Œuf (rivière)
| Œuf | |
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Le château de Chamerolles à Chilleurs-aux-Bois situé sur le cours de l'Œuf. |
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| Caractéristiques | |
| Longueur | ? |
| Bassin | 235 km2 |
| Bassin collecteur | la Seine |
| Débit moyen | 0 53 m3⋅s-1 (Bondaroy) |
| Cours | |
| Confluence | l' Essonne |
| Géographie | |
| Pays traversés | |
L'Œuf est une rivière française prenant sa source en forêt d'Orléans dont elle draine les sables. Après sa confluence avec la Rimarde, elle change de nom pour devenir l'Essonne, affluent de la Seine.
Sommaire |
[modifier] Étymologie
Le nom de la rivière viendrait de la déesse gallo-romaine Acionna, qui a également donné Essonne et ruisseau des Esses. Selon certains auteurs, le nom Essonne originel aurait dérivé en Oeuf suite à l'abréviation Eff (pour ESSonne) portée sur les cartes anciennes, le s étant noté f au Moyen Âge.
Il faut également noter que le ruisseau des Esses, qui s'écoule vers la Loire, prend sa source à proximité de celle de l'Oeuf.
[modifier] Communes traversées
- Chilleurs-aux-Bois
- Santeau
- Mareau-aux-Bois
- Escrennes
- Pithiviers-le-Vieil
- Pithiviers
- Bondaroy
- Dadonville
- Estouy
- La Neuville-sur-Essonne
[modifier] Affluents
- La Varenne qui arrive de Courcy-aux-Loges et conflue à Mareau-aux-Bois
- Le Laye qui arrive de Neuville-aux-Bois et conflue à Escrennes
[modifier] Hydrologie
L'Œuf est une rivière fort régulière. Son débit a été observé durant 39 ans (1970-2008), à Bondaroy, localité du département du Loiret située juste en aval de Pithiviers, et à peu de distance de son confluent avec l'Essonne [1]. La surface ainsi étudiée est de 235 km2, soit la quasi totalité du bassin versant du cours d'eau.
Le module de la rivière à Bondaroy est de 0,53 m3⋅par seconde.
L'Œuf présente des fluctuations saisonnières de débit fort peu marquées, comme bien des cours d'eau de la Beauce (son bassin se situe à l'extrémité est de la Beauce). Les hautes eaux se déroulent au printemps et se caractérisent par des débits mensuels moyens allant de 0,628 à 0,741 m3 par seconde, de février à mai inclus (avec un maximum très léger en mars). À partir du mois de mai, le débit diminue doucement jusqu'aux basses eaux d'été qui ont lieu d'août à octobre, entraînant une baisse du débit mensuel moyen jusqu'au plancher de 0,363 m3 au mois d'août, ce qui reste très confortable.
Débit moyen mensuel de l'Œuf (en litres/seconde) mesuré à la station hydrologique de Bondaroy
Données calculées sur 21 ans

Aux étiages, le VCN3 peut chuter jusque 0,042 m3⋅par seconde en cas de période quinquennale sèche (42 litres), ce qui est encore assez consistant.
Les crues ne sont pas très importantes. Les QIX 2 et QIX 5 valent respectivement 2,9 et 4,4 m3 par seconde. Le QIX 10 est de 5,3 m3 par seconde, le QIX 20 de 6,3 m3, tandis que le QIX 50 se monte à 7,5 m3 par seconde.
Le débit instantané maximal enregistré à Bondaroy a été de 12,6 m3 par seconde le 10 avril 1983, tandis que la valeur journalière maximale était de 11,7 m3 par seconde le même jour. Si l'on compare la première de ces valeurs à l'échelle des QIX de la rivière, l'on constate que cette crue était largement supérieure à la crue prévue par le QIX 50, et donc tout à fait exceptionnelle.
L'Œuf est une rivière fort peu abondante. La lame d'eau écoulée dans son bassin versant est de 71 millimètres annuellement, ce qui constitue moins du quart de la moyenne d'ensemble de la France (320 millimètres). C'est largement inférieur à la moyenne du bassin de la Seine (plus ou moins 240 millimètres) et de l'Essonne (142 millimètres). Le débit spécifique (ou Qsp) atteint 2,3 litres par seconde et par kilomètre carré de bassin.
[modifier] Sites touristiques
- Le château de Chamerolles à Chilleurs-aux-Bois.
- La ville de Pithiviers.