Jean Monneret (peintre)

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Jean Monneret

Naissance (92 ans)
Formation École nationale supérieure des beaux-arts
Maîtres Jean Dupas

Jean Monneret, né le 27 novembre 1922 à Chalon-sur-Saône, est l'un des peintres les plus connus de l'École de Paris de l'après-guerre.
Il est président fondateur de la Fédération des Salons historiques du Grand Palais.

Biographie et œuvre[modifier | modifier le code]

De 1944 à 1949, Jean Monneret est élève à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, dans l'atelier de Jean Dupas après s'y être préparé à l'école des Beaux-Arts de Lille. Parallèlement, il passe avec succès le concours d'enseignement en arts plastiques des lycées.
Comme maître, aussi bien en tant que directeur du cours Montmartre (1960-1975), que lorsqu'il devient professeur d'arts plastiques et d'histoire de l'art à l'École nationale supérieure des arts appliqués à Paris (1974-1988), il maintient l'étude du dessin alors que beaucoup d'enseignants ne sont plus capables de l'enseigner ou renoncent à le faire.

Sa peinture, figurative, avec un graphisme aux contours noirs très expressif, s'inscrit dans un contexte résolument moderne.
Présent dans la plupart des Salons de peinture, et très représentatif de l'esprit de liberté des peintres, il est régulièrement élu président du Salon des indépendants entre 1977 à 2001.

Parmi ses amis peintres, on peut citer notamment Jean Carzou, Jean-Pierre Alaux, Pierre-Henry, Michel Henry, Jean Joyet, Geoffroy Dauvergne, Maurice Boitel et Molli Chwat (Réf.: Corinne Chwat, petite-fille de l'artiste. Voir page sur l'Expressionnisme).

Un artiste aux convictions solides[modifier | modifier le code]

Au cours de sa carrière de peintre et, surtout, à partir de l'arrivée d'André Malraux aux commandes d'un ministère de la Culture, Jean Monneret ne cessera de défendre la liberté d'expression en matière d'arts plastiques contre toute forme de dictat d'État, surtout quand cela est exercé par des fonctionnaires.
En 1999, dans le catalogue raisonné du Salon des Indépendants, il lance un violent manifeste contre l'« art d'État » qualifié, selon lui, d'« art contemporain » par des fonctionnaires qui dépenseraient l'argent public pour imposer cet art à la population, alors que celle-ci le rejette (p. 51).

Le 1er mars 2008, il prononce un discours très marquant sur l'art d'aujourd'hui, à l'occasion de l'inauguration de l'allée Maurice-Boitel, à Audresselles (Pas-de-Calais).

Distinctions[modifier | modifier le code]

Écrits[modifier | modifier le code]

Ses principales publications de critique d'art sont :

  • Promenade autour de l'art contemporain, éditions SAI, 2001 (ISBN 2907220497)
  • Catalogue raisonné du Salon des Indépendants 1884-2000 : les Indépendants dans l'histoire de l'art, Paris, 2000 (ISBN 2907220454)
  • Salon des indépendants, 2001
  • Le Grand Palais, regard de Jean Monneret, Réunion des musées nationaux, Paris, 2006 (ISBN 2711851915)
  • Introduction au Catalogue raisonné du Salon des Indépendants, Espace Branly-Eiffel 1999 (« Qu'est-ce que l'art contemporain ? ») (ISBN 290722039X)
  • Le Livre de l'aquarelle, Paris, Dessain et Tolra, 1990 (ISBN 2249278091)

Présence dans les musées et collections ; expositions[modifier | modifier le code]

Musées et collections[modifier | modifier le code]

  • Collections de l'État, de la ville de Paris, du musée de Lille, du musée de la Marine, de la SNCF, des Chemins de fer algériens
  • Collections de sociétés multinationales en France, aux États-Unis, en Grande-Bretagne, au Japon, en Allemagne
  • Collections privées en France et dans le monde

Expositions[modifier | modifier le code]

Expositions particulières à Paris, Lille, Cannes, Genève, Tokyo, New York, Miami, Houston, Los Angeles.
Expositions de groupes avec la galerie Charpentier :

  • « Découvrir », 1955
  • « Un siècle de chemin de fer et d'art », 1957
  • « Prix Greenshields », 1958
  • Musée de l'Ermitage, Leningrad
  • Musée Pouchkine, Moscou
  • Maison de l'ORTF, Paris

Liens externes[modifier | modifier le code]