Jean Monneret (peintre)

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Jean Monneret
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Grand prix des beaux-arts de la ville de Paris (d) ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Jean Monneret, né le à Chalon-sur-Saône, est un peintre et sculpteur français de l'École de Paris de l'après-guerre.

Biographie et œuvre[modifier | modifier le code]

De 1944 à 1949, Jean Monneret est l'élève de Jean Dupas à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, après s'y être préparé à l'école des beaux-arts de Lille. Parallèlement, il passe avec succès le concours d'enseignement en arts plastiques des lycées.

Comme maître, aussi bien en tant que directeur du cours Montmartre (1960-1975), que lorsqu'il devient professeur d'arts plastiques et d'histoire de l'art à l'École nationale supérieure des arts appliqués et des métiers d'art à Paris (1974-1988), il maintient l'étude du dessin.

Sa peinture, figurative, avec un graphisme aux contours noirs expressifs, s'inscrit dans le sillage de Bernard Buffet. Présent dans la plupart des Salons de peinture, et représentatif de l'esprit de liberté des peintres, il est régulièrement élu président du Salon des indépendants entre 1977 à 2001. Il est président fondateur de la fédération des Salons historiques du Grand Palais.

En 1997, Le Salon des Indépendants, qui se tient à l'espace Eiffel-Branly, offre une rétrospective du peintre Jean Monneret, quelque soixante œuvres, de 1943 à 1997[1].

Une exposition d'André Liatard, au Musée Faure en septembre 2014 accueille Jean Monneret[2].

Parmi ses amis peintres, on peut citer notamment Jean Carzou, Jean-Pierre Alaux, Pierre-Henry, Michel Henry, Jean Joyet, Geoffroy Dauvergne, Maurice Boitel et Molli Chwat.

Un artiste aux convictions dissidentes[modifier | modifier le code]

Au cours de sa carrière de peintre et, surtout, à partir de l'arrivée d'André Malraux aux commandes d'un ministère de la Culture, Jean Monneret ne cessera de défendre la liberté d'expression en matière d'arts plastiques contre toute forme de dirigisme institutionnel. En 1999, dans le catalogue raisonné du Salon des indépendants, il publie un violent manifeste contre l'« art d'État » qualifié, selon lui, d'« art contemporain » par des fonctionnaires qui dépenseraient l'argent public pour imposer cet art à la population, alors que celle-ci le rejette.

Le 1er mars 2008, il prononce un discours sur l'art d'aujourd'hui, à l'occasion de l'inauguration de l'allée Maurice-Boitel, à Audresselles (Pas-de-Calais)[3].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

Ses principales publications de critique d'art sont :

  • Promenade autour de l'art contemporain, éditions SAI, 2001, (ISBN 2907220497)
  • Catalogue raisonné du Salon des Indépendants 1884-2000 : les Indépendants dans l'histoire de l'art, Paris, 2000 (ISBN 2907220454)
  • Salon des indépendants, 2001
  • Le Grand Palais, regard de Jean Monneret, Réunion des musées nationaux, Paris, 2006, (ISBN 2711851915)
  • « Qu'est-ce que l'art contemporain ? », in Catalogue raisonné du Salon des Indépendants, Espace Branly-Eiffel, 1999, (ISBN 290722039X)
  • Le Livre de l'aquarelle, Paris, Dessain et Tolra, 1990, (ISBN 2249278091)

Collections publiques[modifier | modifier le code]

  • Collections de l'État, de la ville de Paris, du musée de Lille, du musée de la Marine, de la SNCF, des Chemins de fer algériens
  • Collections de sociétés multinationales en France, aux États-Unis, en Grande-Bretagne, au Japon, en Allemagne

Expositions[modifier | modifier le code]

Expositions particulières à Paris, Lille, Cannes, Genève, Tokyo, New York, Miami, Houston, Los Angeles.
Expositions de groupes avec la galerie Charpentier à Paris :

  • « Découvrir », 1955
  • « Un siècle de chemin de fer et d'art », 1957
  • « Prix Greenshields », 1958
  • Musée de l'Ermitage, Leningrad
  • Musée Pouchkine, Moscou
  • Maison de l'ORTF, Paris

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]