur douze communes qui conflue à Dampierre-sur-Avre, avec sept tronçons affluents.
  • la Pluche, (rd), 12,5 km sur trois communes qui conflue à Saint-Rémy-sur-Avre avec deux affluents[7],
  • le Ruet, (rg), 17,6 km sur cinq communes sans affluent[8]
  • le ruisseau Saint-Maurice, 6,9 km sur les deux communes de Muzy et Saint-Georges-Motel, qui est en fait un bras et un défluent de l'Avre.
  • la Coudanne, (rg), 22,4 km sur huit communes qui conflue à Saint-Georges-Motel avec un affluent :
    • le Fossé Rouge de 6,9 km sur deux communes sans affluent référencé

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le nom « Avre », abra en latin - d'origine gauloise - signifie « cours d'eau », « rivière ». Charles le Chauve, dans un diplôme de l'année 842 et Guillaume de Jumièges au XIe siècle le nomment fluvius Arvae. Benoît Le Trouvère dans sa chronique sur les ducs de Normandie lui donne le même nom, « Avre » en français. On trouve encore en 1203 et en 1209 Ervia et enfin Avre en 1505.

Sur certaines cartes anciennes, on peut lire Aure Page d'aide sur l'homonymie car les graphies v et u ont longtemps été similaires.

Hydrologie[modifier | modifier le code]

L'Avre à Muzy[modifier | modifier le code]

Le débit de l'Avre a été observé sur une période de 44 ans (1971-2014), à Muzy, localité du département de l'Eure située tout près de son confluent avec l'Eure [9]. Le bassin versant de la rivière y est de 880 km2 sur un total de 914, et à 81 m d'altitude. Les chiffres suivants portent donc sur plus de 96 % du bassin versant total.

Le module de la rivière est de 3,46 m3/s.

L'Avre présente des fluctuations saisonnières peu marquées. Les hautes eaux se situent en hiver, et portent le débit mensuel moyen à un niveau de 4,35 à 5,45 m3/s, de janvier à avril inclus (avec un maximum en février), et les basses eaux en été, de juillet à septembre, avec une baisse du débit moyen mensuel jusqu'à 1,99 m3 au mois d'août, ce qui reste confortable. Mais ces moyennes mensuelles cachent des variations bien plus importantes sur de courtes périodes.

Débit moyen mensuel (en m3/s)
Station hydrologique : H9222010 - L'Avre à Muzy pour un bassin versant de 880 km2 à 81 m d'altitude[9]
(08/06/2014 - données calculées sur 44 ans de 1971 à 2014)

Source : Banque Hydro - Ministère de l'écologie et du développement durable

Étiage ou basses eaux[modifier | modifier le code]

En période d'étiage, le VCN3 ou débit minimal du cours d'eau enregistré pendant trois jours consécutifs sur un mois, peut chuter jusque 1,1 m3, en cas de période quinquennale sèche.

Crues[modifier | modifier le code]

L'Avre, comme l'Eure, peut avoir des crues assez marquées. Le QIX 2 et le QIX 5 valent respectivement 15 et 20 mm3/s. Le QIX 10 est de 23 m3/s. Quant au QIX 20 et QIX 50, ils valent respectivement 27 et 31 mm3/s.

Le débit instantané maximal enregistré a été de 31,1 m3/s le 23 mars 2001, tandis que la valeur journalière maximale était de 30,3 m3/s à la même date. En comparant le premier de ces chiffres avec l'échelle des QIX de la rivière, il ressort que cette crue était d'ordre cinquantennal, destinée à ne se répéter que tous les 50 ans en moyenne.

Lame d'eau et débit spécifique[modifier | modifier le code]

La lame d'eau écoulée dans le bassin de l'Avre est de 124 millimètres annuellement, ce qui est très peu, très inférieur à la moyenne d'ensemble de la France ainsi qu'à la moyenne de la totalité du bassin versant de la Seine (240 mm). Le débit spécifique (ou Qsp) atteint 3,9 litres par seconde et par kilomètre carré de bassin.

Écologie[modifier | modifier le code]

Faune et flore[modifier | modifier le code]

L'Avre est classée en première catégorie sur l'ensemble de son parcours, les salmonidés dominant. Bien que de nombreuses berges soient privées, quelques kilomètres sont offerts aux pêcheurs à proximité de Dreux et de Saint-Rémy-sur-Avre.

Les résultats d'une pêche électrique réalisée en 2005 par l'association de pêche sportive de Dreux, les pêcheurs drouais, sont plus qu'encourageants. En effet, les espèces de poissons présentes sont au nombre de douze, dont notamment la présence significative de lamproie de Planer, qui est une espèce d'intérêt communautaire et l'évolution croissante du nombre de truites fario.

On peut noter aussi la présence de nombreuses renoncules aquatiques, signe d'une bonne qualité de l'eau.

AAPPMA[modifier | modifier le code]

L'Avre est couverte dans l'Eure par trois AAPPMA sise à Chennebrun à Verneuil-sur-Avre, dite l'Hameçon Chennebrunnois, à Tillières-sur-Avre, dite la Truite Tillèroise, à Nonancourt, dite la truite Avraise, dans l'Eure-et-Loir par trois AAPPMA sise à Dreux dite les Pêcheurs drouais[10], à Saint-Rémy-sur-Avre, et à Brezolles pour la Meuvette principal affluent droit de l'Avre[11]. L'Avre est un cours de première catégorie, dans laquelle on trouve peu de truite fario, mais « avant tout des cyprins d'eau vive (chevesne, vandoise, vairons) et des carnassiers comme la perche et le brochet »[12]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Les coordonnées de cet article :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g Sandre, « Fiche cours d'eau - L'Avre (H42-0400) » (consulté le 29 août 2013)
  2. a, b et c « Le SIVA et le SAGE », sur www.avre.fr (consulté le 14 juin 2014)
  3. a et b Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le 5 mai 2010)
  4. « SAGE de l'Avre : PAGD é Réglement », sur www.avre.fr/ (consulté le 15 juin 2014)
  5. « SAGE Avre », sur www.gesteau.eaufrance.fr (consulté le 14 juin 2014)
  6. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau de la Gohière (H4213000) » (consulté le 15 juin 2014)
  7. Sandre, « Fiche cours d'eau - La Pluche (H4254000) » (consulté le 13 juin 2014)
  8. Sandre, « Fiche cours d'eau - Le Ruet (H4255000) » (consulté le 15 juin 2014)
  9. a et b Banque Hydro - MEDDE, « Synthèse de la Banque Hydro - L'Avre à Muzy (H9222010) » (consulté le 29 août 2013)
  10. « AAPPMA DREUX - Les Pêcheurs Drouais », sur www.federationpeche.fr/28 (consulté le 14 juin 2014)
  11. « Carte halieutique du département d'Eure-Loir », sur www.federationpeche.fr (consulté le 14 juin 2014)
  12. « L'Avre », sur www.eure-peche.com (consulté le 14 juin 2014)