Henri Perruchot

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Henri Perruchot
Naissance
Montceau-les-Mines
Décès (à 50 ans)
Paris
Nationalité Française Drapeau de la France France
Profession

Henri Perruchot est un écrivain français, philosophe, historien de l'art, biographe, éditeur, romancier, membre fondateur des prix littéraires du Morvan, et directeur de revue, né le à Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire) et mort le à Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né dans une famille originaire du Morvan, il passe son enfance et sa jeunesse à Marseille. Il obtient une licence d'anglais à la faculté des lettres d'Aix-en-Provence et devient professeur. Peu enthousiasmé par l'enseignement, il se dirige vers l'écriture et s'établit à Paris.

Il débute par des publications alimentaires (romans, philosophie). Il est éditeur, notamment des Pensées morales de Jean Duvergier de Hauranne (Éditions Henri Perruchot à Paris et F. Sorlot à Clermont). Il va trouver sa voie en se tournant vers la biographie, domaine ou il va bientôt briller dans la série « Art et destin ». Ses ouvrages seront traduits en plusieurs langues et il recevra le grand prix littéraire de la ville de Paris pour l'ensemble de son œuvre en 1963. Il est membre de la Société des gens de lettres.

En 1947, en réaction contre l'existentialisme sartrien, il crée l'épiphanisme, un mouvement humaniste à l'audience confidentielle, une « mystique de l'homme » dans le monde perturbé de l'après-guerre. Michel Ragon, des Cahiers du Peuple, fut l'un des rares intellectuels à suivre Perruchot. Francis de Miomandre y voyait « un sursaut du bon sens contre les abus et le morne ennui des productions existentielles, la fraîche aurore d'un nouveau romantisme »[réf. nécessaire].

Il est l'un des trois principaux cofondateurs de l'Académie du Morvan, société savante fondée à Château-Chinon en 1967[1].

Henri Perruchot est l'un des inspirateurs du prix littéraire du Morvan, qui porte son nom, créé à Liernais en 1960 et décerné tous les deux ans. Celui-ci fut augmenté d'un prix plus scientifique : le prix Marcel-Vigreux.

Une étude approfondie de son existence et de son œuvre fut réalisée par son ami Tristan Maya, qui la publia dans l'article « Art et Destin » dans le Morvandiau de Paris de septembre 1997 à janvier 1998[2].

Il est le créateur de la revue Jardin des Arts, aujourd'hui disparue.

Henri Perruchot est inhumé à Blanot (Côte-d'Or).

Publications[modifier | modifier le code]

  • Port-Royal, 1947.
  • La Vie de Gauguin, Le Sillage, 1948.
  • Gauguin, sa vie ardente et misérable, Éd. Le Sillage, 1948.
  • Les Grotesques, 1948.
  • Sous la lumière noire - Nouvelles inédites, lithographies d'Yvette Alde, Éditions les 13 épis, 1948.
  • Introduction à l'épiphanisme, Éd. Le Sillage, 1949.
  • Nous voulons sauver l'homme, Paris, Éd. Le Cercle du Livre, 1949.
  • « Pour une introduction à l'épiphanisme », avant-propos de Michel Ragon, Synthèses, no 11, 3e année, 1949.
  • « Penser l'épiphanisme », Revue Palladienne, no 6, février 1949.
  • « Le miracle grec », Revue Palladienne, no 8, juin 1949.
  • « L'épiphanisme ou construire une nouvelle civilisation », Revue Palladienne, n°10, novembre-décembre 1949.
  • « Qu'est-ce que l'épiphanisme ? », Défense de l'homme, n°34, 4e année, juillet 1951.
  • La vie de Van Gogh, 1955.
  • La haine des masques, 1955.
  • La vie de Cézanne, Éd. Hachette, 1956.
  • « Rembrandt », Jardin des Arts, no 21, juillet 1956.
  • La vie de Douanier Rousseau, 1957.
  • « L'amité de Gauguin et de Van Gogh », Jardin des Arts, no 31, mai 1957.
  • La vie de Toulouse Lautrec, Éd. Hachette, 1958.
  • La France et sa jeunesse, 1958.
  • Le Corbusier, 1958.
  • Gauguin à Tahiti, Éd. Fernand Hazan, 1958.
  • La vie d'Édouard Manet, Éd. Hachette, 1959.
  • La vie de Montherlant, Éd. Gallimard, collection « La Bibliothèque Idéale », 1959.
  • Montefeltro Duc d'Urbin, Éd. La Table Ronde, collection « Meneurs d'hommes », 1960.
  • « Les archives de Gauguin du fonds Monfreid », Jardin des Arts, no 83, octobre 1961.
  • La vie de Gauguin, Éd. Hachette, 1961.
  • Dix grands peintres, Éd. Gauthier Languereau, 1961.
  • « Les peintres de la forêt de Fontainebleau », Jardin des Arts, no 89, avril 1962.
  • « Les origines de l'abstraction », Jardin des Arts, no 90, mai 1962.
  • L'Art moderne à travers le monde, Éd. Hachette, 1963.
  • article[Lequel ?][réf. insuffisante], Jardin des Arts, no 101, avril 1963.
  • La vie de Renoir, 1964.
  • La peinture, notes et maximes, Éd. Hachette, 1965.
  • article[Lequel ?][réf. insuffisante], Jardin des Arts, no 127, mai 1965.
  • La vie de Seurat, avec la chronologie complète des sept volumes de la série Art et Destin, 1966.
  • « Le Musée de l'Annociade à Saint-Tropez », Jardin des Arts, no 133, décembre 1965.
  • « La Gloire et le Néant », Jardin des Arts, no 139, juin 1966.
  • Les peintres par l'image, 1966.
  • « Le sol tremble », Marginales, no 112, février 1967, p. 11-12.
  • « Cézanne », Jardin des Arts, n°146, janvier 1967.
  • « Vélasquez », Jardin des Arts, n°157, décembre 1967.
  • « Modigliani », Jardin des Arts, n°159, février 1968.
  • « Un génie de la peinture : Francisco Goya », Jardin des Arts, no 166, septembre 1968.

Hommage[modifier | modifier le code]

  • Les Amis de la plaine lui rendent un hommage à travers une exposition Rétrospective Henri Perruchot à la mairie de Blanot (Côte-d'Or) du 11 au 15 août 2017.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • José Vial, Tristan Maya, Julien Vandiest, Henri Perruchot : L'Œuvre et l'homme, Éd. Les Débats, 1963, 42 p.

Liens externes[modifier | modifier le code]