Élections législatives françaises de 1945

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Élections législatives françaises de 1945
Image illustrative de l'article Élections législatives françaises de 1945
Représentation de l'assemblée
Majorité sortante Aucune (gouvernement d'unité nationale sans parlement élu)
Gouvernement sortant De Gaulle I
Législature élue Ire Assemblée constituante de la IVe République
Majorité élue Tripartisme (MRP, PCF, SFIO)
Gouvernement désigné De Gaulle II
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Les élections législatives se déroulent le 21 octobre 1945 et ont pour but l'élection d'une Assemblée constituante.

Sommaire

Contexte [modifier]

C'est la première élection nationale depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Le projet soumis au référendum du 21 octobre 1945 prévoit une Assemblée constituante élue pour une durée limitée de sept mois. Les Français répondent favorablement aux deux questions posées par le dit référendum (« faut-il une nouvelle constitution ? » — 96 % de « oui » — et « faut-il limiter les pouvoirs de l'Assemblée constituante élue simultanément ? »).

Les femmes et les militaires ont le droit de vote.

Résultats [modifier]

C'est une victoire historique pour la gauche marxiste (PCF et SFIO), et même pour la gauche dans son ensemble. Le Parti communiste, qui avait déjà effectué une percée lors des élections de 1936, devient le premier parti, alors que le Mouvement républicain populaire (MRP), parti démocrate-chrétien issu de la Résistance situé au centre-gauche de l'échiquier politique, fait son entrée au Parlement. L'UDSR est également un parti issu de la Résistance, mais elle n'obtient guère plus que des résultats modestes. Le Parti radical-socialiste, qui était pourtant la première force politique française de l'entre-deux-guerres, doit se contenter de résultats catastrophiques, et la droite, discréditée car étant associée par l'opinion à la collaboration menée par Laval pendant la guerre, et particulièrement divisée, perd les deux tiers de son électorat.

Il y a 5,6 % de femmes députées[1].

Chiffres [modifier]

  • Participation électorale :
Participation Nombre de personnes  % des inscrits +/-
Inscrits 24 622 862 100 % -
Votants 19 657 603 79,8 % -
Abstentions 4 965 259 20,1 % -
Suffrages exprimés 19 152 716 77,8 % -
  • Résultats :
Partis Sièges +/-  % des sièges suffrages exprimés  % des votes
PCF et apparentés 159 +87 en augmentation 27,1 % 5 024 174 26,2 %
MRP 150 +150 en augmentation 25,6 % 4 580 222 23,9 %
SFIO 146 -1 en stagnation 24,9 % 4 491 152 23,4 %
Modérés (droite) 53 -169 en diminution 9,1 % 3 001 063 15,6 %
Radicaux & UDSR 71 -42 en diminution 12,1 % 2 018 665 10,5 %
Divers 7 +7 en augmentation 1,2 % 37 440 0,7 %
Groupes parlementaires Membres
PCF & apparentés (Groupe des républicains et résistants) 159
MRP 150
Socialistes & apparentés (groupe musulman algérien) 146
UDSR & apparentés (dont Groupe paysan) 42
Unité républicaine & apparentés 39
Radical et Radical-socialiste & apparentés 29
Républicains indépendants 14
Non-inscrits 7
Total 586

Conséquences [modifier]

Les trois principaux partis, PCF, SFIO et MRP, forment la nouvelle majorité parlementaire chargée de rédiger la nouvelle constitution dans le cadre du tripartisme. Mais ils tentent en vain de s'entendre sur les institutions : si les communistes et les socialistes sont favorables à l'instauration d'un régime parlementaire monocaméral, le MRP exige qu'une seconde assemblée et un président de la République disposant de réels pouvoirs soient inclus dans le projet constitutionnel. Le projet des seuls PCF et SFIO est rejeté par référendum le 5 mai 1946, avec le non soutenu par le MRP et le général De Gaulle, et obtenant 53 % des voix. L'Assemblée est dissoute.

Notes et références [modifier]

  1. Magazine Le Monde 2 des 18-19 avril 2004, page 89.