Iton

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49° 10′ 29″ N 1° 11′ 11″ E / 49.17472, 1.18639 () {{#coordinates:}} : impossible d’avoir plus d’une balise primaire par page

l'Iton
L'Iton au pied de la cathédrale d'Évreux.
L'Iton au pied de la cathédrale d'Évreux.
Caractéristiques
Longueur 132 km
Bassin 1 300 km2
Bassin collecteur la Seine
Débit moyen 4,7 m3/s (Acquigny)
Régime pluvial océanique
Cours
Se jette dans l'Eure
Géographie
Pays traversés France

L'Iton est une rivière française, dernier affluent de la rive gauche de l'Eure, d'une longueur de 132 kilomètres, et donc un sous-affluent de la Seine. Elle arrose notamment la ville d'Évreux.

Cours de l'Iton[modifier | modifier le code]

L'Iton naît dans le Perche aux environs de Moulins-la-Marche (département de l'Orne). Dans son cours supérieur, il présente la particularité d'être un cours d'eau à éclipses : il a d'abord été écartelé, par décision royale, en bras forcés (bras de Verneuil détourné vers l'Avre en 1132), avant de disparaître de la surface - absorbé par des gouffres de craie pendant une dizaine de kilomètres (cette partie est appelée le Sec-Iton). Ce phénomène se produit aussi avec la Risle, à quelque distance de là.

Après ces épisodes, la rivière traverse les plateaux crétacés séparant la campagne de Saint-André du pays d'Ouche et de la campagne du Neubourg, sans recevoir de tributaire, ce qui explique son faible débit (3,8 m3/s à Évreux). Il dessine quelques vastes courbes aux environs de Damville et Évreux avant de confluer avec l'Eure à Acquigny, au sud de Louviers.

Son bassin versant (1 300 km2) fait l'objet d'un schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) en cours d'élaboration sur 134 communes réparties dans deux départements, Eure et Orne.

Hydrologie[modifier | modifier le code]

L'Iton est un cours d'eau fort régulier. Son débit a été observé durant 42 ans de 1967 à 2008, à Normanville, un peu en aval d'Évreux, à une trentaine de kilomètres de son confluent avec l'Eure. Il atteint 3,78 m3/s, pour un bassin versant de 1 031 km2.

La rivière, alimentée par des précipitations faibles mais régulières, présente des fluctuations saisonnières de débit peu importantes. On distingue cependant une période de hautes eaux de janvier à mars inclus avec un maximum en février et qui s'accompagne de moyennes mensuelles allant de 4,73 à 4,90 m3/s. Les basses eaux d'été-automne ont lieu de juillet à octobre inclus et se manifestent par une baisse du débit moyen mensuel allant jusqu'à 2,92 m3/s au mois d'août, ce qui reste malgré tout assez abondant[1].

Débit moyen mensuel (en m3/s)
Station hydrologique : Normanville
(données calculées sur 42 ans)

Aux étiages, le VCN3 peut baisser à 1,7 m3 en cas de quinquennale sèche, ce qui loin d'être sévère, reste au contraire élevé.

Vue de l'Iton à Évreux

D'autre part, les crues sont fort peu importantes. Ainsi les QIX 2 et QIX 5 valent respectivement 8 et 9,9 m3/s. Le QIX 10 est de 11 m3/s, le QIX 20 de 12 m3 et le QIX 50 de 14 m3.

Le débit instantané maximal enregistré à la station hydrométrique de Normanville a été de 17,9 m3/s le 27 mars 2001, tandis que le débit journalier maximal était de 17,1 m3/s le même jour, niveau de crue qui n'arrive qu'une fois par siècle...

L'Iton n'est pas une rivière abondante. La lame d'eau écoulée dans son bassin est de 117 millimètres annuellement, ce qui est largement inférieur à la moyenne du bassin versant de la Seine (240 mm). Le débit spécifique (ou Qsp) de la rivière est de 3,7 litres par seconde et par kilomètre carré de bassin, soit nettement moins que celui de l'ensemble du bassin séquanais (7 ℓ/s/km²).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Banque Hydro - Station H9402030 - L'Iton à Normanville (ne pas cocher la case "Station en service")

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]